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Vieux 27/04/2013, 19h42
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DE MAL EN PIS d’Alex Robinson



J’ai de la chance j’ai une chouette bibliothèque près de la maison que mon fils vient de me faire découvrir.

Donc bonne surprise j’y découvre De mal en pis d’Alex Robinson

Comics indépendant écrit et dessiné par Alex Robinson, De mal en pis se présente comme un gros roman graphique (+600p).

Citation:
Sherman, Ed, Dorothy et leurs amis ont terminé depuis quelque temps leurs études, mais ont encore du mal à se fondre dans l'impitoyable monde du travail, de la " vraie vie ". Leurs parcours amoureux et professionnel s'entrecroisent et les premières difficultés apparaissent ; chagrins d'amour, alcoolisme, mesquineries, abus de confiance, escroqueries... Sans oublier les énormes problèmes à résoudre pour perdre son pucelage quand on est un jeune homme timide et fan de Star Wars, par dessus le marché ! La rencontre avec un vieux loser au caractère de cochon, dessinateur de comics tombé dans la déchéance, leur donnera l'occasion de faire ressortir leur sens de l'honneur et de la justice et révélera leurs véritables caractères. Tout le monde n'en sortira pas grandi et aucun d'entre eux ne sera plus le même.
On y suit les aventures de Sherman, jeune adulte travaillant dans un librairie et souhaitant devenir écrivain, et de ses connaissance.

L’histoire raconte donc les aventures (présent et passé) de ces jeunes adultes (quoi que pas tous) tentant de concilier, vie professionnel et vie privé en s’accrochant à leurs rêves. Et comme tout roman graphique qui se respecte on y lit les chemins sinueux des sentiments et des relations professionnelles et familiales. La narration fait penser à Woody Allen ou bien à Daniel Clowes. C’est truffé de référence à la culture américaine. Cela plaira à certains et en rebutera d’autres (pour moi cela a été 50% de comprises).
On suit Sherman au début du roman mais très vite on se passionne pour les autres personnages au points de le délaisser. Alex Robinson arrive donc à nous entrainer là où ne s'y attend pas...comme dans la vie.

Le gros plus de ce roman graphique c’est qu’à travers un personnage (Ed) c’est toute une partie de l’histoire des comics qui est décrite, et pas la meilleur : comment les éditeurs s’approprient les personnages de leurs créateurs et les combats de ceux ci. On pense bien sur à Kavalier et Kay de M. Chabon (que je recommande) mais aussi au combat de Bill Finger sur Batman (dont le héros de comics fictif dans De mal en pis s’inspire). On y voit également le processus créatif d’un comics et les difficultés à percer et perdurer dans ce métier. Rien ne nous ait épargné, même pas le dessin de comics porno pour survivre. Les diverses influences (années 60 et 90) sont aussi bien vu.


Le point dur, pour moi, a été le dessin. Je ne sais pas dessiner je reste donc admiratif du travail accompli. Néanmoins le trait de Robinson n’est pas des plus maitrisé et du coup la lecture perd en fluidité. Par conte on sent l’influence de Scott Mc Cloud dans le découpage et la narration et certaines pages sont très inventives. On cherche même Charlie sur une patinoire.

Au final ce roman graphique reste un peu trop long mais drôlement inventif. La vie des personnages aurait pu être un peu plus passionnante avec une narration graphique un peu moins austère. Néanmoins 600p à lire c’est agréable et au moins on ne referme pas ce comics au bout de 10min.
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Dernière modification par arrowsmith ; 25/09/2013 à 00h49.
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Vieux 30/04/2013, 12h13
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UTOPIA

Utopia part 1 (paru dans X MEN V1 159 Avril 2010)
Dark Avengers/Uncanny X Men : utopia 1 (Fraction/Silvestri et son studio)



Bonne entré en matière. Ce numéro spécial joue bien son rôle et fait le lien avec les séries prises dans le cross-over tout en posant le sujet immédiatement.
Simon Trask : il est mystérieux et on ne peut pas s’empêcher de sourire à son patronyme si lourd d’histoire avec les X Men. D’ailleurs on se demande d’où il sort.
Les positions de chacun sont bien exposés et on sent venir les conflits entre divers protagonistes des différentes équipes (The Beast – Cyclope ; Emma-Cyclope ; Cyclope et les jeunes mutants ; Osborn – Frost – Namor ; Osborn – Dark Avengers)

Ce numéro fait la part belle à San Francisco, lieu de l’action, et asseoir un peu plus la position de Fraction sur le changement récent des X Men. C’est très crédible (et cela change de New York et de la côte Est).
On démarre donc avec des affrontements entre pro et anti Mutant à San Francisco (suite à une proposition de loi pour contrôler les naissances) où certains X Men prennent position directement dans les manifestations. Osborn est envoyé pour résoudre ce conflit alors que la mairesse de la ville fait appel, elle, aux X Men qui se déploient dans divers quartiers stratégiques. A la fin de cette première partie nous avons Cyclope et les X Men hors la loi (et Cyclope en fuite), Emma qui semble changer de camp (fidèle à la Cabale de Osborn), des affrontements à venir entre les X Men et les Dark Avengers et The Beast et Charles Xavier capturés. A noter que pour ce dernier c’est dans la continuité de X Men Legacy 225 (Carey/Brione)
Graphiquement cela part bien avec Silvestri qui malheureusement se fait vite accompagner par une multitude d’encreurs de son studio voir remplacé aux dessins. La continuité graphique est respectée mais les petites différences gênent. J’aime toujours autant que les spéciaux soit dessiné par un dessinateur différent des artistes réguliers.

Utopia part 2 (paru dans X MEN V1 159 Avril 2010)
Uncanny X Men 513 (Fraction/Dodson/Dodson)


On continue à suivre le combat de certains X Men avec les Dark Avengers et nous assistons à la mise en place de l’équipe des Dark X Men d’Emma. Une équipe très bien vu avec La Cape et L’Epée, Daken, Weapon Omega (dans la continuité), Mimic (qui a parfaitement sa place dans cette équipe vu qu’il peut reproduire les pouvoirs des 5 X Man d’origines) et Namor. Ce dernier fait officiellement son entrée dans le monde X via ce numéro. En parallèle on assiste au retrouvaille par cellules interposées entre the Beast et le Professor X.
Après les évènements de la première partie Fraction fait déjà une pause et présente les positions de chacun. Pour une seconde partie cela aurait mérité un peu plus de rythme ou du moins certains éléments auraient mérités d’être présents dans la première partie.
Dodson assure la partie graphique et assure tout court. Il rend des planches dynamiques.


Utopia part 3 (paru dans Dark Reign 8 Mai 2010)
Dark Avengers 7 (Fraction/Ross/Maygar, Pennington, Ross / Beredo aux couleurs)


Bendis délaisse ces personnages au profit de Fraction qui aura donc été aux manettes tous le long. On suite l'équipe des Dark X men de Norman Osborn dirigé par Emma Frost. On se demande quel jeu joue Emma (ou plutôt Dark Emma).
Nous voyons la première intervention des Dark X Men contre la jeune classe des X Men. Osborn a donc sa propre équipe de mutant qui a pour mission officielle de rétablir l’ordre vis-à-vis des problèmes mutants (au contraire des X Men qui redeviennent hors la loi). Le Dark Reign est bien utilisé ici et est raccord avec le reste du Marvelverse.
C’est un plaisir de revoir en action la Cape et l’Epée que l’on ne s’attendait pas à voir ici (bien qu’ils aient été très bien utilisés par Claremont dans New Mutant V1 il y a plus de 25 ans).
Le combat tourne court pour les X Men.
On découvre les conditions de détention au sein du HAMMER d’Osborn et les expériences sur The Beast par le Dark Beast. Fraction met en place nombre d’éléments dans cet épisode et il utilise à merveille les jouets de Bendis (Daken dans plusieurs équipes, la nervosité du bulleye/hawkeye, Miss Marvel/Opale manipulatrice, Ares en gardien du temple). Il épaissi le mystère autour de la conversion d’Emma (dialogue secret avec Xavier, Dark Emma). A la fin les 2 équipes d’Osborn sont prêtes à en découdre entre elles. On découvre aussi (mais est ce une surprise) qui est le faux professor X (Mystique)
Fraction profite de ce numéro pour relancer l’intrique autour de Simon Trask. Dans la première partie on se demandait qui il était : c’est une bio-sentinelle.
Je n’ai pas trouvé Ross à son avantage dans ce numéro. Il remplace Deodato aux dessins sur Dark Avengers et j’aurais bien vu ce dernier pour assurer le cross over.

Utopia part 4 (paru dans X Men V1 160 Mai 2010)
Uncanny X Men 514 (Fraction/Dodson/Dodson)



Nouvelle intervention de l’équipe officielle les Dark X Men contre les sentinelles de Trask (qui sont des humains morts manipulés et transformés).
Cyclope assure son rôle de leader et de stratège : il forme diverses équipes à qui il assigne des missions précises. C’est l’heure de la riposte. Petit régal de voir l’équipe de X-Women croquée par Dodson.

- une équipe pour affronter celle d’Emma

- Danielle Moonstar part à Las Vegas pour une mystérieuse mission

- Une mystérieuse station dort sous l’eau et une équipe est chargée de la récupérer.

La Cape et L’épée se posent des questions sur leur avenir (chez les mutants ?)

Emma règle l’animosité entre Daken et Bulleye. Fraction continue à donner de l’épaisseur aux personnages de Bendis.
Par contre aucune de trace de Mystique et de la relation Fauve-Professor X. Fraction touche les limites de sa narration (trop d’intriques). Il a du mal à jongler avec tous les personnages en présence.

Utopia part 5 (paru dans Dark Reign 9 Juin 2010)
Dark Avengers 8 (Fraction/Ross/Maygar, Pennington, Ross / Beredo aux couleurs)


Bendis toujours absent et Fraction continue sur sa lancé avec une cinquième partie qui est la suite directe de Uncanny X Men 514.
L’équipe d’Emma continue sa croisade contre le crime. D’abord c’est la fin du combat avec les bio-sentinelles (une menace qui fait plouf au final) puis Fraction montre l’activité de l’équipe sur une semaine avec débat télévisé à l’appui (tiens revoilà Mystique/prof X). Ouf….on est passé en une seule page de quelques heures d’action depuis le début à une semaine entière. Fraction a du mal à gérer le tout. On sent qu’il a plein de choses à nous raconter mais tout ne s’emboite pas précisément.
L’épisode fini avec la fin des 3 intrigues sur les équipes X (lancés par Cyclope) :
- Une nouvelle base sort de l’eau et semble être le futur refuge des mutants sur Terre.
- Danielle fait un pacte à Las Végas avec Héla
- après une infiltration dans la base d’Osborn nous assistons à la libération des mutants retenus (après nous avoir à nouveau montré les tortures infligées à ceux-ci et particulièrement à The Beast) et à une confrontation entre X Men et Dark X Men.
Les dessins de Ross sont encore plus mauvais que ceux de l’épisode précédent. Il y a trop d’encreurs sur cet épisode et les couleurs de Beredo n’aide pas.
Plus qu’un épisode pour conclure mais on se demande d’ore et déjà ce que l’on a lu depuis le début et où Fraction veut nous emmener. Certains X men ont disparu de la carte (Professor X), les Dark Avengers ont laissé leur place aux Dark X Men.

Utopia Part 6 (paru dans X Men V1 161 Juin 2010)
Dark Avengers/Uncanny X Men :Exodus 1 (Fraction/ Deodato Dodson/ Deodato Dodson / Ponsor et Strain aux couleurs)



Dernière partie du cross over et nous avons enfin l’affrontement physique entre les X Men et les Dark Avengers.
L’action se passe essentiellement sur Utopia (l’astéroïde M venant de sortir des eaux). A noter que des débris de l’astéroide M été déjà au centre des intrigues de X Men/Avengers de Stern/Silvestri.
Dans cet épisode double les affrontements sont multiples : Archangel/Hawkeye, Colossus/Venom, X-23/Daken, Wolverine/L’arme Oméga, Cyclope/Iron Patriot, Danielle Moonstar/Ares, Emma Frost/Sentry (avec rappel de leur rencontre et des blocage mémoriels dans New Avengers de Bendis/Mc Niven) entre autres.
Ces combats sont l’occasion pour Fraction de boucler des intrigues (vengeance de Logan sur le meurtrier des ses amis d’Alpha Flight, rôle d’Emma et retour de Xavier), d’en lancer d’autres (Emma coincé dans sa forme diamant avec un fragment de Void en elle, interrogation du Fauve sur Cyclope, Utopia) et de faires avancer des personnages (Danielle Moonstar retrouve ses pouvoirs et son statuts de Walkyrie suite à son pacte avec Héla, la relation Cyclope/Emma, intégration d’une panoplie de mutants au sein des X Men : Namor, Avalanche, La Cape et L’épée,…).
Au final il n’y a pas de véritable vainqueur. Utopia est désormais devenu un refuge pour les mutants du monde entier avec un statut indépendant (mais les X Men sont désormais isolés et ont quitté leur QG de San Francisco) et Norman Osborn par une pirouette finale devant les caméras ne montre pas sa défaite mais renforce son autorité (bien qu’ayant perdu la face devant Cyclope et les X Men et n’ayant pas traité le problème mutant).

Cet épisode est essentiellement dessiné par Deodato qui croque donc les X Men mais aussi les Dark Avengers (comme dans son on going). Le résultat est meilleur que Ross mais on ne le sent pas complètement appliquer et les couleurs ne mettent pas en valeur son travail. Dodson dessine pour sa part un prologue et un épilogue très plaisant centrés sur les X Men. Sa prestation aura été bonne tout le long du cross over.

BILAN : la saga Utopia aura servi aux X Men mais restera anecdotique pour les Dark Avengers. Pour les amateurs de cette dernière la lecture de ce cross over n’est pas nécessaire.
Par contre elle amène un nouveau statut quo pour les X Men et les relations entres les personnages ont évolués. Désormais il y a une nation X : UTOPIA avec Cyclope comme leader (dictateur ?).
Fraction a bien joué avec les codes de l’univers Marvel mais c’est un peu perdu en route pour se rattraper sur la conclusion. Il a correctement utilisé les Dark Avengers de Bendis qui ne sont pas devenus « out of character ». Il a lancé trop d’intrigues et manipulé trop de personnages. L’autre reproche que l’on peut faire c’est d’avoir encore changer le statut quo des X men si rapidement après le dernier (San Francisco). En tant que lecteur on reste frustré que la situation précédente n’est pas été plus exploitée. Une lecture agréable mais avec un arrière gout de non maitrise du sujet. De plus la partie graphique est trop varié (4 styles différents) et inégale.
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Vieux 30/04/2013, 14h59
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Pareillement, un peu frustré du manque d'exploitation de la situation précédente, c'était cool d'avoir une autre ville comme base d'opération, surtout avec l'idée une paire d'arc plus loin d'avoir un quartier du Breakworld. Mais bon, cela fait monter Cyke vers son rôle dans AvX.
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Vieux 10/05/2013, 16h58
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AVENGERS L’INTEGRALE 1971



Avengers (vol 1) 84 à 94 et Incredible Hulk (vol 1) 140

Cette intégrale reprend l’ensemble de la publication des Avengers de l’année 1971 avec le mini cross over avec Hulk.
C’est Roy Thomas qui office au scénario et Harlan Ellison sur l’épisode d’Incredible Hulk tout le long de cette intégrale. Côté dessin c’est Sal Buscema sur la première partie aidé de Neal Adams et son frère John pour la seconde partie.

Les épisodes publiés reprennent certains de mes Avengers préférés : Vision, la sorcière rouge, la panthère noire, la guêpe, Hank Pym, et surtout le chevalier noir.

Le premier épisode (Avengers 84) lui est consacré et nous assistons à une confrontation avec Arkon. C’est mené à 100 à l’heure et l’intervention des Avengers permettra de confronter Arkon à la réalité et d’ouvrir les yeux sur les machinations de l’enchanteresse.

Thomas enchaine ensuite avec 2 épisodes où il coupe l’équipe en 2. L’une atterrie dans le monde de l’Escadron Suprême (ma raison de lire ces épisodes). Et voilà donc les Avengers confrontés à la JLA made in Marvel. C’est un combat et une rencontre old school (d’abord on ne se comprend pas, puis on se bat et enfin on fait cause commune face à l’ennemie). Mais c’est bien écrit. Busiek dans les années 90 réunira 2 par 2 à nouveaux les 2 équipes dans un spécial Avengers/Suprème Squadron dessiné par Pacheco.

On enchaine par un classique des Avengers : Avengers 87 « Look Homeward, Avenger ! » qui nous raconte le blues de la panthère noire et surtout ses origines. C’est magnifiquement mis en image par Frank Giancoia et Sal Buscema. A travers cet épisodes (mais aussi par bribes dans les précédents) Roy Thomas exploite les sentiments des Avengers et leurs relations. Les Avengers de Thomas c’est plus qu’une équipe. Ce sont aussi des super héros avec leurs doutes et leurs faiblesses.

Une petite pause (mais importante dans l’histoire Marvel) avant la tempête : un petit cross over avec la série Incrédible Hulk (Avengers 88/ Incredible Hulk 140) où l’auteur de SF Harlan Ellisson vient seconder Roy Thomas. J’ai trouvé ces 2 épisodes un peu faibles par rapport au reste. Mais l’intérêt vient surtout de la première apparition de Jarella qui aura une grande importance plus tard dans la construction (ou déconstruction) du personnage de Hulk. Côté Avengers on retrouve Captain America et le Faucon.

La suite (Avengers 89 à 94) nous raconte la première Krees/Skrulls War (elle sera terminée l’année suivante). Et il y a du lourd avec bien sur les Krees, les Skrulls (et les vaches !!), Captain Marvel, un bon nombre d’Avengers (dont Thor, Captain America, la guêpe, Iron Man, Hank Pym, Vif Argent, la sorcière rouge, la vision), le SHIELD, Rick Jones….
Force de constater que cela n’a pas tant vieilli que cela (il n’y a qu’à comparer avec Secret Invasion de Bendis par exemple). Roy Thomas mène une aventure tambour battant en exploitant le jeune univers Marvel (les vaches Skrulls, Captain Marvel) avec une bonne dose de paranoïa (un visionnaire quand on connaît la politique américaine). C’est un des premiers space opéra Marvel et l’ampleur de la menace explose sur chaque pages.
Et puis côté dessin : Neal Adams (l’épisode où l’homme fourmi explore le corps de la Vision est magnifique) et les frères Buscema. Que demande le peuple.

Les couleurs sont bien posés. Une belle qualité d’impression et le rédactionnel de PANINI en introduction est intéressant.

Bilan : des épisodes incontournables de la mythologie des Avengers. Il serait dommage de passer à côté.

X-MEN L'INTEGRALE 1988 (II)



Uncanny X Men 231 à 239 et Uncanny X Men Annual 12


Uncanny X Men 231
Superbement mis en image par Rick Leonardi cet épisode met en scène Colossus qui va prêter main forte à sa sœur Magik dans les limbes où sont emprisonnés les Nouveaux Mutants. La Baba Yaga est présente (délire de Claremont dans l’univers des X Men) et la relation entre le frère et la sœur (superbe dialogue) bien exploitée.
Claremont en profite pour continuer à semer des graines pour Inferno (les justes, les limbes, S’YM).

Uncanny X Men 232 à 234
C’est la seconde fois que Claremont fait intervenir les Broods. La dernière fois c’était dans l’espace ici c’est sur Terre. Comme d’habitude chez le scénariste relie son histoire à la fois à la continuité en opposant ceux qui ont déjà combattue les Broods (Storm, Wolverine, Colossus) avec les autres X Men candides mais également avec des évènements antérieurs (cavalcade de Alex Summer et Lorda Dane en voiture). Une seconde saga des Broods moins passionnante que la première. Silvestri rend une bonne prestation (Dan Green sur les 2 premiers épisodes et Joseph Rubinstein sur le troisième pour l’encrage). Par contre les personnages avancent (peur de Havok de tuer des êtres vivants, le mystère Madelyne Pryor, Inferno à venir) et Claremont utilise bien la situation qu’il a mis en place (mort des X Men et le fait que l’on ne peut pas les voir ou les enregistrer avec la technologie, équipe gendarme du monde). A signaler que l’infirmière, le pasteur et sa femme seront réutilisés plus tard dans une mini série de très bonne facture par Ostrander et Hitch. Le pasteur étant bien sur là, pour Claremont, pour prêcher un monde de tolérance où tous doivent être acceptés (et surtout les mutants). Nouvelle intervention de la religion chez Claremont (Dieu crée l’homme détruit, interrogations de Nightcrawler pour en citer quelqu’une).

On enchaine pas le show Arthur Adams avec l'annual 12 de Uncanny X Men. Claremont entraine les X Men dans le cross over géant entre annual « The Evolutionary War ». Il en fait un très bon épisode où les X Men retourne sur une terre sauvage (qu’ils connaissent bien) dévastée par Terminus dans la série Avengers (Stern/Buscema). Claremont (c’était une de ces grandes forces) plante un sub plot (Zaladane pour Uncanny X Men 275), joue avec sa propre continuité (l’enfant ? de Colossus et Nereel, Garokk) et fait du Soap (Dazzler – Longshot). C’est magnifiquement dessiné par Arthur Adams et cela s’insère parfaitement dans la continuité marvelienne.
La suite c’est la désormais classique première apparition des X Babies. Création de Mojo il ne faut pas passer à côté.

Uncanny X Men 235 à 238 voit la création de l’ile de Genosha. C’est une saga forte de Claremont. Le concept de Genosha n’aura jamais été aussi bien exploité que dans cette première saga. Une nation (une ile) à la pointe de la technologie, à l’économie florissante grâce à l’exploitation des mutants (camps de concentration, contrôle des naissances, manipulation génétique). Claremont est au top de son inventivité bien secondé par le duo Leonardi et Silvestri. On y suit également en sub plot la montée en puissance de la reine démon (Madelyne) et son idylle avec Havok. Claremont se rappelle que Rogue a en elle la personnalité de Miss Marvel (Carol Danver avec ses liens avec Wolverine) et rend Wolverine très vulnérable. Génial

Le dernier épisode (Uncanny X Men 239) est un des 2 préludes (avec le suivant) à Inferno. La psychologie des X Men mais aussi des forces en présences est passée en revue (Sinistre, la reine démon, N’Astirh). Le génie de Claremont c’est d’arriver à faire vivre autant de personnages en 22pages uniquement.

Bilan : une très bonne lecture à la hauteur du mythe des X Men. Ces épisodes (l’exil des X men en Australie) sont un must have. La partie graphique est extraordinaire (Leonardi, Silvestri et Adams). Nullement décompressé on lit un nombre d’événements impressionnants.
Cette intégrale est aussi le moyen de lire les pages inédites, censurées ou charcutées par Semic il y a 25 ans.
Bémols : l’édition sur papier glacé (je préfère mes Spécial Strange) et la mise en couleurs parfois malheureuse.
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Dernière modification par arrowsmith ; 26/05/2014 à 00h29.
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C'est d'ailleurs à partir de là que les Vengeurs prennent réellement leur envol !
Franck Giacoia a très peu dessiné dans le silver âge, c'est plutôt un encreur reconnu et surtout le meilleur ami de Carmine Infantino avec qui il était camarade de classe. C'est interressant de le voir aux dessins, même si ca sent le Sal Buscema lourd à l'encrage.
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  #21  
Vieux 10/05/2013, 17h55
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C'est d'ailleurs à partir de là que les Vengeurs prennent réellement leur envol !
Franck Giacoia a très peu dessiné dans le silver âge, c'est plutôt un encreur reconnu et surtout le meilleur ami de Carmine Infantino avec qui il était camarade de classe. C'est interressant de le voir aux dessins, même si ca sent le Sal Buscema lourd à l'encrage.
Ce qui est bon c'est la mise en place d'éléments qui sont du lourd pour Marvel. Une période bénie. Sal Buscema fait une très bonne prestation mais les épisodes de Adams et John Buscema sont à tomber par terre. Et puis Roy Thomas assure un max à l'époque.
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Vieux 18/05/2013, 00h23
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Des petites critiques de VO

The Massive #1 (DARK HORSE)
(Brian Wood/ Kristian Donaldson/ couleur par Dave Steward)
Un premier numéro qui met dans l’ambiance.
Brian Wood (DMZ, X Men, Northlander, The Local) est partie pour une nouvelle série avec en fond une projection sur un futur proche et un monde plongé de l’apocalypse après des désastres écologique sur la planète. On suit donc les aventures de l’équipage du KAPITAL commandé par le Capitaine ISRAEL à la recherche, sur les mers, du bateau Le MASSIVE. Ces 2 navires font partis d’une organisation ressemblant forcement à un Greenpeace plus musclé. En un seul numéro Wood parvient nous présenter la situation, les enjeux, les personnages et l’ambiance. Un vrai bijou d’écriture. J’ai particulièrement aimé le trait de Kristian Donalson qui sans fioriture est efficace.
La mise en couleur de Dave Steward est dans le ton et contribue plus que grandement à l’ambiance. Avec Dave Steward on ressent l’immensité des mers et océans ainsi que les silences qui font peurs.
Et puis la lecture en single, sur un tel numéro c’est top. Superbe couverture et le numéro 1 est agrémenté de documents (fictifs) complétant ce que nous venons de lire (Rapport Ninth Wave et photo archives). J’ai feuilleté le TPB et ces derniers n’ont pas l’air présent
Du coup si tous les singles sont de cette qualité j’attend de voir la VF mais je n’exclus pas de continuer en VO mensuellement par la suite.

MP the Manhattan project #1 (IMAGE)
(Jonathan Hickman / Nick Pitarra / couleurs par Chris Peter)

N’ayant pas aimé les derniers travaux de Hickman sorties en VF (Fantastic Four, Secret Warriors) je n’ai pas pris l’édition française de MP.
Du coup pour tester j’ai acheté pour 1€ le numéro 1 en VO.
Et au final je peux donc dire que j’ai perdu 1€ ….
…sur l’achat de la série. J’ai aimé ce numéro 1. Hickman m’a paru très clair dans sa narration. Pas d’ellipse tordue où on a l’impression d’avoir sauté des cases. Les flasbacks sur l’histoire des 2 frères Oppenheimers sont bien distillés à la lecture faisant avancer l’histoire au bon moment. Le sujet est suffisamment intrigant, placé dans une période charnière du XXeme siècle très intéressante (seconde guerre mondiale et futur guerre froide, bombe atomique, Einstein ) pour donner envie d’en savoir plus.
Côté dessin je dois avouer que j’ai traversé les planches de Nick Pitarra sans plaisir ni déplaisir. J’ai pensé à Darrow ou Skroce mais sans leur génie.
Par contre Chris Peter fait un bon travail à la couleur et contribue grandement à donner une réelle identité à la série.
Un très bon numéro 1 qui va me faire acheter la suite.

Archer and Armstrong#1 (VALIANT)
(Fred Van Lente / Clayton Henry /Matt Milla aux couleurs)

A force d’entendre du plus grand bien du relaunch de Valiant (et je ne connais pas, à mon grand désespoir, les anciennes incarnations) je me suis lancé et jeté mon dévolu sur Archer and Armstrong #1.
Et bien je n’ai pas été entièrement convaincu.

Les plus :
- les dessins de Clayton Henry métamorphosé
- l’immersion dans un nouvel univers
- des personnages qui sont de suite charismatique

les moins
- un scénario de Van Lente un peu décousu qui nous balade sans avoir la sensation d’un fil directeur
- pas de lien évident avec le prélude mythologique
- une rencontre entre Archer et Armstrong un peu facile

Du coup j’hésite à continuer ou bien à essayer une autre série de Valiant. Hésitation du au petit prix des premiers TPB de l’univers Valiant que l’on trouver en cherchant un peu

Des comics du FCBD

The Walking Dead FCBD (IMAGE)
(Kirkman/Adlard/Adlard)
Du tout bon pour ceux qui suivent la série.
Ce numéro spécial raconte des tranches de vie, au début de l’infection, de certains personnages qui ont marqué la série :
Michonne / Tyreese / Morgan et Duanne / le gouverneur.
Cela nous offre un éclairage particulier sur les motivations de chacun mais on comprend également mieux ce qui les a fait avancer et forger le caractère si particulier de certains protagonistes. On sait désormais d’ou vient le sabre de Michonne.
Mention spéciale à l’histoire de Morgan et Duanne très bien écrite et très mélancolique.

Judge Dredd Classic FCBD (IDW)
(John Wagner/Brian Bolland)
Je connais très peu le Judge Dredd. Et bien je n’ai pas été décu. Entre des dessins à tomber par terre de Brian Bolland et un excellent scénario de Wagner j’en ai eu pour mon argent (ah oui c’était gratuit). Ce numéro raconte la première apparition du Judge Dead. C’est fort, noir, irréventieux.
Une putain de bonne lecture.
En bonus on a droit à une mini aventure de Walter The Wobot par Joe Collins et Brian Bolland. Typiquement de l’humour dans un style outre manche.

INFINITY FCBD (MARVEL)
(Hickman/Cheung)
Un jolie prologue qui ne dévoile pas grand chose. On voit l'univers Marvel sur 3 cases uniquement (Thanos pour l'une et Avengers, X men, le Shield pour les 3 autres).
Cela promet une belle bagare cosmique avec une nouvelle race qui semble assez puissante. Hickman à l'air de bien s'approprier Thanos également dans le peu que l'on voit.
Ressenti assez positif en première lecture (mais n'était ce pas le cas sur les previews de Secret Invasion ?)
Cheung réalise de très belles planches cosmiques.

Par contre dans le Infinity FCBD il y a aussi :

- un extrait de Logan's run 6 (1977), The Final Flower, par Edelman et Zeck axé sur Thanos et Drax. Véritable bonus très plaisant à lire. J'ai bien aimé le dessins de Zeck (à ses début ?) et les dialogue entre Drax et Thanos sont assez savoureux. bonne poche.

- l'extrait déjà publié du futur GN de Ellis et Mc Kone : Avengers Endless Wartime.
rien de nouveau et je trouve qu'il a drôlement baissé de niveau Mc Kone. Son Jarvis est horrible (on dirait un singe). Peu de décors également (dans le sens qui enrichissent le dessin). Le scénario de Ellis est peu dévoilé. Une preview qui rate sa cible.

Donc un bon comics gratuit au final avec une petite pépite que ce Logan's run#6
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Dernière modification par arrowsmith ; 05/05/2015 à 12h46.
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Vieux 19/05/2013, 01h36
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SCALPED TOME 6 (Rongé jusqu’à l’os)

Jason Aaron / RM Guerra


Ce sixième tome présente les épisodes 30 à 34 soit l’intégralité de la saga The Gnawing.

Premier bon point, RM Guerra assure la partie graphique sur l’ensemble des épisodes. Et plus cela avance meilleure est sa prestation. J’ai trouvé le numéro 34 parfait graphiquement. Du grand art.
Et sur ce tome Aaron se lâche. Autant les 2 précédents lui permettait d’explorer à juste escient) le passé des protagonistes pour nous faire comprendre comment on en était arrivé là mais de cette façon il nous donnait également certains clés de compréhension pour la suite.

Ici il a décidé de faire avancer tout le monde d’une case (ou plusieurs) ou bien d’en éjecter d’autre. Et certains n’on ressortiront pas indemne ou du tout d’ailleurs. Des cadavres, Aaron en distille tout le long des 5 numéros. On est passé à la phase suivante. Et pour ceux qui en ressortent rien ne sera plus pareil (et là on n’est pas chez DC ou Marvel) : Dashiell, Red Crow, Carol sont les 3 anti héros qui verront leurs destiné bouleversés. Les autres repartiront avec des certitudes bouleversées. Surement un des meilleurs tomes du run en cours.

La force de Aaron c’est de bien nous exposer clairement les situations (à bien noter : plusieurs sub plot) lors du premier numéro et le lecteur que nous sommes se demande de quelle(s) manière (s) il va résoudre cela. La narration est juste parfaite à la hauteur des meilleurs polars ou série policière dans une ambiance sombre et glauque où personne n'est innocent.

Du grand art pour une grande série.
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Il est vraiment temps que j'entame la lecture de Scalped !
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Vieux 23/05/2013, 15h28
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GREAT PACIFIC (IMAGE)
tome 1 : Trashed !



Joe HARRIS / Martin MORAZZO

Pitch : Chas Worthington, 21 ans, est un riche héritier à la tête d’un empire pétrolier. Aspirant à laisser son empreinte sur Terre, aspirant à résoudre des problèmes plus important qui son confort matériel, il décide de devenir le souverain d’une nation composé d’ordure dérivée de produit pétroliers : le vortex de déchets du Pacifique nord (ou Grande zone d'ordures du Pacifique). Entre l’appât du gain de sa fortune et les multiples prétendants à cette nouvelle nation rien ne va se passer comme prévu pour Chas et son ami Alex.

Joe HARRIS nous narre un récit de science fiction écologique sans tomber dans les clichés du genre. Chas, petit génie, est habité par ces doutes (que Harris arrive à bien faire comprendre en peu de page) mais est clairement motivé pour réussir. Il souhaite fuir le monde cruel des affaires pour montrer au monde entier que l’on peut repartir de zéro et reconstruire à partir des dérives de l’humanité (la pollution).
Et pour ceux qui veulent en savoir plus : la Grande zone d'ordures du Pacifique (GPGP pour Great Pacific Garbage Patch) existe réellement. Harris construit donc son histoire à partir de fait réel. Cela renforce encore plus force du récit encré dans un futur probable.

En six épisodes les enjeux sont clairement posés et le casting bien posé. Chas sera confronté à l’armée, à des pirates maritimes, une tribu indigène et à un monstre marin. Harris arrive à poser à travers ce premier tome des points d’étapes qui marqueront à cours sur la suite (le drame de la première rencontre avec un membre de la tribu indigène, sa relation et les probables origines avec le monstre marin, sa relation avec une pirate française Zoe). En parallèle Harris nous initie aux pratiques des rapaces de la finance qui lorgnent vers l’empire de Chas et en profite pour développer la famille de Chas. Le rapport à son père est particulièrement exploité et plus généralement le sujet de la filiation (Chas et son père, Chas et son Oncle mais aussi le Pack avec les indigènes, le Pack avec Chas, le monstre marin avec Chas) est un élément important du récit
Chas Worthington va découvrir que c’est une chose de prendre possession d’un territoire « vierge » mais c’est tout autant compliquer de le conserver. Il n’y a pas de temps mort dans le récit et Harris arrive à bien alterner les scènes d’introspection, d’action et de mise en place.

Enfin je n’ai pas eu l’impression de lire un plaidoyer écologique. Personne n’est tout blanc ou tout noir parmi les protagonistes. Chacun à son rôle à jouer dans le récit.


Pour la partie graphique Martin MORAZZO dessine des planches dans un style simple, sans fioriture, avec dynamisme et proche de la ligne claire. Il pèche un peu sur les visages et leurs expressions. Par contre il rend très bien l’impression de territoire immense et inexploré que l’on peut ressentir sur New Texas (ou Pack). Les décors sont peu fouillés (mais aussi peu nombreux quand on parle d’une ile artificiel au milieu du Pacific) mais dessiné comme il faut et sans surenchère de détails qui surchargerait le dessin. A sa « décharge » le défi que relève MORAZZO est d’inventer ce nouveau territoire, véritable continent poubelle, comme il le dit lui-même dans une interview. Je suis persuadé qu’il va continuer à s’améliorer et donner de plus en plus vie à cet univers dans les numéros qui vont suivre. Enfin il donne vie au Pack et en fait un protagoniste à l’instar des personnages humains ou animaux. Et cela on le ressent à la lecture. Comme ce New Texas le champs des possibles semble infini pour Morazzo.
A la couleur TIZA STUDIO applique une palette assez simple elle aussi en adéquation avec le dessin de Morazzo. Pas de folie mais de l’efficacité. On comprend ce que l’on regarde.
Il manque peut être un peu de folie sur la partie graphique et j’aurais aimé que l’on ressente un peu plus la dureté (au sens propre et figuré) de vivre sur cet atol.

Bilan : si on passe outre un dessin efficace mais pas tant attractif que cela on passe un très bon moment sur un fond écologique assez original. Une série qui mérite d’être suivi et qui, si elle continue sur le même rythme, pourrait devenir une série sur laquelle compter.

Le plus : le premier TPB est à 10€. A ce prix là il serait dommage de ne pas essayer.
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Vieux 23/05/2013, 15h32
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J'ai aussi convaincu Scarlet de prendre le tp, j'attends son avis. En tout cas le tien est rondement écrit.
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Pas encore lu mais ça ne saurait tarder! ^^
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Bonne lecture alors.
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Tiens, je vais peut-être tenter. Merci de l'avis.
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Warren Ellis.
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Vieux 25/05/2013, 01h44
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LES MAITRES DE L'EVASION



Brian-K Vaughan / Steve Rolston-Jason Shawn Alexander-Philip Bond-Eduardo Bareto

Le pitch : Un jeune homme découvre à la mort de son père que celui-ci vouait un véritable culte à un héros de Comics des années 40 : The Escapist (le maitre de l’évasion en VF). En hommage à son père il décide donc de racheter les droits et de concevoir avec l’aide de son meilleur ami de nouvelles histoires en comics book de l’Escapist.

BKV nous décrit l'envers du décor et les périples de la conception d’un comics indépendant. Cette LS transpire de l’amour de BKV du média. Son récit est très référencé (Cleveland, M Chabon, Siegel, les conventions…).

Thème récurent chez Vaughan la filiation est prépondérant dans le récit : Le récit débute pas la mort du père de Manuel Roth, un des protagonistes du récit. Sa relation avec son père (leg de la collection de comics, être à la hauteur du paternel…) est un des fils conducteurs de l’histoire. Ces rapports aux parents se retrouvent également dans le comics dans le comics , The Escapist, avec l’escapist mais aussi Luna Moth. En cherchant bien vous trouverez les doutes des autres protagonistes sur le sujet.
Et puis comment ne pas évoquer Yorick Brown (héros de Y the Last Man). On voit ce qui a également pu intéresser BKV. Comme Yorick était un roi de l’évasion, l’Escapist l’est également.
C’est aussi un vibrant hommage aux illustres prédécesseurs de BKV. La lecture transpire de référence aux pulp et comics des années 30 à 50. Fortement inspiré, sur le principe, du roman de Michael CHABON (dont l’Escapist est la création) BKV écrit une déclaration d’amour aux créateurs de BD que sont des Jerry Siegel, Joe Shuster, Jack Kirby…. Critiques féroces également de cette industrie qui tente de faire du profit coute que coute avec des procédés mercantiles douteux et l’emprise de certains firmes sur le média.
C’est donc à travers un jeu de miroir, l’histoire dans l’histoire, que Vaughan se propose de nous entrainer. En effet en plus de lire l’histoire de Manuel Roth nous lisons également l’histoire de la création d’un comics mais aussi certaines racines de ces derniers mais surtout nous avons le droit à savourer au travers de 6 numéros la lecture d’un épisode de l’Escapist. Un comics dans le comics.


Pour la partie graphique plusieurs illustrateurs se partagent le récit. Chacun illustre une partie identifiée et différente :

Steve Rolston (Philip Bond pour le premier numéro) dessine l’histoire au présent. Je ne suis pas fan de son trait mais il est efficace et sans fioriture. C’est un peu cartoony et les personnages sont un peu grossiers parfois (tête un peu sur dimensionné par rapport au corps par ex).


Jason Shawn Alexander signe l’histoire de l’escapist imaginé par les protagonistes de l’histoire réel (vous suivez toujours). J’ai beaucoup apprécié son style (mélange de Maleev à ses début) secondé à la couleur par Matt Hollinsworth (tient il a fait Daredevil avec Maleev). C’est un peu roots mais très dynamique.



Hormis ces 2 principaux dessinateurs Eduardo Bareto signe quelques planches en dessinant l’escapist version age d’or et d’argent.





Publié en France chez Delcourt, cet éditeur réalise un travail soigné, agrémenté de bonus (couvertures variantes qui valent le coup d’œil).

Bilan : Une mini série datant de 2006 qui mérite d’être lu et appréciée de par la profondeur de son propos et de l’hommage au média qu’elle véhicule. Les dessins de Steve Rolston peuvent en rebuter certains mais il faut passer outre surtout que les planche de Jason Shawn Alexander sont elles magnifiques. Si vous vous attendez à du super slip passez votre chemin.

Une première série a été publiée en 2004: Michael Chabon Presents.The Amazing Adventures of the Escapist avec des histoires retraçant l’histoire de l’Escapist par Howard Chaykin, Bill Sienkiewicz , Steve Lieber, Gene Colan…

Pour ceux qui veulent aller plus loin je ne peux que vous conseiller la lecture du roman (prix Pulitzer 2001) de Michael CHABON, Les extraordinaires aventures de Kavalier & Clay.
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