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  #16  
Vieux 29/12/2007, 09h54
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l'astuce du jour: se faire relire par quelqu'un de beaucoup plus calé que soit

Merci pour vos encouragement
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  #17  
Vieux 30/12/2007, 10h37
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HiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter BuildingHiPs! lave ses slips au Baxter Building
Tu as un univers en construction prometteur. Bien chouettos cette histoire.
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  #18  
Vieux 07/01/2008, 17h01
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Je suis content des retours que vous me faite parvenir.

Merci de prendre les temps de lire ces petites bafouilles

J'avais un peu peur pour celle-ci

La prochaine est difficile, 3 eme fois que je la recommence........
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  #19  
Vieux 29/02/2008, 07h59
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Goldenmask

La transpiration coule le long du visage, glisse le long des rides, s’accroche un instant dans la barbe naissante et finit par tomber. L’homme tente de reprendre son souffle par de longues inspirations. Rien n’à faire. Le Big Ben qu’il a dans sa cage thoracique ne faiblit pas. Sa gorge reste toujours prisonnière d’un étau qui lui donne cette respiration sifflante d’asthmatique. Il relève son masque métallique afin de mieux profiter de l’air frais du petit matin. Sous ses pieds s’étale sa ville : Wondercity.
Goldenmask l’embrasse du regard, elle qui lui a tant donné et tant fait souffrir. Il admire les reflets du soleil levant sur le lac. Sa courbe harmonieuse vers l’est qui épouse les flancs des Monts Rouges. Il remonte du regard La Blanche vers son amont qui se perd dans les sommets brumeux. Wondercity s’éveille doucement, devenant de plus en plus bruyante alors qu’une petite brume s’élève. Cela commence par la ville basse, juste en dessous de lui. Les simples gens qui y vivent sortent de leurs immeubles uniformisés pour rejoindrent leur travail. Les plus chanceux n’étant qu’a peu de distance du barrage hydro électrique, le rejoigne à pieds ou à vélo. Les autres doivent s’engager dans le flot de véhicules qui commence à grossir.
Alors La Rampe se joint au brouhaha ambiant. Elle ajoute les indispensables bruits de moteurs, de vociférations, de coups de klaxons, au désagrément sonore qui continue d’enfler. L’embouteillage habituel de cette heure bien matinale est en place.
Tout en massant ses côtes douloureuses, Goldenmask continue son survol qui le mène vers le lac. Il s’élève un peu en atteignant les abords de la Ville Haute. Il ne souhaite pas être vu par Helen, sa femme, qu’il devine le guettant par les fenêtres du Paladium Building. Il devrait la rejoindre, la serrer dans ses bras, s’abandonner dans la chaleur de son amour, des mots réconfortants qu’elle seule saurait lui dire…Mais il ne peut ni s’y résoudre, ni même accepter qu’il soit devenue ce qu’il abhorre le plus. Un justicier, froid, violent, comme Psychium et sa milice qui font plus de mal que de bien à la ville. Des surhumains qui s’abrogent le droit d’être juges, jurés et bourreaux, et qui n’aident jamais à réparer les dégâts de leurs combats ou a s’occuper des innocents blessés.
Il grimpe encore un peu, par sécurité. Sa cape claque sous l’effet de la vitesse et du vent. A cette altitude, l’ovale de cette partie de la ville apparaît parfaitement, répondant harmonieusement à celui du lac. Le nord et l’est en fixe les limites par d’abruptes montagnes. Son centre est occupé par les plus hauts immeubles, les plus modernes, c’est le quartier des affaires. En périphérie, les commerces les plus tendances se disputent la place aux résidences toutes plus luxueuse les unes que les autres. Ici, les jardins privés rivalisent d’audaces et d’élégances alors que les jardins publics semblent ternes et tristes dans le reste de la ville.
Le niveau sonore ambiant monte encore d’un cran, atteignant quasiment son maximum, lorsque la carrière d’uranium au sud ouest commence sa journée à grands coups d’explosifs et de sirènes d’alarme. Les engins de chantier, de taille, de transport vont alimenter le vacarme jusqu'à tard ce soir. Le port en contrebas du barrage, adjoint ses cornes et toutes sa cacophonie de moteur et de cris.

Goldenmask continue son vol, l’air frais gifle son visage et le sèche rapidement. Il repense aux dernières quarante huit heures. La révélation de la trahison d’AG+, leur combat, la mort du garçon, l’errance qui s’ensuivit, le combat contre le squelette enflammé. Tout cela se mêle, se regroupe de façon anarchique dans un tourbillon de pensées moitiés culpabilités moitiés lassitudes. Il survole le lac, inspire un grand coup d’air tout en refermant son masque. Il souri tristement en effectuant ce geste mécanique et quasi inconscient. Il accélère en plongeant dans le lac.

L’eau froide se referme sur lui brutalement alors qu’il rejoint les profondeurs.





Bonne lecture à tous
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  #20  
Vieux 29/02/2008, 13h23
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On attend Aquaflunch pour la suite alors ?
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  #21  
Vieux 29/02/2008, 14h05
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Citation:
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On attend Aquaflunch pour la suite alors ?
Rien à dire, à part que c'est un chouia trop court quand même.
Prochain texte: l'origine des TRIM'BAKI

Texte court effectivement, en même temps la description de WONDERCITY a été difficile

de ta lecture
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  #22  
Vieux 29/02/2008, 23h05
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Un peu court, oui, c'est presque frustrant. Mais très bon quand même.
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  #23  
Vieux 01/03/2008, 08h55
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... oui mais il va rectifier le tir. Pas mal du tout malgré tout.

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  #24  
Vieux 03/03/2008, 14h47
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J'avoue que j'ai flanché. J'ai pas réussit a décrire Wondercity de manière plus détaillé sans rendre le texte indigeste.
Je m'attèle à la suite............... qui promets d'être bien plus longue
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  #25  
Vieux 03/03/2008, 14h55
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Bah, ca va venir au fil de tes récits...
quelques pistes, est-ce une ville portuaire ?, quel en est climat ?, y'a t-il des musees ? comment est le centre ville ? quel est l'architecture qui prédomine ?
on sait qu'il y'a déja une mine d'uranium pas loin.
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  #26  
Vieux 20/05/2008, 11h14
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TRIM’BAKI

Extraits des carnets de voyage de Brazza

Bordeaux juin 1875

Malgré quelques contretemps mineurs, nous avons appareillés ce jour. Ma frégate «La Vénus », va nous porter jusqu'à Dakar. Cette ville verra partir le jeune capitaine que je suis pour cette fabuleuse aventure. Moi Pierre Paul François Camille Savorgnan de Brazza, vingt deux ans, d’origine italienne, naturalisé Français il y a quelques mois à peine. Je vais enfin accomplir ma destiné. Je le sens. Je serai celui qui prouvera que le Congo et l’Ogooué sont un seul et même fleuve. Mon ami, mon mentor dirais-je, le ministre de la marine et des colonies, l’amiral de Montaignac a obtenue de ces pleure-misère du gouvernement de financer ma campagne. Enfin, moralement s’entant ces vautours décharnés du congrès ne m’ont alloués que deux cent mille franc-or. Que m’importe, j’irai !


Dakar Août 1875

Mes amis, le docteur Noël Ballay, le quartier maître Hamon et Alfred Marche naturaliste de son état, ont acceptés de m’accompagner. Dieu les bénisse.

Nous avons passés de nombreuses soirées dans ma cabine, fumant pipes sur pipes, explorant avidement les cartes existantes de l’Afrique Noir. Que de rêves, de fantasmes ont existés en ces murs. Que d’espoirs, aussi lorsque nous parvenions à obtenir de nouveaux renseignements. Que de désillusions, alors que les portes des ministères de cette troisième République agonisante se fermaient devant nous, coupant tous crédits, toutes reconnaissances.
Fort heureusement, mes propres finances m’ont permis d’affréter ce navire, et le charger de tissu de laine et d’outil de bon acier Français dont sont si friand les indigènes. D’équitables échanges devraient nous faciliter l’expédition. Nous obtiendrons la pleine collaboration des locaux. Je préfère de loin m’en faire des alliés plutôt que des esclaves, contrairement à certains de mes confrères de l’académie. J’emporte à toute fin utile des feus de Bengale et autres pyramides d’Egypte pour impressionner les plus récalcitrants, sans toutefois les blesser. Si le ministère de l’instruction m’a imposé monsieur Marche, je me dois de reconnaître que cet homme raffiné, ayant une certaine connaissance de la région, et foncièrement honnête, m’a conquis. C’est bien volontiers que je lui ai offert mon amitié pleine et entière et que je reçu de même la sienne.
Le bon docteur n’emporte avec lui que ses vastes compétences, et divers produits pharmaceutiques introuvables sur place. Il espère apporter beaucoup aux malades, mais aussi apprendre les méthodes de guérison locale.

Quelque part dans l’océan Atlantique fin septembre 1875

Nous longeons les cotes africaines depuis dix jours. La chaleur devient de plus en plus pesante et certains membres d’équipage ont souffert d’insolation. Nous arrivons bientôt à Port Gentil. Puisse Eole continuer à nous être favorable.


Libreville 21 octobre 1875

Le gouverneur Paul Savinien Dubois nous a reçut hier soir en grandes pompes. Il était ravi d’avoir des hôtes à sa tables, ce qui, nous affirma t’il, le changeait agréablement. La soirée fut plaisante, jusqu'à ce qu’un incident en perturbe le cours. J’avais remarqué depuis le début du repas, la nervosité des serveurs. Leurs gestes rendus tremblotants et leurs coups d’oeils anxieux m’avaient alertés sur les habitudes peu flatteuses du maître de maison. L’incident eût lieu au moment de servir le poisson. Une jeune indigène, usée par la longueur du service, fit malencontreusement couler un peu de sauce sur le veston de Monsieur Marche. Une faute somme toute bien bénigne, qui eusse put passée et être rapidement oubliée si notre hôte ne s’était violemment jeté sur la pauvrette. Je le jure, par dieu, cet homme avait l’écume aux lèvres et un regard de fou furieux, lorsqu’il voulue la battre avec une cravache. Ne pouvant me retenir, et oubliant mes bonnes manières je retins son bras vengeur. Le névrosé me lança un regard assassin, mais retourna s’asseoir. Il prétexta une migraine chronique, et une indisposition dut à la moite chaleur de cette soirée pour excuser son comportement. Le reste de la soirée fini dans une tension palpable. Nous l’écourtâmes rapidement.
De retour à bord, Nous eûmes la surprise de découvrir que la jeune serveuse nous avait suivit. Dans un Français correcte, bien qu’hésitant, elle nous demanda l’hospitalité, et notre protection. C’eût été un crève-cœur de les lui refuser.
C’est ainsi que notre expédition gagna une aide précieuse, avec cette fillette débrouillarde, parlant plusieurs dialectes et somme toutes très attachante. Je la nommais : France Leplomb car le seul bien qu’elle possédait était un collier fait a partir de plomb de fusil récupérés sur le champ de tir de la garnison.


Libreville 30 octobre 1875

Les préparatifs sont enfin finis. Nous embarquons en plus de notre petit groupe trente tirailleurs Sénégalais, et onze de porteurs issus de la région. L’organisation fut plutôt laborieuse. La faute en revient au gouverneur qui y mit de la mauvaise volonté. Il fait son maximum pour faire traîner les choses. Toutes les excuses furent bonnes, soit il n’a pas assez de soldats à nous passer, soit les rats se sont mis dans les vivres qu’il voulait nous donner, ou alors il nous annonce que des pillards se sont installés en amont bloquant toute navigation. J’ai du intervenir énergiquement auprès de Monsieur pour débloquer la situation. Je crains qu’il ne soit encore souffrant pour saluer notre départ.
Nous avons mis a profit, cette halte interminable pour recueillir un maximum de renseignements sur ce que l’on peut espérer trouver en remontant ce fleuve. Les locaux, ont été plutôt réticents. Habituellement, mes quelques tours de passe-passe m’attirent les bonnes grâces qui me facilitent les choses. Mais là, étrangement, les visages fermés, et un mutisme obstiné accueillait mes demandes. Tant que je me cantonnais à des généralités, tout se passait bien mais dés que mes questions m’amenaient vers les tribus des Adoumas et de leurs territoires, une chape de silence tombait. J’obtins pourtant, grâce à France, quelques informations. Ces tribus, soi disant, vénéreraient Le Grand Soleil Vert ou Tougoure dans leurs idiomes. Elles participeraient, aussi, activement à la traite des esclaves approvisionnant les Anglais de membres de tribus alentours ou de leurs propres congénères tombés en disgrâces.

Nous partons demain. J’irai ce soir brûler un cierge en l’honneur de St Christophe afin de nous prémunir contres les aléas de l’expédition.


Quelque part sur le fleuve, 23 Novembre 1875

La remonté se poursuit lentement. C’est effrayant cette sensation d’étouffer au milieu de cette luxuriance. Le cap se maintien à l’est. Ceci tend à confirmer mes théories.


Lambaréné, 23 Novembre 1875

Nous nous sommes arrêtés à Lambaréné Nous y séjournerons un temps afin de refaire nos stocks de vivres et de nous adjoindre les service de guides indigènes. Nous procéderons aussi à l’acquisition de pirogues puisque le tirant d’eau ne permet plus de remonter plus avant avec nos lourd navires européens. Ce soir une grande fête a été organisée, nous en seront les invités d’honneur. M Marche en bout d’impatience, lui qui voulait tellement pouvoir observer les coutumes locales.

Plus tard

Catastrophe ! Je suis un sombre sot. J’ai refusé les avances de la princesse Tongué et son père en a pris ombrage. Je crains qu’il ne faille un moment avant d’obtenir de sa part la moindre faveur. Par la grâce de dieu, je verrai bien comment arranger cette histoire.


Lambaréné, 05 février 1876

Enfin, nous partons. Cet endroit a bien faillit me rendre fou. Voila deux mois que nous sommes bloqués ici à cause de ma maladresse d’européen mal dégrossit. Bu Bu Kabe, le roi de cette maudite ville a très mal pris mon refus des ‘services’ de sa filles. Ce contretemps fâcheux a eut pour effet de faire partir un nombre conséquent de nos porteurs. Ils ont émis le souhait de regagner leur tribu, ce que je n’ai pas eut le cœur de refuser. Même si il m’a fallut pour les remplacer rallonger la liste de mes doléances auprès du souverain. . J’ai usé de toute ma diplomatie et de certains de mes feus d’artifices pour tenter de le faire plier, en vain Sans ce bon docteur Ballay rien n’aurait put se faire. Ses soins prodigués à la population victime d’une épidémie de malaria lui ont attirés les bonnes grâces de ces autochtones. Leur appui a finit par faire fléchir Bu Bu Kabe. Nous partons à l’aube.

Cette halte nous aura quand même permis de regrouper quelques informations importantes. En premier lieu, l’amont du fleuve reste longtemps navigable. Nous ne devrions pas devoir débarquer avant plusieurs jours. Deuxièmement, il est interdit de tenter de remonter l’Ogooué, car il prendrait sa source dans la TRIM’BAKI, la vallée maudite. Il est amusant de voir comment de simples contes pour enfants peuvent inhibés tout un peuple et en bloquer l’évolution. Qui sait quelles richesses nous allons découvrir à la place des légitimes propriétaires ?


Dans la jungle, 15 février 1876

Nous avons finalement dût abandonner nos pirogues. De nombreuses chutes d’eaux rendent la navigation impossible et nous obligent à tracter nos embarcations de longues heures durant. Les hommes sont exténués. Avec mes compères, nous avons accordés au groupe une journée de repos. Hamon et Marche en ont profité pour faire le plein de plantes comestibles ou ayant des propriétés curatives intéressantes. Nous allons laisser ici quelques porteurs, parmi les moins valides ainsi qu’une partie du matériel non indispensable. Si la progression devient plus facile, j’enverrai une équipe récupérer nos biens.


Dans la jungle, 25 février 1876

La progression est lente et laborieuse. Le fleuve possède de nombreux affluents qui nous obligent à de longs détours et le terrain ne cesse de s’élever. Cette nuit, les sentinelles ont réveillées le camp. Une étrange lueur verte avait fait sont apparition vers l’orient. Le phénomène a duré une heure environ avant de disparaître. Je ne peut pas fournir d’explications sur cette étrangeté autre que celle de nos porteur : TOUGOURE.
Même la petite France, si volubile et peu impressionnable s’est réfugiée dans les bras de Hamon. Il veille sur elle comme un père jaloux sur sa fille unique. C’est amusant de voir ce marin austère et revêche fondre littéralement devant la mignonnette. Ils devaient être fait pour se rencontrer, tel un père retrouvant sa fille perdue.


Dans la jungle, 26 février 1876

Quelle horrible journée ! Le réveil fut pénible et rempli de tension. Nos porteurs faisaient grise mine, et les messes basses sont allées bon train, jusqu'à ce que nous nous remettions en route. Chacun réfléchissant sur la mystérieuse lueur vue la nuit précédente, un silence pensant nous oppressait. La moiteur étouffante de la jungle et les cris des animaux sauvages semblant particulièrement nous en vouloir. Tout l’environnement n’était qu’agressions.
Vers midi, fourbus et courbaturés, nous avons fait une halte dans une clairière. Chacun d’entre nous tentait de reposer son dos endolori, ses pieds enflés ou les mains engourdis de manier la machette. C’est alors que la jungle s’est animée. Une nuée de dards jaillirent des bosquets tout autour de nous. L’attaque cessant tout aussi soudainement. Nous restâmes de longues minutes accroupis, couchés, cachés derrière toute protection aussi dérisoire fût t’elle. Rien ne se passant chacun put mesurer l’étendu des dégâts. En réalité ils étaient peu nombreux. Les dards étaient nombreux mais aucun ne nous avait touchés. L’avertissement était très clair. Hélas, Kim Kim, un des tirailleurs a eut une crise cardiaque. Le pauvre garçon est littéralement mort de peur.


Dans la Jungle, date indéterminée

J’ignore complètement où nous nous trouvons. Nous fuyons à l’aveuglette depuis plusieurs jours. Voici les derniers événements survenus depuis mes notes précédentes. Nous avons poursuivit notre route en tentant de repérer nos agresseurs. Une pluie battante et l’épaisseur de la végétation, ont malheureusement rendus vaine nos recherches.
Après deux jours de marches, oppressantes et laborieuses, alors que nous atteignions une trouée, nous fûmes encerclés par de nombreux hommes. Aussi silencieux que des serpents, ces pygmées nous attendaient.
Les tirailleurs sénégalais, courageusement, se mirent en devoirs de contre attaquer immédiatement. La surprise aidant, l’issue de la bataille resta incertaine pendant de longues minutes. Hélas, nos assaillants reçurent des renforts qui nous lardèrent de dards empoisonnés.
C’est là, que notre notion du temps devint erratique et incomplète. Les pygmées nous attachèrent et nous menèrent le long d’une piste difficile. Du trajet je n’en garde qu’un souvenir confus de feuillage dense, d’une pluie continue et de la traversée d’un pont de singe. Une chance que nous étions drogué, je ne suis pas convaincu que M Marche eusse put le traverser tant son vertige est grand.
Une fois arrivés au village, nos geôliers nous ont parqués dans un enclos. Visiblement ce dernier servait autant à garder des chèvres que des prisonniers humains.

Notre captivité fut éprouvante. Nos ravisseurs ne nous donnaient qu’un stricte minimum d’eau. Aucune nourriture ne nous fut donnée. Le village, misérable et aux odeurs miasmatiques, était envahit d’herbes folles de déchets que je ne préférais pas identifier.

Les Adoumas, se révélèrent particulièrement répugnant. Dés le premier soir, nous avons put constater combien ces gens étaient dépravés et sans âmes. Leur mœurs, barbares les conduisirent à passer la soirée à fêter leur victoire, en pratiquant un sacrifice humain. Le malheureux supplicié étant l’un des nôtres.
Je répugne à l’avouer, mais je fût un peu soulager lorsqu’ils choisirent Jacques Lerousseau, qui avait était grièvement blesser pendant la bataille. Ses souffrances étaient finies.
L’horreur atteignit, un nouveau sommet, lorsque nous vîmes ces créatures à peines humaines faire du sacrifié leur repas.

Quatre jours passèrent. Le désespoir gagnait notre groupe de plus en plus réduit. Chaque soir, les sauvages prélevaient l’un des membres de mon expédition. Je tentais de m’interposer, ou d’échanger ma place avec la leur mais nos tortionnaires semblaient s’amuser de mes tentatives et je ne pus rien obtenir d’eux.
Je repense à ces quatre journées, d’attente, de chaleur écrasante et de plans d’évasion esquissés pour être aussitôt abandonnés, qu’avec une terreur panique.

Nous ne dûmes notre salut qu’à la chance. A moins que Dieu lui-même nous pris en pitié. Toujours est-il que pendant cette quatrième nuit, alors que mes compagnons survivants cherchaient un vain sommeil, je tentais une nouvelle fois de trouver le moyen de nous sortir de ce guêpier. Vers minuit, la lueur verte refit son apparition. Une exclamation de surprise m’échappa, réveillant mes infortunés codétenus. Les gardes se tournèrent vers nous et suivant mon doigt pointé du regard, furent saisit d’une crainte superstitieuse. La vue de leur dos s’évaporant dans la jungle me ravit au plus au point. Comprenant immédiatement la situation, Hamon s’est alors jeté sur la porte de l’enclos et dans un excès de rage la défonça.
La confusion qui régnait dans le village nous autorisa à récupérer quelques uns de nos biens et de fuir sans être vraiment inquiété.
Nous avons courus de longues heures avant de nous autoriser la moindre halte. Sept jours ont passés et notre groupe progresse à travers la jungle en direction de la source du fleuve puisque toute retraite semble impossible. Nous ne sommes plus que dix hommes et une femme-enfant allant toujours de l’avant.


Ran’an gadé, 18 avril 1876

Nous avons atteint ce petit village à bout de force. La malnutrition et les efforts fournis pour avancer nous avaient minés au-delà de toute description. C’est à peine des êtres humains qui jaillirent de la jungle. Nous n’avancions que poussés par ma conviction intime que dieu ne nous avait pas abandonnés et que le salut serait pour bientôt. Les villageois nous ont bien accueilli et nous nous remettons lentement des privations subites. France est tombée malade. Heureusement que notre docteur a put diagnostiquer un début de malaria, pouvant la soigner aisément.
J’ai profité de ces quelques jours passés pour recueillir le plus de renseignements possible sur la région. Notre folle évasion nous a conduit beaucoup plus au nord que prévu. L’Ogooué se trouve à quelques jours de marche vers le nord ouest. M Marche, le Dr Bailley, le Maître Hamon, France et moi-même avons tenu un conseil ce soir. Après un débat passionné, il fut convenu que l’aventure ne s’arrêtait pas là.


Ran’an gadé, 18 mai 1876

Les provisions sont faites. Nous nous sommes tous refait une santé et désormais les fourmis de l’aventure galopent dans nos jambes. Les tirailleurs sont partis ce matin. Je ne souhaitais pas les embarquer à nouveaux vers des risques inconsidérés. Un long trajet les attends pour retourner à Lambaréné et retrouvé nos compagnons abandonnés en aval. J’avais émis l’hypothèse que France puisse les suivre, mais elle a su me faire comprendre vertement le fond de sa pensée quand à cette idée.
Nous serons donc cinq à tenter de percer le secret de l’origine de L’Ogooué et du Congo.

Dans la Jungle, 09 juin1876

Malgré la chaleur étouffante, nous avons bien progressés dans notre exploration de la région. Hélas, je dois me rendre à l’évidence l’Ogooué et le Congo sont deux fleuves distincts. Du réseau d’affluents qui parcourent cette partie de l’Afrique, aucun ne ma permis de rejoindre l’ouest et le Congo espéré.
Si ma déception est grande, celle de mes compagnons ne l’est pas moins. Chacun d’entre nous n’aura obtenu que bien peu de ses espoirs. Le docteur Bailley n’a pas trouvé de plantes qui auraient put le faire avancer dans ses recherches contre les maladies exotiques. M Marche, regrette le peu d’allant des locaux rencontrés à lui montrer leurs rites les plus sacrés. Il n’y a que Maître Hamon et France pour trouver que l’expédition n’est pas un échec puisqu’ils se sont trouvés.
J’ai réussi pourtant à les convaincre de faire un dernier effort. Nous partons en direction de la montagne et de sa mystérieuse lueur verte. Nos vivres nous permettrons d’effectuer sur place une recherche d’une douzaine de jours et de revenir à Ran’an gadé.
Depuis notre fameuse évasion, l’énigmatique lumière m’obsède. Je ne rentrerai pas à Paris les mains vides.

Dans la Jungle, 14 juin 1876

Nous l’avons découverte ! La Trim’Baki s’étale sous mes yeux dans le flamboiement du soleil levant. Je n’ai jamais rien vu d’aussi étrange.
La vallée est fortement encaissée dans les flancs de la montagne. Sa forme rappelle une lame de couteau dont la pointe indique le nord. Les bords sont très abrupts mais le fond semble plat. Brûlé. Stérile. Et pourtant, des hommes y ont vécus. A mesure que le soleil levant révèle les détails de la faille, j’aperçois les ruines de bâtiments dont je ne parviens pas à identifier la fonction ni même les matériaux qui les composent. Une route traverse la vallée dans sa plus grande dimension, reliant le point le plus étroit à celui plus large qui contient sans doute la chose la plus remarquable. Un ensemble de cinq colonnes enserrant une sorte d’esplanade pentagonale. Ces piliers à facettes qui ont une hauteur que je porte à six mètres au moins formant un angle de quarante cinq degrés par rapport au sol. Ils sont tous illuminés d’une lueur verte en leur sommet. Rien d’aussi lumineux que ce que nous avons pu voir auparavant, mais je suis persuadé que ces fanaux peuvent s‘embraser et expliquer ainsi le TOUGOURE.
Pour déserte qu’elle soit, la vallée n’en n’est pas pour autant silencieuse. De nombreux claquements métalliques et un bourdonnement incessant mettent nos nerfs à rude épreuve. Leurs origines demeurent indéterminées.

Trim’Baki, 15 juin 1876

La vallée maudite a dévoilée quelques uns de ses secrets.
La source des bruits inquiétants s’est révélé être une machinerie faîte de métal, de roues, d’engrenages et de pistons qui fonctionne sans personne pour la commander. Rien n’en sort. Elle semble fonctionner pour fonctionner. Le docteur s’est attelé à la tache de résoudre ce mystère, mais j’ai l’impression en le voyant faire de vaines expériences d’observer un homme des cavernes qui tenterait de comprendre les mécanismes d’une montre. Aucune de ses manœuvres n’a pu altérer le mouvement perpétuel de l’engin.

Les colonnes sont constituées de métal, de couleur argenté. Elles ont une forme hexagonale, mesurent soixante centimètres de diamètre et huit mètres de hauteur. Elles sont ciselées de fines gravures semblables à ces fameux hiéroglyphes dont on parle tant à Paris. C’est bien là tout ce que je peux en dire. Elles gardent secret la signification des glyphes, la source de la lumière verte et la nature du métal qui les compose.

Les ruines se sont relevées à peine plus sous nos investigations. Aucuns signes d’occupation, aucunes traces d’artefacts ou de représentation des précédents occupants. Par contre le mode de construction n’a rien de remarquable et n’importe qu’elle tailleur de pierre de Florence n’y aurait vu qu’un travail de bonne qualité si ce n’était que les pierres utilisées sont blanches, laiteuses même, un peu grasse au touché et que le temps ne semble pas avoir émoussé les arrêtes vives qui sont tranchante comme une lame de Tolède.

Reste la découverte la plus importante. Une statue, composé du même métal que la machinerie. Elle a vaguement l’aspect d’un homme. Elle possède deux bras, un torse, et l’amorce d’une tête mais composée de pièces géométriques tels que des cylindres ou des cubes. Deux globes d’une dizaine de centimètres de diamètre couronnent l’ensemble, tourbillonnant sans aucun support visible. Lors de cet après midi studieux, quelle ne fût pas notre surprise lorsque la statue s’est animée. Un bruit sourd, comme un coup de gong provenant des entrailles de la montagne servit apparemment de signal. L’automate émis une série de cliquetis. Les deux sphères se mirent à tournoyer plus rapidement. L’homme de fer marcha vers l’étrange machine. Alors qu’il se présentait devant, un panneaux s’ouvrit et un objet en sortie. C’était une sorte d’œuf de deux mètres de hauts environ, la coquille était translucide et de couleur verte dévoilant l’intérieur. Etait-ce une momie, un cadavre décomposé, un être humain seulement ? Nous ne sommes pas d’accord entre nous. Quoi que se soit, l’automate enserra l’oeuf de ses bras et l’emmena vers les piliers. Il l’y déposa précautionneusement au centre de l’esplanade et retourna à sa place initiale.
Quelques minutes plus tard, les colonnes se mirent à luire de plus une plus fort, nous aveuglant complètement, Il y eût une sorte d’explosion étouffée, puis la lumière décrut. La plateforme était vide.


Trim’Baki, 16 juin 1876

Nous avons passés la journée à explorer les merveilles de Trim’Baki. Dieu m’est témoin, j’ai beau réfléchir comme un damné, je n’ai aucune explication sur les phénomènes survenus hier. Les échecs s’accumulent sur cette aventure. Les vivres restant ne nous permettent pas de rester plus longtemps. Demain nous repartons.


Plus tard
Peu après notre couché, le gong souterrain a résonné. Hamon, vif comme un renard s’est levé et a couru vers la machinerie. Il a profité de l’ouverture du panneau pour placer une grosse pierre espérant ainsi bloquer la fermeture. L’automate continua son action, pendant que nous nous approchâmes de l’ouverture.
Une sorte de galerie plongeait dans le coeur de la montagne. Nous nous sommes munie de torche et bien que chacun d’entre nos voulu s’aventurer dans ce nouveau mystère, je décidais de laisser Marche, le Docteur Bailley et France à l’extérieur. Ils auraient la mission de plier notre campement et de veiller à ce que la porte soit maintenue ouverte. Minuit, nous partons.


Trim’Baki, 30 juin 1876

Vivant ! Nous sommes tous vivants ! Je ne saurai décrire la joie qui illumina le visage de nos compagnons restés en arrière lorsque nous sommes ressortis des souterrains. Malgré mes ordres directs, mes fidèles amis sont restés là. Ils ont montés la garde devant l’ouverture à tour de rôle, et profités de l’attente pour refaire nos provisions grâce à des collets, un peu de cueillette et beaucoup de chance.
Les embrassades passées, nous fûmes pressés de questions. Hélas, le temps manquant, je dut pousser mes camarades de lever le camp. Quelques minutes y suffirent. Descendre les flancs de la montagne étant bien plus aisé que de le remonter, nous ne tardâmes pas à retrouver les pistes qui traversent cette région. En peu de temps, notre petit groupe s’était éloigné de plusieurs kilomètres. C’est alors que la terre fût prise de tremblement. De partout, les animaux fuyaient de leur mieux le cataclysme à venir. Pressant à nouveaux mes compagnons, nous nous mîmes à courir.
Plusieurs explosions se firent entendre pendant la journée. La terre s’agitait de plus en plus. En fin de journée, comme une libération, une énorme explosion retentit. Un panache de fumée s’éleva depuis Trim’baki, bientôt suivit d’un panache incandescent. Une immense colonne de feu, de pierres mêlées, s’éleva dans les airs. En moi, quelque chose se mit à pleurer. Tout était finit.

Paris, 10 Novembre 1877

Je reprends mon carnet de voyage en ce jour pluvieux. Que de souvenirs remonte alors que je lis mes propres lignes.
Aujourd’hui, nous avons enterré Maître Hamon. Cette force de la nature, ce baroudeur courageux et jovial me manque terriblement. Lui seul peut comprendre les mélancolies qui me saisissent encore. Comme durant le trajet du retour de la vallée maudite, où jour après jour mes compagnons s’efforçaient de briser le mur de solitude que j’avais dressé à la suite de l’éruption. Seul, Hamon y réussit. Après tout, en lui aussi le Trim’baki pleurait son peuple disparu.
La cérémonie a été courte, et peu de monde se retrouva autour de la tombe. Ce brave docteur Bailley, M Marche, moi même, quelques connaissances de notre ami disparu et bien sur France. Elle est restée forte, malgré le chagrin et la fatigue que lui cause son état. Notre groupe s’est resserré autour d’elle et de son enfant à venir.
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Dernière modification par Thoor ; 26/05/2008 à 10h31. Motif: petites fautes
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Bonne lecture à tous
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Trés bien, mais je suis un peu frustré par la fin......
Il y a une clef dans le texte pour savoir ce qui s''est vraiment passé à l'intérieur ?
sinon c'est trés bien. je me suis demandé si les dé"tails du départ étaietn "réels" les fleuves, les gens, etc.....
si c'est vrai, c'est en plus un joli travail de recherhce. BRAVO
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Posté par doop
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Trés bien, mais je suis un peu frustré par la fin......
Il y a une clef dans le texte pour savoir ce qui s''est vraiment passé à l'intérieur ?
sinon c'est trés bien. je me suis demandé si les dé"tails du départ étaietn "réels" les fleuves, les gens, etc.....
si c'est vrai, c'est en plus un joli travail de recherhce. BRAVO

et

Ce qui se passe à l'intérieur fera l'objet d'un texte à part entière.

Les personnage, fleuve et début de l'aventure sont réel

pour plus de détail: ICI
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  #30  
Vieux 20/05/2008, 13h34
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Je plussoie avec le voisin du dessus, la narration sous forme de carnet de voyage est originale et convient bien au récit. Evidemment, on aimerait savoir ce qui c'est passé dans cette f...... montagne ?
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Beaucoup de Comics US à vendre sur: http://xanadu.site.voila.fr

C'est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu'on réalise qu'on ne peut pas régler tout les problèmes par la violence.

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