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  #61  
Vieux 03/04/2008, 17h08
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un jus de fruits rouges?
 
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grogramane est une petite crotte de super héros pourri
c'est ton moral à toi qui nous inquiete à present.
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  #62  
Vieux 04/04/2008, 21h42
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Ben Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John ConstantineBen Wawe part en virée avec John Constantine
Boah, ça va...c'est pas la forme olympique, mais ça va. C'est juste le milieu du semestre, avant les vacances de révision, avant la montagne de choses à apprendre, le stress, quelques autres soucis, envie de lâcher tout...la p'tite déprime d'approche des examens, quoi ! Ca passera aussi, et c'était bien passé au premier semestre (le texte de Noël pour le premier défi, c'était déjà un peu ça).
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  #63  
Vieux 14/05/2008, 00h12
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georgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boygeorgesdaniel mange des frites avec Moule Boy
C'est trés beau.
Je n'arrive pas écrire comme çà et c'est mieux comme çà, car tu le fais trés bien.
Bravo Ben.

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AU DELÀ DU RÉEL
RATIONALISME & ROMANTISME

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  #64  
Vieux 14/05/2008, 14h19
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Merci beaucoup, GD, ça me touche.
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  #65  
Vieux 16/05/2008, 15h02
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Deadpoule est une petite crotte de super héros pourri
Tes textes sont copiés-collés sur mon ordi - je m'en vais les proposer à un éditeur en les mettant à mon nom (heu... oups, je m'ai trompé) - je m'en vais les lire ce soir au boulot (je suis veilleur de nuit... et occasionnellement veilleur de soir) !
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  #66  
Vieux 17/05/2008, 06h06
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Deadpoule est une petite crotte de super héros pourri
Voilà mes critiques

Un flic
Pour rejoindre ce que les autres ont dit, ça sonne comme du Franck Miller. Ca sent le testament, ça sent les états d’âme. Ca sent la fin d’une vie gâchée. C’est bien écrit, c’est pas ma tasse de thé mais merde, congrates !

Proverbe
Génial ! Et c’est le putain de geek fan de batman qui parle ! Ce que tu viens d’écrire (enfin, “viens d’écrire” elle est bonne, c’est moi qu’arrive après la bataille ^^), bref, ce que tu as écrit pourrait servir de script pour un zode de la série sur Gotham et ses flics ! On les oublie tout le temps ceux-là, ils sont présents, l’ont toujours été, et faisaient respecter la loi bien avant l’arrivée de l’autre encapé ! Une bonne inspiration, ça fait plaisir !

La bête
D’abord quelques morceaux choisit :
“Ses années de catéchisme et tout ce temps passé à l’Eglise lui ont au moins appris à reconnaître un démon quand il en voit un.”
Je me demande où le héros a passé ses cours de catéchisme... Surement pas dans une église digne de ce nom ^^ Bref, je ne pense pas qu’on nous apprenne de telles choses au catéchisme (sauf peut-être à SunnyDales)
“Le Malin a perdu, comme toujours”
Ca, ça reste encore à prouver ^^ Regardez les Pokemon, et le surimi... Si c’est pas une preuve du contraire, le surimi !
Bref... sinon j’aime beaucoup ce texte ! Ca me rappelle le genre de truc que j’ai lu dans le recueil de nouvelle de Matheson junior “Dystopia”
Un seul bêmole : peut-être aurais-tu pu nous faire comprendre un peu avant le milieu du récit que le héros était quand même bien catho. Parce que du moment où il part en délire sur Dieu et tout ça, ça fait une sacrée cassure, ça manque de transition. Ca m’a un peu choqué. Comme si c’était la bête qui avait éveillé en lui LA foi, alors qu’il l’avait toujours eu, elle était juste enfouie en lui, ne demandant qu’à se réveiller. Parce que, péter un plomb comme ça d’un paragraphe à l’autre, on dirait qu’il était carrément athée avant et qu’il vient de griller un fusible ^^

Paradis Perdu
Juste une phrase pour tout résumer :
“ Il sent, malgré son casque, leurs gaz d’échappement qui ont déjà réduits leur précédente planète à néant.”
Du génie en boîte ! Ca le fait ! Ca sonne comme un coup de marteau dans la tronche, ça fait mal.
Et ça :
“ Il a été au paradis, oui. Et il en a été chassé. Toujours la même histoire, se dit-il en hélant un taxi et en espérant pouvoir revenir un jour dans cette fabrique de mondes virtuels. Et toujours la même fin.”
C’est bien trouvé !



Les notes
Put... Si j’avais encore un coeur, tu m’aurais fait chialer saloperie ! J’ai tout d’abord eu un sursaut quand tu as cité la chanson qui se jouait pendant la cérémonie : Halleluhia !
S’il s’agit de la reprise de Jeff Buckley, tu as su directement me toucher en plein coeur (à croire qu’en fait, j’en ai un !), avant même de creuser plus loin les sentiments du héros.
Le reste n’est qu’une lente descente en enfer, quelle horreur ! Et jamais tu ne tombes dans le pathos, la facilité. Chose que je ne sais pas faire à ma grande peine. C’est bien fait, bien écrit. C’est un thème très très usité dans la littérature en générale, de ce fait j’ai lu ça comme une épreuve de force, un exercice. Et tu t’en es très bien sorti !
Bravo espèce d’enfoiré !

Le Pari
Oh my gosh ! Mais... que lis-je ? Quels mots traversent mes rétines et viennent s’ancrer dans mon cerveau ? Quelle beauté ? Quel talent ? Quel don dans la concision et dans la projection ? Ce texte est tout simplement... tout ce que j’aime ! Cher Ben, tu as un talent sûr pour imaginer un récit plongé dans un univers totalement inédit mais qui ne perd pas le lecteur malgré tout ! C’est une acrobatie littéraire pas facile. Le temps de quelques pages, tu nous fais découvrir une époque lointaine inconnue de tous tout en nous en faisant comprendre ses rouages. En quelques lignes de-ci de-là, tout devient clair pour nous, comme si nous suivions ce récit depuis une centaine de pages. Et à travers ce bordel de détails diablement organisé, tu décrits avec brio un drame humain vieux comme Hérode (même si je sais pas qui est ce type), et tout passe pour le mieux !
Y’a tellement de bonnes idées que j’ai la flemme de toutes les énumérer !
C’est fouillé mais pas fouillit !
C’est génial, c’est talentueux, c’est précis, c’est beau !
Définitivement, je t’aime toi !
NB : c’est tout à fait le genre d’écrits SF que j’adore monter. Prendre un concept, l’éclater à coups de machette et écrire une histoire avec ses tripes et son sang !
Jouissif !
Et putain de merde, faut que j’arrête de mettre des points d’exclamations à chaque bout de phrase... (vooooilà ^^)

Sur ce,
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  #67  
Vieux 18/05/2008, 23h58
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Pffouuu, je ne sais pas quoi dire ! Evidemment, merci beaucoup, ça fait extrêmement plaisir et ça me touche énormément. Je ne pensais pas que tu lirais tout, je n'avais pas eu le temps de te répondre à ton précédent message car je suis occupé à mes révisions, mais là je suis vraiment touché. Merci beaucoup, ça fait du bien dans une période de stress et d'angoisse en plein examens.
J'espère continuer encore à écrire des choses qui te plairont et qui plairont aux autres, en tout cas merci encore !
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Warren Ellis.
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  #68  
Vieux 19/05/2008, 14h45
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Deadpoule est une petite crotte de super héros pourri
En fait j'avoue, y'en a un que j'ai pas lu
Bonne chance pour tes exams !
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- Bon, fallait s'y attendre, je comprends rien à cette BD ; je ne sais même pas comment la lire ; et en plus c'est écrit très petit et la police est moche :-(
Maman

>> J'écris des trucs ici
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  #69  
Vieux 28/05/2008, 21h37
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Les examens sont enfin terminés, j'ai un peu de temps lire et je me permets donc de vous livrer ça. Malgré tout, je forme un avertissement : cette nouvelle est inspirée des Contes de la Crypte dans le genre, et j'avoue qu'il y a du gore, mais j'espère qu'il n'y en a pas trop. J'avertis au cas où, certains passages peuvent être oppressants.
Je conseille de lire en écoutant en boucle ce thème que j'adore. Bonne lecture, j'espère.

La Collection.


« Et que faites-vous dans la vie ?
- Quoi ? »

Le jeune homme enleva les écouteurs de ses oreilles, et tenta de comprendre ce que disait son voisin de siège. Le car qui les emmenait jusqu’au Sud de la France était une relique, sortie de la naphtaline pour pallier aux problèmes mécaniques des nouveaux, et il était évidemment quasiment impossible de se parler convenablement, ou d’être assit sans avoir mal au dos. Cela faisait quatre heures qu’ils y étaient, et ce n’était que la deuxième fois qu’il lui parlait. Deux de trop déjà, pour lui.

« Que faites-vous dans la vie ?
- Je suis étudiant.
- En quoi ?
- Géographie.
- Ah ! c’est intéressant. Cela vous passionne-t-il ?
- Bof, pas vraiment…je fais ça pour ne pas être toujours chez moi. On verra ce que ça donnera l’an prochain : je redouble, là. Mais ça devrait bien se passer.
- Bien. »

Jacques remit ses écouteurs, espérant avoir la paix. L’autre lui avait déjà tenu la jambe pendant dix minutes, auparavant, à discuter de questions aussi étranges que ses avis sur les serials killers, les films s’occupant de cela ou encore l’emprisonnement des criminels…comme si il en avait eu quelque chose à faire. Rapidement, il s’était forgé l’avis que son voisin était insolite, dingue et qu’il valait mieux l’éviter plutôt que de lui faire penser qu’il l’aimait bien. D’ailleurs, qui aurait pu apprécier ce type ?
Tout en lui était bizarre, et Jacques maudissait ses parents de lui avoir fait faire le voyage en car plutôt qu’en train. Apparemment, ils n’avaient pas apprécié son projet de partir avec ses amis jusqu’à chez sa grand-mère qu’il devait aider pour l’été, et ils avaient préféré être sûr qu’il arrive bien à destination en le privant de la partie fun du voyage. Il ne leur avait toujours pas reparlé depuis leur annonce deux jours plus tôt, et il ne le regrettait pas : eux étaient en tort, pas lui. Néanmoins, ils auraient au moins pu lui offrir une place côté couloir, pas près de la fenêtre où il était obligé d’être serré contre son voisin.

Celui-ci portait un costume entièrement blanc, et était habillé de la même couleur : mocassins blancs, chaussettes blanches, pantalon blanc parfaitement repassé, chemise blanche, veste blanche, cravate blanche, montre blanche…tout était blanc, ça en était même inquiétant. Même la couleur de sa peau était extrêmement pâle, presque cadavérique, et son voisin avait donné comme explication à sa question détournée qu’il avait un problème de pigmentation qui l’empêchait d’être trop exposé au soleil. Jacques avait tenté une blague pour lui demander alors ce qu’il venait faire dans le Sud, alors, mais l’homme avait simplement souri et embrayé sur autre chose.

Néanmoins, si il n’y avait eu que ça, le jeune homme n’aurait pas eu un tel trouble : après tout, n’importe qui avait le droit de s’habiller comme il le voulait, quitte à ressembler à Eddie Barclay et à être démodé. Seulement, son visage était très différent du reste de son corps, et c’était ça qui le mettait le plus mal à l’aise : ses lèvres étaient extrêmement rouges, presque sang, et ses cheveux étaient d’un noir parfait. Il ne voyait pas ses yeux, cachés derrière des lunettes de soleil noires, mais il aurait été prêt à parier qu’eux aussi étaient étranges. Il était anormal d’avoir une peau si pâle et des lèvres et des cheveux aux couleurs si fortes, et tout cela lui donnait un air bizarre, mystérieux, comme hors du temps…et Jacques n’aimait pas trop ça à trois heures du matin, alors que tout le reste du car était endormi. Il n’était pas rassuré.

« Je suis collectionneur, quant à moi.
- Quoi ? »

En soupirant, Jacques enleva encore ses écouteurs, lassé de tout ça et tentant de le faire comprendre à son interlocuteur. Celui-ci était alors soit stupide, soit terriblement sans gêne, car il continuait de sourire bêtement comme si de rien n’était, semblant même beaucoup s’amuser dans leur conversation.

« Je suis collectionneur.
- Ah…c’est bien.
- Je collectionne tout ce qui concerne le Mal, en fait.
- Quoi ?
- Oui : journaux intimes de meurtriers, cordes qui les ont permis de les pendre, etc., etc. J’adore avoir des choses appartenant à ceux qui sont tombés dans l’abîme du Mal. »

Jacques ouvrit grand ses yeux, et comprit qu’il était peut-être en face d’un serial killer ou de quelque chose du genre. Ce type semblait complètement dingue, et tout se recoupait dans son crâne : l’air étrange, les questions bizarres, cette fameuse collection…ce type était complètement malade, et il allait massacrer tous les passagers du bus dans leur sommeil. Par réflexe, il se colla totalement contre la vitre, espérant mettre quelques vagues centimètres entre lui et son voisin, même si ça ne servirait pas à grand-chose si celui-ci était bien comme il l’imaginait.
Devant la réaction de l’étudiant, l’homme sourit et sortit quelque chose de sa poche, qu’il tendit à Jacques.

« Ne vous en faites pas : je ne suis pas un tueur en série, je n’ai même jamais touché la moindre mouche. Même si collectionner cela est ma passion, il s’agit aussi de mon métier : je suis forain, et je pars sur les routes pour montrer à tout le monde mon petit musée aux horreurs. J’ai un certain succès. »

Il prit la carte de visite et put y lire « Han Gedecu, Directeur des Enfers, le meilleur musée itinérant au monde sur les tueurs ayant peuplés la planète Terre », avec à côté l’image de très bon goût d’une guillotine ensanglantée. Jacques déglutit légèrement, avant de vouloir rendre la petite carte ; celui-ci leva calmement sa pâle main en souriant.

« Gardez-la, j’en ai plein. Nous sommes actuellement stationnés près du terminus, nous y restons encore quelques jours : passez nous voir si l’occasion se présente.
- Oui…bien sûr… »

Le jeune homme n’était pas rassuré, et il avait de quoi : tout en ce type sentait le mystère et l’étrange, et il n’était pas très attiré par ce genre de choses la nuit, alors que personne d’autre ne semblait réveillé dans le car en dehors du chauffeur. Il acquiesça dans un sourire crispé, et rangea la carte dans une des poches arrières de son jean, espérant ne plus avoir à parler à ce type de toute sa vie. Il remit ses écouteurs, et se cala bien dans son siège, alors que Han Gedecu continuait de sourire en regardant les autres personnes du car. Ce type semblait vraiment dingue.




Deux semaines plus tard. Garage de la grand-mère de Jacques, absente pour deux jours pour une réunion avec ses amies du club d’anglais à Marseille. Il avait donc la maison pour lui tout seul, et n’avait pas attendu pour appeler tous ses amis et leur intimer l’ordre de faire une des plus belles fêtes du siècle. Lui qui avait subi depuis son arrivée les pires corvées et les plus monologues sur le passé de la région qui existaient, il avait besoin d’une soirée mémorable pour continuer à tenir.
Evidemment, le fait que ses parents le payaient pour s’occuper de sa grand-mère pendant l’hospitalisation de sa tante était très intéressant, mais il avait quand même bien du mal à ne pas exploser devant l’inintérêt de ses journées et l’ennui quasi palpable qui se dégageait de chacun de ses gestes.
Heureusement, ce soir-là fut bien différent.

L’alcool coula à flot, la moitié du garage fut inondé par un pack de bières qui explosa sur le sol et une caisse de souvenirs de sa grand-mère fut vidé pour voir si il y avait quelque chose d’intéressant, mais à part de vieilles photographies en noir et blanc, il n’y avait pas grand-chose. Ils étaient quatre amis qui faisaient la fête, criaient, hurlaient, sautaient partout et rotaient le plus fortement possible, et personne ne venait leur demander d’arrêter ou de faire moins fort. La maison était en pleine campagne, ils avaient donc une totale liberté et en profitaient totalement.

Bien sûr, ils avaient déjà fait des fêtes auparavant, mais ils venaient à peine de passer leur première année d’université et étaient encore donc très jeunes dans cet exercice, surtout qu’ils ne tenaient pas l’alcool et qu’ils n’avaient pas eu les moyens d’aller aux endroits les plus branchés où on apprend ce genre de choses. Ils pensaient être des hommes et savoir boire, mais après à peine deux packs, deux d’entre eux ronflaient déjà et les deux autres n’arrivaient plus à marcher.
Il était à peine vingt-trois heures, et la fête se finissait déjà. Pourtant, Jacques adorait cette soirée et était déjà sûr qu’elle ferait partie des plus mythiques de son existence. Il était certain que violer tous les interdits dans le garage où sa mère avait trimée étant jeune et qui lui avait toujours été interdit pour éviter qu’il ne détruise ce qui s’y trouvait était une chose dont il se souviendrait toute sa vie.

Au fond, il n’avait pas tort : ces moments resteraient gravés à jamais dans son esprit. Seulement, ce n’était pas pour la raison qu’il croyait.




« Oh putain… »

Jacques avait mal au crâne. Il ne se rappelait pas ce qu’il avait fait en dernier, mais maintenant il se retrouvait le nez dans les bouteilles vides et le dos endolori. Tout son corps semblait crier de douleur, et il avait énormément de mal à ne faire que le bouger. Mon dieu pensa-t-il, quelle soirée…

Difficilement, il parvint à s’asseoir et à passer sa main dans ses cheveux, ce qu’il regretta immédiatement : on aurait dit que quelque chose s’acharnait avec des couteaux sur son crâne. Il avait déjà entendu que certains avaient une telle gueule de bois qu’il était impossible pour eux qu’on leur touche la tête, et il avait bêtement pensé qu’il savait boire assez pour éviter ça, qu’il était meilleur que ceux qui devaient subir cette horreur ; apparemment, il n’avait juste jamais bu assez pour expérimenter ce phénomène, et il n’était pas sûr de vouloir recommencer.

Voyons, que s’était-il passé ? Il se rappelait la soirée, la boisson, les pizzas, les films, puis encore l’alcool dans le garage, les conneries, la fatigue, et…et plus rien. Il avait certainement dû s’écrouler après les autres, car il se rappelait que Henry, Arnaud et Antoine s’étaient endormis avant lui. Les nuls ! Il se ferait une joie de raconter aux autres qui était le meilleur. Si avec ça il n’était pas invité aux meilleures fêtes, il ne savait plus quoi faire…enfin, ce n’était pas le sujet du moment. Pour l’instant, il fallait réveiller ses potes et remettre tout en ordre avant l’arrivée de sa grand-mère : tout plutôt que de lui expliquer ce qu’il avait fait la veille. Elle serait prête à le tuer pour ça.

Sans se dépêcher, il se leva et s’approcha du mur pour tâtonner et savoir où il était. Apparemment, un imbécile avait éteint la lampe ou l’avait cassée, et aucune lumière ne filtrait dans cet endroit clos. Il n’avait jamais compris pourquoi, mais sa grand-mère avait mis un point d’honneur à ce que son garage soit entièrement sombre quand elle le voulait : peut-être qu’elle y enfermait sa mère et le reste de ses enfants quand ils n’étaient pas sages, et qu’elle rigolait sadiquement quand elle les entendait pleurer…oui, peut-être. Après tout, si elle était capable de citer tous les épisodes d’Un cas pour deux et leur contenu et vous forcer à regarder les DVD en allemand non sous titré, elle pouvait bien avoir fait ça aussi.

Après quelques minutes de recherche, Jacques parvint à l’interrupteur, mais celui-ci ne fonctionnait pas : apparemment, quelqu’un avait cassé la lampe, et il serra les poings de colère. Merde, il leur avait bien dit de faire attention et d’éviter les conneries ! Il n’avait plus que quelques heures pour tout remettre en état et réparer ça, et il n’avait jamais été brillant pour ce genre de choses avant ! Il se rappelait encore comment il avait fait exploser le réseau électrique du lycée deux ans auparavant en sciences physiques…

En plus, il y avait une drôle d’odeur dans le garage : il ne savait pas d’où ça venait et ce que c’était, mais il était sûr que ça ne devait pas se trouver là. Il avait trop souvent travaillé ici depuis son arrivée sous les ordres de sa grand-mère pour ranger les cartons et remettre en état certaines vieilles choses pour être sûr de ça. Apparemment, un de ses « amis » avait fait une autre bêtise, ou avait ramené quelque chose qui avait une telle odeur, mais en grand nombre alors. Tandis qu’il revenait lentement à la conscience malgré son mal de crâne, il se rendait compte que cette odeur était beaucoup trop présente dans le garage pour qu’un seul objet en soit l’origine.
C’était peut-être de la peinture…ou des joints…pff, quels imbéciles d’avoir ramenés ça ici ! Il leur donnerait de bons coups de pied pour les réveiller, tiens.

Jacques parvint finalement à la porte du garage, et l’ouvrit difficilement : le bruit du vieux bois grinçant lui était totalement insupportable, et il faillit la lâcher à cause de cela. Néanmoins, il réussit à la lever convenablement jusqu’au plafond, et mit quelques secondes à s’habituer à la lumière du soleil. Il avait mal aux yeux, mais il savait que ça ne serait rien comparé à ce que sa grand-mère lui ferait subir si elle apprenait ce qu’il s’était passé. Il se fit donc violence et se tourna pour réveiller ses amis, mais il se figea sur place quand son regard se posa sur eux.

« Mon…mon dieu… »

Il savait maintenant quelle était l’odeur et d’où elle venait : c’était du sang, celui de ses amis. Qui étaient morts.

« C’est…c’est… »

Jacques ne comprenait pas, il ne pouvait pas comprendre. Encore fatigué de la veille, son cerveau ne parvenait pas à enregistrer toutes les informations qui se dégageaient de l’horrible spectacle devant lui. Ses trois amis étaient allongés sur le sol, dans différentes positions, mais tous leurs habits étaient horriblement recouverts de sang. Toute la pièce était elle-même pourpre, comme si le ou les responsables de cette horreur s’étaient amusés à la repeindre du sang de ceux qui représentaient tout pour lui.
Il tomba à genoux devant le corps d’Arnaud, dont la gorge avait été monstrueusement découpée par quelque chose qui avait eu du mal à trancher la peau. Il ne put poser qu’un seul regard sur son corps déchiqueté, mais cela lui suffit lui pour comprendre que toute sa trachée avait été arrachée à mains nues, et que son ventre avait été ouvert par le même objet qui avait été usé plus haut. Jacques vomit quelques centimètres à côté, ne pouvant supporter cette horreur.

Il tenta alors de se relever pour partir, fuir loin d’ici, même si au fond il avait envie de voir si l’un ne s’en était pas sorti, mais tomba violemment sur le sol après avoir glissé sur la jambe d’Antoine. Celui-ci avait aussi eu le ventre découpé avec la chose, mais lui ses yeux avaient été arrachés. Jacques recula aussi vite qu’il put devant une telle vision, mais il cogna alors le dernier corps, celui d’Henry. Encore une fois, le bas de son torse avait été déchiqueté, mais lui c’était sa bouche qui avait été la cible de son meurtrier : il ne savait pas ce qu’il s’y était passé, mais le résultat était tellement monstrueux, tellement horrible qu’il ne pouvait continuer à le regarder.
Pas assez rapide, le jeune homme vomit sur le bermuda de ce qui restait de son ami, et mit de longues secondes avant de réussir à se relever. Il n’en pouvait plus.

Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Qui pouvait avoir fait ça ? Qui ? Ce…ça ne pouvait être qu’un monstre, et Jacques n’avait plus assez de lucidité face à un tel spectacle pour ne faire qu’imaginer quelqu’un faisant ça ou réfléchir dessus. Tremblant, pleurant, les mains vaguement levées devant lui, il errait devant la maison de sa grand-mère, abandonnant lentement ce qui lui restait de conscience après une telle horreur. Une légère bave commençait même à dégouliner le long de sa lèvre, mais la vibration familière de son portable dans sa poche vint le ramener pendant quelques secondes dans le monde qu’il connaissait bien et où ce genre de choses n’était pas possible. Cela le rassura quelque peu de sentir une telle chose familière et normale.

Immédiatement, il prit le téléphone en main, se fichant de mettre du sang sur ses habits qui semblaient déjà tachés, mais il n’y fit pas attention. Il ouvrit son Samsung pour voir si quelqu’un l’appelait, mais c’était seulement son répondeur pour lui dire qu’il avait un message. Se fichant complètement de cela, il appela la police et tenta de leur indiquer ce qu’il se passait, mais il était encore tellement sous le choc que seul un charabia incompréhensible sortit de sa bouche. Evidemment, la femme à l’autre bout du téléphone tentait de l’aider et de le faire parler distinctement, mais comment un jeune homme au cerveau encore bien enfantin pouvait-il rester calme alors que son regard se posait sur les tripes de ses amis qui brillaient désormais au soleil ?
Il eut un autre haut-le-cœur, se tourna pour regarder autre chose et parvint finalement à indiquer l’adresse de sa grand-mère, puis raccrocha.

Il soupira et se remit à pleurer en silence. Qu’allait-il faire, maintenant ? Ses amis étaient morts, et lui était vivant, mais pourquoi ? Pourquoi l’avait-on épargné ? Pourquoi s’était-on acharné sur eux alors que lui n’avait rien eu ? Pour faire un exemple ? Pour se venger ? Mais de quoi ? Et de qui ?
Encore une fois, Jacques sentit son portable vibrer pour lui indiquer qu’il avait un message ; n’ayant rien d’autre à faire et par réflexe, il composa le numéro de sa messagerie pour savoir qui avait tenté de le joindre.

Après l’habituel discours de la voix la plus entendue de France, il entendit une voix qu’il ne connaissait que trop bien, mais qui avait un accent extrêmement grave et…mauvais. Immédiatement, il devint blanc et pria pour qu’il soit en train de rêver tout ce qu’il était en train de vivre. Ses mains se remirent à trembler, alors que le message continuait, et qu’il entendait encore sa propre voix lui parler, alors qu’il n’avait aucun souvenir d’avoir prononcé de tels mots.

« …je disais donc bonjour, Jacques. J’imagine que tu n’as pas compris le reste du message, tout surpris en entendant ma, enfin ta…hum non, notre voix. Je pense que ça doit être une expérience troublante, mais je suis sûr que tu t’es assez repris maintenant pour y faire face. Tu ne dois rien comprendre à ce qu’il se passe, et c’est normal : ce qui est arrivé n’est pas courant, même si je trouve cela très appréciable. Vois-tu, chacun a une part sombre à l’intérieur de lui, et bien des auteurs de fiction se sont amusés à la décrire et à avancer des théories dessus. On peut citer Stevenson, Shelley et bien d’autres, mais ils ont toujours été loin de la vérité. Je suis ta part sombre, Jacques, et hier soir je suis sorti. »

Il n’en croyait pas ses oreilles, mais il ne pouvait s’empêcher d’écouter, comme si une force extérieure le forçait à continuer, à subir ça.

« Je suis responsable de la mort des autres, et j’ai aimé ça. Je vais recommencer, Jacques : ce n’est que le début. Je ne sais pas pourquoi, mais la porte fut ouverte, et crois-moi : je vais en profiter. Ca fait des années que j’attends, et j’ai bien des projets pour nous deux. »

Jacques entendit alors un éclat de rire terrifiant comme jamais, et il baissa lentement les yeux vers ses habits : ils étaient recouverts de sang, entièrement, et ses ongles étaient recouverts d’une matière visqueuse qui appartenait certainement aux corps de ses amis…sûrement des tripes ou quelque chose du genre.
Cette fois-ci, il ne parvint même pas à vomir, et tomba directement dans l’inconscience, la tête en avant. Il aurait le nez cassé à coup sûr, mais ça ne serait certainement pas sa priorité au réveil…si jamais il se réveillait, évidemment.




« Bonjour, Jacques. Je suppose que tu te demandes encore ce que tu fais dans cette jolie clairière et d’où te viennent ces magnifiques habits : ne t’en fais pas, c’est tout à fait naturel. Saches seulement que je me suis encore amusé hier soir, et que ce fut très satisfaisant. Penses à te nettoyer les ongles et les bras, et les dents évidemment, pour éviter qu’on nous remarque et qu’on soit malencontreusement remis en cellule. Tu te rappelles le résultat la dernière fois, n’est-ce pas ? Allez, profites bien de ces quelques heures, mon ami ! »

Le message s’arrêta et Jacques lâcha encore une fois le téléphone par terre. Cela faisait deux semaines maintenant que tout cela avait commencé, et c’était de pire en pire : chaque fois qu’il fermait l’œil, chaque fois qu’il s’endormait, l’horreur revenait et de plus en plus de cadavres jonchaient sa route. Il n’avait aucune idée de ce qui lui arrivait, il n’avait pas le moindre indice pour découvrir qui était le dingue qui prenait possession de lui dès qu’il était trop fatigué pour rester éveillé, mais il était sûr d’une chose : il ne s’arrêterait pas tant qu’il serait vivant, et il refusait de se laisser mourir. Il le savait : il avait essayé de se suicider, mais son « ami » avait réquisitionné leur corps pour l’arrêter.
Pire encore, quand il s’était rendu à la police, il l’avait aussi fait sombrer dans le sommeil pour se frayer un chemin vers la sortie dans son style heureusement inimitable. Néanmoins, si il était un monstre, il n’était pas fou : apparemment plus vif et violent que tous ceux qu’il avait rencontrés, son « autre lui » avait pris soin de ne jamais laisser d’empreinte et de toujours détruire les cassettes de sécurité quand il était filmé.

Il était donc un tueur froid, violent, sanguinaire, sadique et précautionneux, ce qui était certainement le pire de tout. Jacques, lui, se sentait glisser de plus en plus dans la folie au fil de ses réveils et à mesure qu’il apprenait ce qui était arrivé durant son sommeil.

Encore une fois, le jeune homme fondit en larmes en se demandant comment il allait survivre à ça, et pourquoi tout ça lui arrivait à lui. Depuis le début, cette question le tourmentait et il en était arrivé à la conclusion qu’il n’y avait pas de réponse : il n’avait jamais fait de mal à personne, il n’avait pas fait de pacte quelconque, il n’avait pas hérité d’une mauvaise influence familiale…il n’y avait rien dans sa vie d’anormal, absolument rien. Si ce monstre avait décidé de prendre le pouvoir, il ne pouvait pas y faire grand-chose, et semblait presque résigné à son sort.
Evidemment, cela semblait intolérable de la part de Jacques de baisser ainsi les bras, mais cela faisait deux semaines qu’à chaque fois qu’il revenait dans le monde des vivants, celui-ci comptait moins d’âmes par sa faute. Les cris de ses victimes le hantaient même si il n’avait pas été véritablement là lors de leur trépas, et parfois quelques flashs lui faisaient entrapercevoir ce qu’il leur avait fait…enfin, ce que le monstre leur avait fait. Cela suffisait amplement pour le faire craquer encore plus.

Au fond, Jacques n’était qu’un adolescent en quête d’identité encore, un peu vieux pour ce genre de choses mais nécessitant quand même quelques années pour s’affirmer comme un adulte. En quelques jours, il avait rencontré le Mal dans sa plus pure expression, et il savait qu’il ne pouvait rien faire contre lui…comment réagir, alors ? D’aucuns auraient certainement passés leur temps à chercher une idée, une aide extérieure, mais jamais il n’eût assez le courage pour se confier à quelqu’un. Bien sûr, il avait bien appelé ses parents, mais il n’était pas parvenu à articuler le moindre mot.

Personne ne croirait son histoire, et même si c’était le cas, personne ne voudrait s’occuper de lui : pour tous, il était le responsable de tous ces meurtres et pour la majorité tout ce qu’il méritait était une balle dans la tête. Il pensait la même chose, mais en être certain et accepter de se faire tuer étaient deux concepts totalement différents, et il n’était pas encore parvenu à admettre au second.
Néanmoins, pouvait-on lui jeter la pierre ? Même si il était évident qu’il devait mourir pour arrêter tout ça, il n’empêchait que ce n’était pas une décision facile à prendre, a fortiori pour quelqu’un d’aussi faible que Jacques. Depuis le début de tout ça, son esprit avait lentement mais sûrement commencée à devenir fou, et il avait désormais de grands moments de délire durant le peu de temps où il était lui-même.

Finalement, après une heure de pleurs et d’immobilisme, le jeune homme réussit à se lever et à s’approcher de la route qu’il entendait non loin. A quelques mètres se trouvait une station service, et il se dépêcha d’entrer dans les toilettes extérieures sans attirer trop l’attention. En fait, si il ne voulait pas être remarqué, ce n’était pas pour échapper à la police, mais plutôt éviter les ennuis et faire revenir trop rapidement le monstre. Il semblait avoir accepté le fait d’avoir un tel fardeau sur les épaules, et voulait juste éviter trop de victimes lors de la prochaine « crise »…ou moins qu’à la précédente, au minimum.

Rapidement, il se lava les cheveux, les dents où se trouvaient des choses qu’il ne voulait pas connaître, et tous les endroits de son corps où du sang avait giclé. Il avait encore des nausées en devant faire cela, mais étrangement il commençait à s’y accoutumer. Il ne savait pas si c’était une bonne chose, et hésitait à trouver une réponse par peur de ce que ça voudrait dire sur lui…

« Seigneur. »

Jacques évitait de se regarder dans une glace depuis le début, mais cette fois-ci il ne put s’en empêcher et sentit les larmes couler à nouveau sur ses joues. Il était usé par tout ça, mais savait qu’il ne parviendrait pas à l’arrêter. Il avait essayé de se tuer, de se livrer, de se perdre dans les endroits les plus reculés de la région, mais il se réveillait toujours recouvert de sang et avec un message sur son téléphone. Le monstre réussissait toujours à retrouver son chemin, et à laisser des cadavres mutilés et toujours éventrés. C’était une constante : il ne savait pas pourquoi, mais toujours les organes internes de ses victimes étaient laissés dehors. Toujours.
Comme tout serial killer, il avait certainement un schéma spécifique et une raison de s’acharner ainsi, mais Jacques n’avait pas l’intelligence et le temps d’y réfléchir convenablement. Il ne pouvait que subir les événements, encore et encore.

Il soupira et rouvrit la porte des toilettes, mais tomba immédiatement sur un camionneur digne du cliché : gros, gras, le t-shirt sale, une casquette, une grosse barbe et l’air de vouloir ennuyer tous ceux qui auraient le malheur de s’approcher de lui, que ça soit sur la route ou non. Jacques tenta de passer sur le côté et de baisser les yeux, mais immédiatement le camionneur le plaqua contre la porte et approcha son visage près de lui. Son haleine était telle qu’il en avait du mal à respirer.

« Heyyy, toa, t’serai pas c’connard qu’tue lé gens ? »

Apparemment, malgré les efforts du monstre, celui-ci avait été filmé malgré lui et la police le recherchait sûrement pour l’arrêter. Même si ça ne changerait pas grand-chose vu ses capacités d’évasion, Jacques sourit quand même : peut-être qu’on pourrait l’aider si on y mettait vraiment les moyens.

« P’tit pédééé ! »

Le camionneur lui donna subitement un coup de tête, sans lui laisser le temps de répondre, et le nez du jeune homme explosa dès le début du choc. Du sang commença à couler dans sa gorge, son visage était totalement douloureux et il sentait ses membres se paralyser sous le coup de la douleur, mais ce n’était pas ça qui l’inquiétait. Au fond de lui, il sentait une petite boule grandir lentement dans son estomac. Peu à peu, cette gêne devenait de plus en plus présente, et il savait ce que ça voulait dire : le monstre arrivait…le monstre voulait sortir.
Même si il faisait comme à son habitude tout ce qu’il pouvait pour l’en empêcher, le jeune homme n’avait aucune possibilité de parvenir à son but : quoiqu’il arrive, quoiqu’il fasse, jamais il ne parviendra à le stopper. Ca ne voulait pas dire qu’il n’essayait pas, en sachant à l’avance le résultat de la lutte.

Son agresseur l’avait fait tomber au sol et le frappait avec ses pieds dans un rire gras, mais Jacques n’en tenait plus compte : tout ce qui l’intéressait, c’était de repousser au maximum le moment où la « transformation » interviendrait. Il ne savait même pas ce que c’était, si il s’agissait d’un changement de place ou d’une modification corporelle, mais il ne voulait pas qu’il y ait plus de victime aujourd’hui. Même si le camionneur méritait une raclée, elle ne devait pas être mortelle : personne n’avait le droit de tuer quelqu’un. Personne.
Malheureusement, sa volonté ne put faire plier son corps, et il se sentit s’endormir ou au moins laisser le contrôle à l’autre. Alors que sa conscience semblait disparaître, il put s’entendre prononcer quelques mots avec la voix grave et vicieuse qu’il utilisait quand il se laissait à lui-même des messages sur le répondeur.

« Salut, chéri. Tu me laisses cette danse ? »

Si Jacques avait encore eu le contrôle de son corps, il en aurait frissonné de peur. Seulement, alors que cette pensée arrivait à son esprit, il était déjà bien loin de la réalité, et s’enfonçait bien profondément dans les ténèbres de son subconscient.




Doucement, il s’éveilla à nouveau dans un endroit qu’il ne connaissait pas. Cette fois-ci, le monstre l’avait amené près d’un lac, et il faisait jour. Cela ne changeait pas grand-chose, mais il préférait se réveiller quand le soleil était présent : ça diminuait les chances de s’endormir rapidement et de lui laisser encore la place. Fatigué, sale, recouvert du sang de sa ou ses victimes, Jacques n’en pouvait plus. Cela faisait trois mois maintenant que cette horreur avait débutée, et il n’arrivait plus à tenir. Même si il savait que l’autre ne le laisserait jamais mourir ou se rendre, il fallait qu’il tente quelque chose…il fallait qu’il fasse quelque chose. N’importe quoi.

Depuis l’incident de la station service, il avait réfléchi à sa condition, et en était venu à la conclusion qu’il était certainement maudit. Il n’avait jamais cru en Dieu auparavant, ou du moins pas vraiment, et ça n’avait pas changé ; seulement, il était désormais persuadé que quelque chose en lui était mauvais, malsain, et qu’il fallait le purger. Seulement, aucun ecclésiastique ne pourrait vraiment l’aider, et les exorcismes n’auraient sûrement aucun effet. La cause de son mal était intérieure : c’était de lui que venait ce monstre, c’étaient de ses mauvais côtés. Il devait trouver la solution à ça, tout seul.

Lentement, Jacques se leva. Comme d’habitude, son portable vibrait dans sa poche, mais il n’en tint pas compte : il en avait assez de ces messages stupides et insupportables. Jusque là, il les avait écoutés dans l’espoir d’une indication sur la véritable nature de cette horreur, mais il savait désormais que ça ne viendrait pas. Il n’avait aucune idée pourquoi il n’avait toujours pas été arrêté, mais le fait était qu’apparemment le monstre parvenait toujours à dissimuler sa trace, malgré l’incident de la station service. Apparemment, il avait des ressources insoupçonnées, et pouvait continuer ainsi toute leur vie. C’était plus que Jacques ne pouvait accepter.

Même si il avait déjà essayé et que ça n’avait servi à rien, même si il connaissait déjà le résultat de sa tentative, il n’en pouvait plus de subir tout ça sans rien faire. Au fil des journées, le jeune homme s’était peu à peu forgé la conviction qu’il devait au moins agir, au moins essayer : si il existait un Paradis ou quelque chose du genre, il fallait qu’il prouve qu’il ait fait tout ce qu’il ait pu. Et qu’il puisse encore se regarder dans la glace si ça ne fonctionnait pas et que tout continuait ainsi.
Il jeta son téléphone sur le côté et se dirigea d’un pas rapide vers le lac.

Il savait que le monstre ne le laisserait pas faire, mais Jacques était déterminé à tout faire pour mettre le plus d’arguments de son côté. Se dépêchant, courant même vers l’étendue d’eau, il ne faisait aucun exercice pour aspirer de l’air, il ne faisait rien pour préparer ses poumons à de l’apnée. Il n’avait pas la moindre envie de ressortir du lac vivant, et même si il était certain que l’autre se réveillerait avant le moment fatal, peut-être ses poumons seraient-ils trop gorgés d’eau pour qu’il puisse s’en sortir ; ou peut-être que la tentative bloquera quelques fonctions de son cerveau et qu’ils resteront paraplégiques. Même si il se destinait ainsi à une existence affreuse, il était prêt à tout pour l’empêcher de recommencer, pour l’empêcher de tuer à nouveau. Même à ça.

Le jeune homme pénétra donc dans l’eau, et sentit le liquide monter rapidement jusqu’à sa taille. Pour l’instant, il n’y avait aucun signe d’un quelconque réveil, et il se prit follement à espérer que ça fonctionnerait cette fois-ci, que le monstre ne se rendrait pas compte de ce qu’il faisait et qu’il n’en serait averti que trop tard. Evidemment, il sentait au fond de lui que c’était stupide et sans fondement, mais il lui fallait bien quelque chose pour oser faire cela.
Il ne connaissait pas cet endroit, mais le lac était apparemment profond très rapidement, ce qui arrangeait ses affaires. En quelques secondes à peine, l’eau était à sa gorge et il sentait qu’en quelques pas, elle l’aurait entièrement recouvert. A ce moment-là, il sentit un doute apparaître en lui : il voulait vivre. Malgré toute les horreurs que le monstre faisait, malgré tout ce que son existence impliquait pour les autres, il avait la féroce envie de continuer son existence. Après tout, ça n’était que quelques victimes, et peut-être était-ce même des criminels…peut-être que l’autre était une sorte de punisseur, de guerrier envoyé sur Terre pour régler les choses qui devaient l’être…peut-être que son action était bénéfique, finalement.

Jacques hésita donc, et fut à deux doigts de revenir sur la rive pour se sauver quand il repensa à Henry, Antoine et Arnaud…ses amis. Ses frères, même. Morts, tués par cette horreur qui vivait au fond de lui. Ils n’avaient pas été mauvais, ils n’avaient pas été des criminels : ils avaient été innocents, et il s’était acharné sur eux. Quelqu’un capable de faire ça ne méritait pas de vivre, et d’un pas ferme il s’enfonça dans les eaux froides du lac.

Alors qu’il sentait l’eau s’engouffrer en lui, Jacques ne voyait aucun signe de l’arrivée de l’autre : pas de boule, pas de paralysie, rien. Il avait l’impression de s’endormir, mais ce n’était en rien accompagné par le reste, et était certainement l’effet de la noyade. Il sentait son instinct vouloir remonter à la surface, mais pour la première fois de sa vie il imposa sa volonté à son corps, et se laissa lentement couler dans l’eau. Néanmoins, l’absence de son cauchemar ambulant le troublait : pourquoi n’arrivait-il pas ? Pourquoi n’agissait-il pas ? Etait-ce lié au message qu’il n’avait pas écouté ? Etait-il mort ? Avait-il eu quelque chose ? Peut-être que son message était un adieu…peut-être que Jacques se tuait alors que son enfer était terminé…
Peut-être, oui. Mais le doute était là, et était de trop face à une telle horreur. Même si il pourrait être libéré de lui, jamais il ne pourrait l’être du poids de ses victimes, et c’était beaucoup trop pour continuer à vivre.

Plus rapidement qu’il ne l’aurait cru, l’eau pénétra ses poumons et l’asphyxia. Même si cela lui faisait une sensation insupportable d’asphyxie et qu’il battait des bras pour remonter, c’était beaucoup trop tard pour revenir en arrière : il allait mourir, et personne ne pourrait le sauver. Alors qu’il vivait ses dernières secondes, Jacques repensa à sa famille, à ses parents, à sa grand-mère, et il esquissa un léger sourire. Il savait maintenant que le monstre ne pourrait plus les menacer et qu’il avait enfin fait quelque chose de bien dans sa vie. Il aurait dû le faire avant, il aurait dû se forcer plus tôt, mais le fait était qu’il avait vraiment accompli une action honorable, et qu’il avait sauvé bien des vies.
Même si ils ne le sauraient jamais, Jacques était sûr qu’ils seraient fiers de lui. Et il ferma les yeux en souriant, heureux d’en avoir enfin fini avec cette horreur.

Malheureusement pour lui, son corps rouvrit les yeux et remonta rapidement à la surface, y crachant le peu d’eau dans ses poumons et reprenant rapidement pied. Jacques avait peut-être cru qu’il se noyait rapidement, mais son esprit lui avait encore joué des tours, et riait même de cette jolie supercherie. En quelques pas, il fut à nouveau sur la terre ferme, et enleva ses habits mouillés. Nu, le regard vicieux, le sourire malsain, il fixait l’eau du lac, et appréciait le spectacle.

Quelques instants après, un homme arriva à côté de lui, et il ne réagit pas, comme si il avait attendu sa venue. Habillé avec un pantalon blanc, une chemise blanche, une veste blanche, des chaussettes blanches et des mocassins blancs, on eût dit que Han Gedecu n’avait pas changé depuis trois mois. Il avait toujours des lèvres aussi rouges sang, et ses cheveux étaient encore d’un noir pur, claquant même avec le reflet du soleil dessus. Il portait encore ses lunettes de soleil.

« Alors, heureux ?
- Oui. Je ne pensais pas me réveiller aussi tôt.
- J’ai vu que tu n’as pas perdu la main.
- C’est pour ça que je suis là, non ? Faire ce que je sais faire.
- Avec toujours ta signature.
- Eventrer est dans ma nature, je ne veux pas changer ça. Ca a une signification, et c’est trop important pour que je m’en passe.
- Je sais. Prêt à venir dans ma collection ?
- Ta quoi ?
- Les Enfers : mon musée itinérant. Il regroupe tout ce qui a trait au mal : journaux intimes de serials killers, cordes, etc. Plus, bien sûr, la salle secrète que j’use régulièrement pour passer le temps. C’est ma collection personnelle : mes petits plaisirs, mes petits trésors.
- Et il y a quoi dedans ?
- Demande-moi plutôt qui.
- Qui, alors ? »

Han Gedecu enleva ses lunettes de soleil, dévoilant des orbites nues. On ne voyait rien derrière, ni cerveau ni rien d’autre : seul l’intérieur du crâne, et même après tout ce qu’il avait fait et vécu, son interlocuteur sursauta en voyant cela. Han Gedecu sourit.

« Les autres, et maintenant toi. Mes préférés, ceux qui forgent l’Histoire comme je l’aime, et que je retrouve par la suite pour continuer leur œuvre. Les artistes meurent avant d’en avoir terminé avec ce qu’ils voulaient faire, et je suis un esthète avec un faible pour ton art : autant tout faire pour que toi et les autres finissiez ce que vous aviez à faire, non ? J’aime les œuvres terminées, et je sens que tu as encore beaucoup à travailler avant d’en avoir fini : faire partie de ma collection t’en offre l’opportunité. »

Il sourit de même, et tous deux partirent vers l’énorme camion qui contenait le musée itinérant de Han Gedecu.

« C’est quand même drôle que je sois dans ce corps avec ce nom, hein ? Jacques…le hasard fait bien les choses, parfois…
- Le hasard ? »

Han Gedecu explosa d’un rire malsain et cruel.

« Cela fait longtemps qu’on ne m’a plus appelé ainsi, Jack, mais tu peux bien dire cela au lieu d’autre chose pour l’expliquer. Après tout, même les monstres ont besoin de s’accrocher à quelque chose, et d’utiliser des faux noms ou des anagrammes pour converser avec les maîtres qu’ils ne peuvent accepter : finalement, vous n’êtes rien d’autres que des humains. De merveilleux humains pour moi, mais des humains quand même. »

Et alors que les deux êtres montaient la pente, celui qui était nu sentit sa peau se recouvrir de chair de poule. Oui, même les monstres sont humains, au fond…et même eux peuvent avoir peur.
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Vieux 29/05/2008, 08h52
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Je dois avoir un sens de l'humour bien décalé : je trouve ce texte amusant !

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Oui, j'ai aussi trouvé ça très drôle à écrire, dans le style humour noir et cynique. J'ai vraiment essayé d'écrire quelque chose que j'aurais voulu lire ou voir à la télévision dans les Contes de la Crypte, et je crois que je n'ai pas été trop éloigné. J'avais un peu peur de hacher trop le récit avec les petits sauts dans le temps et d'en faire trop ou pas assez, mais je pense que finalement ça passe très bien. Merci en tout cas de m'avoir lu !
Ah, au fait, quelqu'un a trouvé la particularité du nom de Han Gedecu ?
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Oui, j'ai aussi trouvé ça très drôle à écrire, dans le style humour noir et cynique. J'ai vraiment essayé d'écrire quelque chose que j'aurais voulu lire ou voir à la télévision dans les Contes de la Crypte, et je crois que je n'ai pas été trop éloigné. J'avais un peu peur de hacher trop le récit avec les petits sauts dans le temps et d'en faire trop ou pas assez, mais je pense que finalement ça passe très bien. Merci en tout cas de m'avoir lu !
Ah, au fait, quelqu'un a trouvé la particularité du nom de Han Gedecu ?

Nan, je me doute que c'est un anagrame, mais la je vois pas....?
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