Marvel Fanfare #24/1 : 01/86, The Were-Men Of Lord Raven ! par Doug Moench / Mike Ploog / P. Craig Russell, cover de P. Craig Russell
Weirdworld est une série heroic fantasy créée en 1976 par Doug Moench et Mike Ploog. Sa publication a été assez erratique, vu qu'elle n'a jamais eu son propre titre et qu'elle a donc toujours squatté dans des magazines ou des anthologies. Elle apparaît pour la première fois dans une back-story de 9 pages de Marvel Super Action #1, un mag qui n'a duré qu'un numéro et qui cote la peau des fesses parce qu'y figure une des premières apparitions du Punisher. On continue dans Marvel Premiere #38 d'octobre 77, publié en VF par Aredit dans Thor Le Fils d'Odin n°11. Ca se poursuit dans le mag Marvel Super Special #11-13 en 1979, avec John Buscema aux dessins, là aussi publié en VF par Aredit dans
les trois albums Weird World, puis en 81-82 dans le mag Epic Illustrated #9 et #11-13 ( encore publié en VF par Aredit dans Epic n°5-8 ). On en arrive enfin à cet épisode de Marvel Fanfare
Weirdworld est essentiellement peuplé de nains et de monstres. Notre héros s'appelle Tyndall, c'est un elfe atteint d'amnésie, lui et sa compagne Velanna (qu'il a trouvé dans... un oeuf) cherchent à en savoir plus sur eux-mêmes et pourquoi les autres habitants de ce monde les considèrent comme maléfiques. Un bref résumé de leurs aventures est donné sur la première page :
Tyndall et Velanna cherchent l'hospitalité dans un village nain. A la taverne, ils font la connaisance de Mud-Butt, surnommé ainsi parce qu'il se retrouve souvent le cul dans la boue
Les deux elfes l'aident à se défendre d'un client puis sympathisent. Mud-Butt discute et perd la notion du temps, il réalise trop tard que la nuit est tombée et que les Were-Men de Lord Raven ne vont pas tarder à lui tomber dessus, car il a volé quelque chose à Lord Raven...

Entendant ça, les nains présents veulent lui faire la peau mais trop tard : les Were-Men sont là !
Mud-Butt et les deux elfes s'enfuient à cheval, ils réussissent à faire tomber les trois Were-Men dans des sables mouvants !

Mais ils se sont approchés du château de Lord Raven, qui en provoquant un éboulement les empêche de repartir !

A suivre...
Sans être exceptionnelle, l'histoire est assez sympa, bien aidée par les beaux dessins de Mike Ploog. En bonus, deux pin-ups de Pat Broderick et John Buscema.
Marvel Fanfare #24/2 : 01/86, Elegy par Chris Claremont / David Ross / Bob Wiacek, back-cover de David Ross
Cette histoire d'inventaire remplit un vide dans l'histoire de Carol Danvers, Binary à l'époque. Tout commence par un grand classique, une partie de poker à l'Hôtel des Avengers

Thing y est conduit par Nick Fury, ils retrouvent sur place Beast, Wonder Man et le District Attorney Blake Tower. Deux observateurs attendaient que tout le monde soit arrivé pour se manifester : Carol Danvers et Logan.
C'est la première fois que Carol revient voir les Avengers depuis qu'elle les a enguelés (Avengers Annual #10) pour avoir laissé Marcus l'emmener (Avengers #200). Comme elle l'explique à Jarvis, ses blessures ont guéri, et la carrière de super-héroïne lui manquait. Elle tombe bien, il manque un joueur pour la partie de poker, l'un des Vengeurs est en retard.
Carol décide se présenter aux Vengeurs en révélant son identité civile, puisqu'elle n'est plus Ms. Marvel. On assiste aux retrouvailles entre Logan et Nick Fury, d'après Claremont ils ne se sont pas revus depuis une aventure à Vladivostok juste avant que Fury prenne la tête du SHIELD. Deux heures plus tard, Thing fait la gueule parce qu'il se fait plumer par Carol et Logan (il ne reconnaît d'ailleurs pas Wolverine, peut-être ne l'a-t-il encore jamais rencontré).
Tout d'un coup un grand flash de lumière remplit la pièce ! Les non-Avengers s'inquiètent, Fury sort son arme, mais ce n'est que l'Avenger en retard, le tout nouveau membre Captain Marvel. Carol fait une blague d'un goût douteux sur la possibilité que Mar-Vell, le Captain Marvel kree, ait changé de sexe. Tout le monde la regarde bizarrement jusqu'à ce que Fury réalise qu'elle n'est pas au courant que Mar-Vell est mort d'un cancer !
Complètement choquée, Carol se change en Binary et s'enfuit en faisant un gros trou au plafond et dans le toit !

Tout le monde croyait qu'elle avait perdu ses pouvoirs, seul Logan sait que capturée par les Broods avec les X-Men, elle a été soumise à des expériences en tant qu'hybride kree-humaine pour voir si elle ferait une hôte adéquate pour un embryon brood ; ils obtinrent des résultats imprévus, Carol mutant pour devenir Binary.
Plus tard, Binary s'est rendue sur Titan, où Mentor lui a indiqué l'emplacement de la tombe de Captain Marvel, dans la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter. Elle regrette de ne pas avoir été là dans ses derniers moments, parce qu'elle l'avait aimé, et parce que, comme elle est une synthèse des meilleurs éléments génétiques humains et krees, elle possédait peut-être en elle les moyens de le sauver.
Encore plus tard, sur Terre, Logan retrouve Carol dans un coin perdu, comme il lui dit il la connaît et il savait où chercher. Elle lui fait alors un aveu douloureux et déchirant : son amitié ne signifie plus rien pour elle, car si elle se souvient bien de leurs aventures passées, des gens qu'elle a connus, elle ne ressent plus rien depuis que Rogue lui a volé ses pouvoirs, son identité, son âme… Xavier lui a rendu la mémoire, mais elle ne sait toujours pas qui elle est, c'est comme si elle était déjà morte, et qu'elle ne s'en était pas encore rendu compte. Mar-Vell a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase : sur sa tombe elle s'est souvenue d'eux… mais elle n'a pas pu pleurer. C'est pourquoi elle va accepter la proposition de Corsair de rejoindre les Starjammers. Sa vie en tant que Carol Danvers est dénuée de sens, autant en commencer une nouvelle en tant que Binary.
C'est dans Uncanny X-Men #174 (Spécial Strange n°46) que Binary annonce aux X-Men qu'elle rejoint les Starjammers. Cette décision avait pu paraître étrange et peu justifiée, cet épisode donne des explications valables qui auraient mérité d'être publiées au bon moment. Claremont joue les bonnes cartes, la prestation de David Ross me paraît plus douteuse, en tout cas c'est pas vraiment ma tasse de thé