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  #46  
Vieux 17/02/2014, 15h02
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Des news de Sombre.







Sombre 4 est en chantier.

J'ai écrit une quinzaine de pages du prochain numéro de Sombre. Je travaille actuellement sur un article consacré à la création collective des personnages. Il y en aura un autre sur les quickshots, très probablement accompagné d'un compte rendu de partie facilement jouable.



Je cause de Sombre dans Les Chroniques d'Altaride 21.



Plus particulièrement, j'y cause de Sombre zéro (contient du gros scoop) et aussi un peu de Sombre max, la nouvelle variante de Sombre pour jouer des persos badass dans des actioners horrifiques façon Predator, Terminator, Aliens, Dog Soldiers ou Vampires. Merci à Benoît Chérel de m'avoir à nouveau tendu le micro de l'Internet.

On peut zieuter ou télécharger Les Chroniques d'Altaride et c'est gratuit.



Je mène une campagne Sombre.

Ça se passe à la fin des années soixante, dans un camp de vacances. C'est un mix de survival forestier, de slasher et de ghost story gore. J'ai pour l'instant joué trois parties, dont les comptes rendus détaillés sont lisibles sur les forums de Terres Etranges :

+ Épisode 1 : The man who shot the sixties

+ Épisode 2 : Une scream queen qui surgit hors de la nuit

+ Épisode 3 : Un couteau dans l'eau



La saison des conventions reprend.

Dans les prochaines semaines, j'assurerai des démos de Sombre dans au moins trois conventions et festivals :

+ 15 et 16 mars : Eclipse à Rennes.

+ 22 et 23 mars : Les RRX à Palaiseau.

+ 4 au 6 avril : Zone Franche à Bagneux.



Sombre 3 est référencé sur le Grog.

Le dernier numéro de la revue Sombre a désormais sa fiche sur le Grog, et même une première critique. Super merci à Batronoban.

Ce troisième numéro est, de même que les deux précédents, toujours disponible. 72 pages au format A5 et à pas cher (prix libre, minimum 7 euros par numéro + port). Pour commander, c'est par ici.
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  #47  
Vieux 15/05/2014, 14h09
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La couverture de Sombre 3.



À nouveau fanzine, nouvelle illustration de couverture. On commence à être bien rodés, Greg Guilhaumond et moi. C'est la troisième année déjà qu'on s'y colle. Enfin, surtout lui. Greg, il bosse. Moi, je fais rien qu'à critiquer et à demander plein de modifs dans tous les sens. Inspecteur des travaux (pas) finis, ma vraie vocation.

Pour ce troisième numéro de la revue, il s'agit d'illustrer Deep space gore, un scénario pour Sombre zéro, variante simplifiée de Sombre. C'est un survival spatial fortement inspiré de la saga Alien, de ses deux premiers segments surtout.



Johan, deux mains gauches et que des pouces

Comme d'habitude, j'envoie un digest du scénario à Greg, avec cette fois une commande hyper cadrée. Je sais exactement ce que je veux sur la couv : un type en train de se transformer en crabe. Pour que tout soit bien clair, je joins un croquis à mon mail. Celui-là :



Précis, hein ?

Bin oui, je veux que les couvertures de Sombre, la revue, illustrent les textes de Sombre, le jeu. Ce que j'ai dessiné et annoté sur le croquis est exactement ce que j'ai écrit dans le scénario et que je mène à ma table. Au mot près. À Greg d'en tirer quelque chose de joli, percutant et, une fois n'est pas coutume, un poil gore.

On fait bien attention, Greg et moi, à bien calibrer les couvertures du fanzine. Le challenge est de rester dans les codes graphiques du genre (il faut que chaque illu soit bien typée horreur) sans verser dans la trashitude. L'idée n'est pas, comme je le lis ou l'entends souvent à propos des visuels horrifiques, d'éviter la facilité. Mon avis est que faire du gore qui pète est aussi difficile que n'importe quoi d'autre.

Non, la démarche est marketing. J'ai besoin d'un visuel qui exprime clairement le concept et le contenu du jeu, tout en restant aussi vendeur que possible. Il faut que les gens aient envie d'acheter le zine quand je le leur présente après mes démos, et ne soient pas révulsés par les affiches dont je décore mon stand durant les conventions. Certaines personnes le sont bien sûr, mais l'idée est que quelqu'un qui aime le cinéma d'horreur, ou au moins n'a pas de prévention particulière contre lui, kiffe sa mère lorsqu'il voit les illus de Sombre.



Propale noumbeur ouane

À Greg ensuite de se dépatouiller de mes demandes impossibles (« Alors, gore mais pas trop, mais un peu quand même, mais juste ce qu'il faut, tu vois ? »). Et il y arrive carrément bien, le bougre. Voyez le premier visuel qu'il m'a envoyé :



Rhâââ bon sang, ce garçon a du talent à revendre par paquets de douze. Du talent et du métier. Qui plus est, il sait parler au fanboy qui se cache au fond de moi, ce gamin qui aura quinze ans jusqu'à la fin de mes jours et qui overkiffe les super-héros.

Parce que moi, quand j'ai vu ce dessin, le premier truc qui me soit passé par la tête, c'est « Spider-man ! ». Pour être exact, ce n'est pas à Peter Parker lui-même que j'ai pensé, mais aux super-vilains qui peuplent son univers. Quand j'étais môme, à la fin des Strange, il y avait des portraits pleine page de certains des bad guys les plus emblématiques du spideyverse. Des sortes de pin-up pour geeks, quoi. Et bin, le dessin de Greg y aurait eu carrément sa place. Une manière de Venom avant l'heure. Autant dire que j'étais grave emballé.

Mais bon, une couv de Sombre, ce n'est pas tout à fait comme une page intérieure de Strange. On a d'autres contraintes, d'autres objectifs. En particulier, je trouvais que la bestiole manquait un poil d'agressivité. Pour lui donner plus de oomph, et aussi pour gommer un peu le côté super spacieux du décor (qui s'accordait mal avec l'ambiance claustro de mon scénar), j'ai demandé un close-up à Greg.

Il n'a pas été contre, même si on était bien conscients tous les deux qu'en zappant l'extrémité des pattes, on amoindrissait pas mal l'effet araignée géante. Mais bon, le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière, c'pas trop possible, pas vrai ? Faut faire des choix.



Work in progress

Donc hop, retour au décor :



Puis copié-collé de la bestiole, avé le zoom :



Étape intermédiaire :



Bientôt la fin (notez la modification du bras-patte de gauche, pour qu'il rentre dans le cadre) :





Version finale




Trop fort, le gars Greg, trop fort !



*



Promo



Les trois numéros de la revue consacrée à Sombre, sont disponibles. 72 pages au format A5 et à pas cher (prix libre, minimum 7 euros par numéro + port).

Pour commander, c'est par ici.
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  #48  
Vieux 16/05/2014, 10h35
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Citation:
Posté par Sur Forum Marvel Comics, ALIAS

J'adôôôre.
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  #49  
Vieux 02/03/2015, 14h27
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Sombre 4 est paru !




illustration Greg Guilhaumond


Sombre est un jeu de rôle pour se faire peur comme au cinéma. Chaque partie est un film d'horreur dans lequel les joueurs incarnent les victimes.

La revue Sombre est entièrement dédiée à Sombre (logique ^^). Chaque numéro se présente sous la forme d'un fascicule de 72 pages au format A5.



SOMMAIRE DÉTAILLÉ DE SOMBRE 4 :


+ Scénario > White trash
Un survival forestier pour Sombre classic, inspiré de Deliverance et Massacre à la tronçonneuse.

+ Article > Casting
Tout sur la création collective des personnages.

+ Article > Making-of House
Comment écrire un scénario pour Sombre ?

+ 8 pages d'aides de jeu



Pour commander par la Poste : toutes les infos qui vont bien sont ICI.

Pour acheter en direct : je participe mercredi (4 mars) à la prochaine IRL Opale aux Caves Alliées (un bar près d'Odéon, à Paris) et ce week-end (7 et 8 mars) aux RRX, sur le campus de Polytechnique (Palaiseau). Je serai bien sûr présent sur d'autres conventions en 2015, mon programme est consultable ici.
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  #50  
Vieux 14/10/2015, 14h28
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Sombre sous le Tipeee






Si vous suivez un peu l'actualité de Sombre, vous savez que je publie régulièrement des comptes rendus de mes parties. Au début, en 2007 (ouais, ça remonte à si loin), il ne s'agissait que de quelques lignes. Puis je me suis pris au jeu et ai commencé à gratter des tartines. Puis à raconter mes conventions en long en large et en travers. Puis j'ai fait des making-of des illustrations de Greg.

Parce que c'est fun. Parce que, tel le rôliste de base que je suis, j'aime raconter ce qui se passe à ma table, en mode « Ouééé trop bien, mon nain avec sa hache + 12 qui poutre dix gobs !!! ». Parce que ça fait buzzer Sombre d'une manière que je trouve plaisante. C'est de la pub, mais de la pub cool. Enfin, je trouve.



Mais tout ça, c'était avant


Avant, lorsque j'avais encore plein de temps. Depuis, j'ai publié les règles de Sombre en .pdf sur le Net. Ensuite, je me suis lancé dans l'édition du fanzine. Et enfin, il y a peu, j'ai monté ma petite entreprise pour faire avancer le bousin d'une case supplémentaire. C'était l'objet de ma récente semaine Sombre, vous vous en souvenez peut-être. Chemin faisant, je suis passé aux 35 heures... par jour !

Ma charge de travail ayant considérablement augmenté, il a fallu que je fasse de choix. Contraint et forcé, je priorise. Déjà, vous l'avez sans doute remarqué, je ne raconte plus mes conventions dans le détail. Avant je tartinais des rapports longs comme le bras, aujourd'hui je me contente de quelques paragraphes. Les making-of aussi, j'ai arrêté. Le dernier que j'ai écrit, c'était celui de la couv de Sombre 3, ce qui ne date pas tout à fait d'hier.

Si je vous écris cette bafouille, c'est que je vois arriver un temps où je ne pourrais plus non plus relater en détail mes parties improvisées. Parce que c'est du vrai gros taf. Je kiffe, hein, mais c'est super chronophage et il m'est de plus en plus difficile de maintenir des activités qui ne font pas directement avancer Terres Etranges, ze société. J'entends par là, qui ne sont pas essentielles à la production et à la commercialisation de Sombre. La pub sur les forums m'aide à vendre du zine, c'est sûr, mais il y a toujours plus pressé et pressant. L'écriture des prochains numéros, les conventions et leur orga, les playtests eux-mêmes, ainsi que toutes ces démarches administratives qui font le sel du métier d'auteur biclassé éditeur. Que du bonheur, je vous assure.



Que je vous donne un exemple


Samedi dernier, j'ai playtesté Sombre dans ma cuisine. Une séance marathon comme je les affectionne. 14h - 23h30, pause pizzas incluse. On a joué cinq parties, dont quatre constituent une mini campagne mi-SF, mi-fantastique, mi-historique (ouais, trois moitiés) qui mérite d'être racontée. J'en suis sorti lessivé, mais tout content.

Dimanche, totalement déchiqueté, je me mets à mon compte rendu. Avec mes neuf heures de maîtrise de la veille, j'ai l'allant d'une moule. Je suis derrière mon clavier toute la journée, mais avance à la vitesse d'un escargot cacochyme. Je sais pourtant que je ne peux pas remettre au lendemain car déjà mes souvenirs des parties commencent à s'estomper. Il faut battre le fer tant qu'il est encore chaud sinon les CR ne tiennent pas debout. 6.000 signes quand même.

Lundi, un poil plus reposé, je m'y remets. Je bosse toute la journée, quasi douze heures non-stop, seulement entrecoupées par la gestion des affaires courantes (quelques mails urgents et la complétion de ma page Tipeee, retoquée pour manque de liens et de visuels). 18.000 signes. Je vais me coucher tout abruti par la fatigue.

Mardi, hier donc, retour au compte rendu. J'y suis toute la matinée et pisse les derniers 8.000 signes. J'enchaîne directement sur la correction de mon article Quickshots pour Sombre 5. Je suis super à la bourre, les retours de mes relecteurs sur le texte suivant commencent déjà à tomber. J'écris pas mal de mails aussi. Du suivi de commandes, une demande d'infos sur la licence Sombre, des trucs à caler sur des conventions à venir, du recrutement pour mon futur playtest. En soirée, avant de me coucher, j'écris la première version du texte que vous lisez en ce moment. Je la relirai demain au réveil (c'est-à-dire aujourd'hui) et la posterai dans la foulée sur les forums rôlistes et les réseaux sociaux.

Bilan, une journée de playtest, suivis de presque trois jours d'écriture. 32.000 signes, putaaaaiiiinnn ! Et je n'ai pas tiré à la ligne, hein, juste raconté en détail nos quatre parties, comme je le fais habituellement. Tout cela est bien bien long. Je ne passe heureusement pas trois jours sur chaque CR, mais au minimum un et demi, souvent deux. Bon, le bouclage de Sombre 5 n'aide pas, c'est sûr. Mais même quand j'ai moins la tête sous l'eau, ça reste super tendu à caser dans mon emploi du temps de ministre rôliste. En fait, ça l'est de plus en plus car ces temps derniers, le boulot me tombe dessus comme s'il en pleuvait. Bon sang, ça drâââche du taf !



Et pourtant, j'overkiffe !


Vraiment, je prends mon pied à raconter mes parties. C'est carrément fun, et utile aussi. Cela me permet de pousser le débriefing, m'oblige à prendre du recul et à cogiter, à mettre le jeu en perspective pour en tirer (ou pas) les enseignements de game design qui font l'intérêt du playtest. Clairement, cela bonifie Sombre, le jeu, mais aussi Sombre, la revue.

Vous le savez si vous la lisez, mes articles s'appuient massivement sur mon expérience de jeu. Sur mes comptes rendus, en fait. Lorsque j'écris le fanzine, j'ai toujours le forum de Terres Etranges à portée de clic et le consulte très fréquemment. Je relis mes feedbacks, en tire les exemples et les anecdotes sur lesquels je construis mes raisonnements. C'en est au point que pour le prochain numéro, j'ai carrément pris le parti de réécrire entièrement l'un d'eux pour le publier.

Dans ces conditions, vous comprenez bien que cela m'embêterait beaucoup de ne plus pouvoir en produire. J'avoue que j'aimerais bien aussi avoir le temps de refaire des making-of des couvertures. Le travail de Greg le mérite amplement. Et bon, cela ne surprendra personne d'apprendre que pour moi aussi, le temps c'est de l'argent. Plus exactement, l'argent m'achète du temps, cette denrée ô combien précieuse. Pour pouvoir continuer à inonder le Net de ma sombre prose, j'ai besoin de votre soutien.

J'ai créé une page sur Tipeee, que j'ai appelée « Johan Scipion raconte Sombre ». Trop la classe, moi je dis. Façon Alain Decaux, un peu. ^^ Tipeee est un Patreon francophone, une plateforme de financement participatif basée sur le principe du pourboire. L'idée est de me donner quelques sous (un ou plusieurs euros) à chaque fois que je poste un compte rendu ou un making-of sur le Net.



Superpouvoir d'achat


Sur Tipeee, vous pouvez plafonner vos dépenses mensuelles, résilier votre engagement à tout moment, et même ne pas en prendre du tout (le don ponctuel est possible). Vous ne donnez que ce que vous voulez bien donner et ne payez qu'à publication, ce qui me convient plus que très bien. Je n'aime pas demander des sous en promettant des trucs, je préfère livrer la marchandise d'abord.

À vue de pif, mon rythme de publication sera d'un, parfois deux textes par mois. Et sans doute que certains mois, il n'y en aura pas du tout parce que je n'aurai pas le temps de playtester ou serai tellement occupé que je ne pourrai même pas écrire un making-of. Je ne demanderai pas de sous pour mes petites bafouilles (mes courts rapports de convention, qui ne me prennent qu'une heure ou deux à écrire), uniquement pour les grands textes bien longs, ceux qui me coûtent plusieurs jours de travail.

Je fais appel à la générosité de la communauté rôliste sur la base du mécénat pur. Je ne prévois pas de contreparties pour les tipeurs, juste le plaisir de continuer à lire mes comptes rendus et de savoir que me faire l'aumône une petite pièce me permet de les écrire. Donnez un p'tit sou pour que je puisse causer de Sombre à la terre entière, saint John Tynes vous le rendra !


Ma page Tipeee : https://www.tipeee.com/johan-scipion-raconte-sombre



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  #51  
Vieux 18/11/2015, 16h18
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Sombre 5 est paru !



illustration Greg Guilhaumond



Au sommaire cette fois-ci :

+ Scénario : Toy scary
Bataille jouets contre monstres en Sombre zéro.
4 à 6 joueurs – 15 minutes

+ Article : Quickshots
Comment improviser des parties de Sombre ?

+ Feedback : La guerre des vers
Compte rendu jouable d’un quickshot préhistorique.

+ Setting : Paradise lake
Une cabane dans les bois prête à l’emploi.

+ 4 pages d'aides de jeu


Pour commander, c'est par ici : http://terresetranges.net/forums/vie...pid=5589#p5589



ATTENTION !

+ Si vous souhaitez commander par correspondance, sachez que j'accepte désormais les règlements par PayPal.

+ Si vous m'avez autrefois réglé par virement et souhaitez le faire à nouveau, sachez que les coordonnées bancaires dont vous disposez sont sans doute obsolètes. Contactez-moi pour que je vous donne les nouvelles.

+ Si vous êtes le gérant d'une boutique et souhaitez mettre du Sombre sur vos étagères, contactez-moi, j'ai préparé une (nouvelle) proposition commerciale à votre intention.

+ Si vous préférez un achat en direct, la soirée de lancement de Sombre 5 aura lieu le mercredi 2 décembre aux Caves Alliées (un bar parisien, près d'Odéon) à l'occasion de la 89ème IRL Opale. J'ai créé un événement Facebook : https://www.facebook.com/events/446841485522164/

+ Pour les gens qui voudraient acheter de la main à la main mais sont loin de Paris, je participerai à de nombreuses conventions en province et à l'étranger en 2015-2016. Mon programme est consultable ici : http://terresetranges.net/forums/viewforum.php?id=30
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  #52  
Vieux 07/03/2016, 13h28
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Bons baisers de l'Enfer – chez ouame – décembre 2015






Nous sommes lundi, à peine deux jours après Run like an Egyptian, ma looongue séance du week-end. Et je remets le couvert. Oué oué, j'ai pas de limites. En vrai, j'ai ma cuisine à dispo pendant trois jours et la ferme intention d'en profiter au maximum. Pendant la période de Noël, ce n'est pas le plus simple, vu que tout le monde est un peu par monts et par vaux, mais je suis quand même parvenu à réunir une table.

Bon, j'ai un peu triché car la moitié du cast est celui de l'avant-veille. Sandra et Renaud rempilent vaillamment, rejoints par Polo et Axel. Ce dernier est nouveau à ma table. Il aime Sombre, mène le jeu dans ses versions Classic et Zéro, diffuse certains de ses enregistrements de parties sur sa chaîne YouTube. Entrés en contact via le Net, on s'est vus en vrai aux Caves Alliées à l'occasion de la sortie de Sombre 5. Verdict : garçon ultra sympa et gros fan de Sombre. Une sorte de candidat idéal pour du playtest.

Je n'avais pas de programme bien défini pour cette séance. À la base, j'étais plutôt parti sur du Zéro, rapport à la sortie prochaine de Sombre 6, qui sera entièrement consacré à cette variante. Mais après le débriefing au kärcher de Daniel, qui s'est déroulé à peine 48 heures plus tôt, je ressens le besoin de m'aérer un petit peu les neurones. Voguer vers d'autres horizons de playtest, si on peut dire. Du coup, j'opte pour du Max, la seconde variante de Sombre, pensée pour faire des actioners horrifiques à la Predator. Axel n'y a jamais joué, son avis m'intéresse. Un œil neuf et en même temps averti (il connaît bien Classic et Zéro) est une bonne combo.

Renaud me voit venir avec mes gros sabots. « Un Dozen, alors ? ». En fait, on en enchaîne deux. C'est moi qui poutre. Le tirage initial m'avantage, j'ai une chance insolente aux dés et ai gratté du pEx au fil de mes playtests. Je me rends compte que j'arrive désormais à jouer contrôle, ce dont j'étais incapable il y a encore quelques mois. Les joueurs, qui ne pratiquent que de loin en loin, n'en sont pas là bien sûr. Du coup, je ne sais trop quoi conclure de ces deux parties.

Ah si quand même, il faut que je bride les Garous. Je sais depuis longtemps qu'ils sont outrageusement Bill, mais là, j'ai vraiment senti que c'était too much. Une petite modif s'impose. Je me suis attelé à la tâche avant de me mettre à ce compte rendu et ce fut plutôt trèèès sympa. Cela faisait longtemps que je n'avais pas mis les mains dans le cambouis de Dozen. J'y suis revenu avec plaisir. Allez, on enchaîne sur le gros morceau de la séance, un quickshot Max.



Le brainstorming

Il est 20h et nous avons 3 heures trente pour boucler tempête de cerveau et partie. À quatre joueurs, ça le fait, mais il ne s'agirait pas non plus de trop traîner. Donc quand et où qu'on joue ? À Londres en 1666, propose Sandra. Ça me va pile-poil. Hé mais, 1666 ne serait-elle pas l'année du Démon ? Oui da répond Renaud, qui propose une mission contre un groupe de satanistes. Les PJ sont donc des agents très spéciaux, envoyés par la Couronne pour éradiquer un culte criminel. Du Cthulhu sans Cthulhu ni enquête, mais sous stéroïdes. I'm in.

+ Renaud joue Duchesse, noble cynique. Défigurée au vitriol par des sectateurs qui ont tenté de la sacrifier, elle porte un masque façon carnaval vénitien. Longue chevelure rousse et pourpoint de cuir, qui ne dissimule rien de ses formes généreuses. « N'y voyez pas le fantasme de l'homme, mais plutôt le délire de l'artiste, Thérèse ». Elle manie la rapière en experte.

+ Polo joue Ki Du, mercenaire brutal et néanmoins breton, qui se fait passer pour le bâtard d'un noble gallois. À part ça, il se ballade avec une hache. Un petit côté rustique mal dégrossi, m'voyez.

+ Sandra joue Malcolm, chien de guerre arrogant, Vétéran des conflits européens. Le highlander dans toute sa splendeur, kilt et claymore offerts pour le même prix. 90 kg de finesse dans un monde de grosses brutes, et réciproquement. Sa vie est un combat, une romance, une quête... Mais surtout un combat, faut être juste. Avec Ki Du, il fait la paire. Et d'ailleurs, il lui est Dévoué, le Breton l'ayant un jour sauvé de la noyade (sauf qu'en fait, c'est faux : la sauveteuse était Duchesse).

+ Axel joue le docteur Hatkins, chercheur prudent muni d'un masque à bec creux et de deux pistolets à chargement par la gueule. Il est accompagné de Thomas, apprenti fidèle mais pas trop (un PNJ, pour éventuellement servir de joker).

Quid des antagos, demandez-vous ? Des satanistes, on a dit. Oui mais encore ? Pas trop d'idées donc je mets mon grain de sel. En temps que meneur, l'adversité est de mon ressort. Je propose le Hellfire Club, en expliquant qu'on s'en fout pas mal que la référence soit anachronique (18e, pas 17e). Et je creuse : le sectateur en chef est un certain Sebastian Shaw, richissime pair du royaume. Ouais, après tout ce temps, je suis toujours aussi fan de la Dark Phœnix Saga. L'emprunt me semble d'autant plus approprié pour une partie londonienne que Claremont et Byrne ont tout pompé sur un épisode des Avengers (pas ceux de Marvel, hein, les autres), série sooo british.

Puis les joueurs et moi brodons un peu. Un peu seulement. C'est une séance Max, hein. On va jouer un actioner horrifique gentiment bourrin, dans lequel la part drama sera réduite à la portion congrue. J'ai tout de même besoin d'un peu de liant pour faire monter la mayonnaise rôliste. Je cherche donc à mailler un minimum mon cast et mes antagos. Les joueurs enchaînant bien sur mes relances et mes propositions, on produit vite des trucs assez cool.

D'abord, nous établissons qu'Hatkins fut le médecin personnel de Shaw et de sa fille, Ann, qui est elle-même une amie d'enfance de Duchesse. Elles ont fréquenté le même pensionnat. Hatkins a commencé à avoir de gros doutes sur Shaw lorsqu'il a compris qu'il était demi démon. Il a par ailleurs conservé une fiole de son sang (obtenu le plus facilement du monde par saignée médicale), qui constitue un Artefact. Elle peut servir de poison ou de grenade incendiaire. Quant à Ann, elle sera le sacrifice qui permettra à Shaw d'invoquer le diable ou l'un de ses lieutenants. Malcolm est impliqué dans l'affaire car il a participé, plus ou moins à l'insu de son plein gré, à une invocation préparatoire. Quand il s'est rendu compte de la gravité des faits, il a déserté et s'est entendu avec Hatkins pour avertir les autorités. D'où le présent raid.

Et justement, où va-t-il se dérouler ? Sandra, toujours inspirée lorsqu'il s'agit de dessiner des plans, trace une carte des docks de Londres qui pose bien le setting. Puis elle esquisse un plan des égouts, que complète Axel : au niveau de la fourche d'un collecteur en Y, un passage secret mène à une salle pentagonale, au centre de laquelle a été tracé un pentacle. Une colonne à chaque angle et dans le fond, un autel dédié au Malin. Sur les murs, des signes cabalistiques. OK c'est super... mais pas suffisant. J'ai besoin d'un second plan pour poser ma première scène. Par quel chemin les PJ vont-ils pénétrer dans les égouts ? Il y a trois voies d'accès sur la carte de Sandra. L'une d'elles, située dans les caves d'une maison, me semble prometteuse. Et si ladite maison était une sorte de pub ? Et si c'était aussi un bordel, genre un établissement à la Deadwood ? Ça plait. Hop, on dessine un plan de plus.



La partie

Il est 22h et on est parés. Action ! Extérieur nuit, en pleine tempête. Il pleut des cordes, des éclairs zèbrent le ciel nocturne, la Tamise est déchaînée. Un petit groupe d'hommes entre au Three Oaks, un pub mal famé des docks de Londres. À l'intérieur, rien que des habitués, ivrognes patentés. Depuis le balcon du premier étage, qui donne sur les chambres des filles, Duchesse observe le reste du cast. Infiltrée depuis plusieurs jours parmi les prostituées, elle a renseigné ses compagnons sur la disposition des lieux. Ils savent que l'entrée des égouts se trouve dans la cuisine, fermée par une trappe.

Tandis que Malcolm paie une tournée générale pour masser les clients autour du bar, loin de la cuisine, Ki Du s'approche d'un trio de clients fins saouls, des amis qui se disputent à propos de quelques piécettes. Ils se tapent dessus mollement, sous l'œil vigilant du taulier. Ki Du saisit le premier prétexte (un coup, malencontreusement donné par l'un des ivrognes) pour entrer dans la bagarre. Malcolm le rejoint bientôt et très vite, ça dégénère en baston générale. Diversion parfaite pour Hatkins et Thomas, qui progressent en loucedé vers la cuisine. Ki Du projette l'un de ses adversaires directement sur la porte, qui cède. Le docteur et son apprenti se précipitent à l'intérieur. Ils sont reçus par deux gardes en habit noir, des hommes de main du Hellfire Club. Quand ils tirent leurs cannes-épées, la bagarre prend une tournure plus sérieuse.

Au premier coup de feu d'Hatkins, c'est la débandade dans la salle commune. Ruée vers la sortie. Malcolm et Ki Du en profitent pour migrer vers la cuisine. Ils sont interceptés par deux autres gardes, sortis d'une pièce adjacente. Tandis que Duchesse descend l'escalier et se rapproche, une dernière paire émerge de la trappe de la cuisine. Ça castagne sec, mais les gardes ne sont pas de taille. Ce n'est que du menu fretin.

Laissant six cadavres derrière eux, les PJ descendent un escalier aussi raide qu'étroit, qui débouche sur le trottoir d'un collecteur d'eau de pluie. Vu l'ampleur de l'orage, les volumes charriés par l'égout sont colossaux. Le trottoir n'est guère plus qu'une pataugeoire glissante. Menant la vie dure à Thomas, qui pourtant n'a pas démérité dans la cuisine contre les gardes, le petit groupe progresse vers une passerelle de bois à demi immergée. Les PJ le traversent un à un sans encombre, mais Thomas, blessé et lassé de jouer les souffre-douleur, en profite pour tourner les talons. Il s'enfuit vers l'escalier du pub. Plutôt que d'essayer de le raisonner, Hatkins, ce psychopathe, préfère lui tirer dessus. Il le rate.

Mais du coup, plus question de finasser. La détonation a sans doute alerté le reste du Hellfire Club. Malcolm, qui connaît bien l'endroit pour y être souvent venu, active le mécanisme caché ouvrant le passage secret : un pan de mur pivote sur lui-même. Aussitôt, l'Écossais tend sa claymore pour bloquer la rotation et permettre à ses compagnons d'entrer. Les gardes en habit noir qui sont derrière, dans un couloir éclairé à la chandelle, ne l'entendent pas de cette oreille. Ils dégainent leur canne-épée et se jettent à l'assaut. Ce sont les mêmes que ceux du pub, mais en plus résistants. C'est que voyez-vous, on est déjà en montée de climax. S'agirait donc d'accroître un peu la pression. Ouais, à Max, ça ne traîne pas. Dans « actioner », il y a « action », n'est-ce pas.

Donc re-baston. Hatkins défouraille, Duchesse entre dans le couloir, Malcolm aussi. Le mur se referme, laissant le docteur et le Breton sur le trottoir glissant du collecteur. Hatkins, très agité, avertit Ki Du : Malcolm n'est pas fiable, il est cul et chemise avec les gens du Hellfire. Puis, tandis que Duchesse et Malcolm abattent les derniers gardes, le docteur rouvre le passage. J'ai a-do-ré cette séquence, essentiellement due au roleplay enthousiaste d'Axel. Articulant de manière hyper organique jeu théâtral et combat, elle a produit un effet très cinématographique. C'est pas dur, on aurait vraiment dit un split screen. Pas de cassure de rythme car le dialogue a été bref, ce qui nous a permis de rester dans ce tempo rapide qui est approprié aux scènes d'action. La rotation du mur a vraiment appuyé le truc, comme si le réalisateur s'était servi de ce mouvement pour glisser un effet visuel, genre une image qui chasse l'autre pour se faire une place à côté d'elle sur l'écran, puis disparaît lorsque le mur pivote à nouveau. Super kiffant !

Tout le monde, le highlander en tête, se précipite vers la salle d'invocation, dissimulée derrière d'épaisses tentures de velours. Je cogite une seconde. Est-ce que je me la joue assemblée de cultistes, à la Cthulhu, ce qui serait logique au vu des enjeux. C'est une grosse invocation, me semble-t-il. D'un autre côté, après une bagarre générale dans le pub et la baston contre des gardes dans le couloir, un groupe de sectateurs pourrait paraître redondant. Allez, j'opte pour un boss bien velu, Shaw en personne bien sûr.

Les PJ ont trop tardé. Au moment où ils pénètrent dans le saint des saints, Shaw poignarde sa fille en plein cœur, puis se retourne vers les intrus. Il est nu, son couteau sacrificiel à la main. Malcolm chââârge et fini égorgé. Tandis que Shaw s'approche des autres PJ, Hatkins lui lance sa grenade incendiaire, ce qui l'enflamme et lui carbonise la peau. Au delà de l'effet cosmétique, je cherche un truc qui, Avantage oblige, profiterai aux PJ, mais ne trouve pas. Emporté par sa paranoïa galopante, Hatkins a agi sans trop réfléchir. Ce qu'il a balancé à la gueule de Shaw n'est autre que son propre sang ! Comment cela pourrait-il le blesser ou le gêner ? Surtout maintenant que son invocation a réussi. C'est une torche humaine qui s'approche des PJ en déployant ses gigantesques ailes de feu. Shaw n'est plus, Baphomet est dans la place.

Je balance le premier nom de démon qui me vient à l'esprit, celui que nous avons utilisé dans Time Killer, ma campagne sérielle en Zéro. Et le regrette aussitôt. Dans mon esprit, Baphomet n'est pas un démon chrétien standard, façon ange déchu, c'est une masse de tentacules lovecraftiens. Cela ne pose pas de problème aux joueurs, moi ça me gêne. J'ai du mal à broder sur mon nouveau Baphomet parce qu'il n'est pas raccord avec l'idée que je m'en étais faite dans Time Killer. Et du coup, je réalise que je suis en passe, une impro après l'autre, de développer mon propre panthéon démoniaque en passant quelques figures traditionnelles à la moulinette horrifique made in Johan.

Cela m'interpelle parce que j'ai, il y a quelques semaines, commencé à bosser sur un truc de ce genre. L'idée était de précréer une mythologie (au sens série télé du terme) pour m'en servir comme base d'une campagne sérielle façon Hellblazer/Hellraiser. J'avais brainstormé dans mon coin et gribouillé un petit arbre généalogique, une sorte de panthéon de démons, sans réaliser que j'avais en fait beaucoup mieux à ma disposition. Piocher dans les comptes rendus de mes quickshots à thème infernal (il y en a eu un certain nombre, le sujet est porteur à ma table) sera bien plus intéressant et plus fun. Je prends mentalement note de m'y pencher dans un futur pas trop lointain.

Revenons à nos moutons. Baphomet, qui possède Shaw, progresse vers les PJ. Tandis que Duchesse se prépare à l'affronter, Hatkins sprinte vers l'autel, où gît le cadavre d'Ann. Elle est bien morte. Ki Du, qui a suivi le docteur et se méfie de plus en plus de lui, lui assène un violent coup de hache. Duchesse rejette la proposition de Baphomet, qui lui promet de l'épargner si elle se prosterne devant lui. Elle arrache son masque, révélant son visage vitriolé, et crache un « Plutôt mourir ! » qui a bien de la gueule. En tout cas, ça fera une belle épitaphe. Elle meurt avec style, ce qui est bien le minimum pour un personnage créé par l'auteur de Twin Galaxies. Tout le contraire de Hatkins, tombé comme une pauvre loque sous les coups du bûcheron breton.

Shaw se retourne vers Ki Du, ultime survivant du cast, et attend de voir si, lui aussi, va jouer les kamikazes. Tout brutal qu'il soit, le Breton est avant tout un mercenaire. Il met un genou à terre et présente sa hache au démon. Baphomet le baptise du sceau des ténèbres, une brûlure en forme de croix latine inversée, tracée d'un doigt incandescent au milieu de son front.

Générique.



Le bilan

Une très très *très* bonne partie. Et pour le coup, le sentiment était unanime autour de la table. Cette fois-ci, pas de « Je me suis emmerdé ». Ouf. Non sérieusement, ce fut vraiment un très bon quickshot Max. Un actioner horrifique, décomplexé, dynamique et saupoudré d'une petite pincée de drama dark franchement bienvenue. Du très bon flow narratif, sans rupture de rythme ni temps morts, avec une articulation action / roleplay technique / roleplay théâtral vraiment réussie. C'est d'autant plus remarquable qu'Axel jouait sa première partie à ma table. Quand on veut, on peut, moi je dis.

Allez si quand même, un petit regret. À la fin, plutôt qu'un baptême satanique, j'aurais dû transformer Ki Du en chien de l'enfer. Un hellhound aurait eu de la gueule ! Polo avait mentionné durant la créa collective que le nom de son perso signifiait « chien noir » en breton. L'info ne m'est revenue que plus tard, après le départ des joueurs. Sur le moment, trop fatigué, je n'ai pas tilté. Une occase de loupée, une.

Mais bon, ct'une broutille. L'ensemble fut super fun, et je dois dire qu'après la déconvenue de l'avant-veille, ça m'a fait grave trop du bien. Doublement content, Johan, parce que ce n'était pas tout à fait gagné d'avance. En dehors des impondérables liés à l'impro, j'étais en montée de crève. Samedi déjà, j'avais la tête un petit poil dans le coton. Deux jours plus tard, je sentais le rhume qui se précisait. Ouais, la crève à Noël, c'est un grand classique de la maison. Et de fait, ça n'a pas loupé : j'ai passé le réveillon en mode zombie-kleenex. Quarante-huit heures après, tandis que je boucle ce compte rendu, ça commence à aller un peu mieux. Heureusement d'ailleurs parce que ma rentrée s'annonce chargée. Rien moins qu'une série d'animations dans un lycée, dont je vous causerai dans mon prochain compte rendu.



*



Remerciements

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Merci de tout cœur à Glayroc, Chroniques d'Altaride, Alias, Kayaane, Florent, BATRO, Tholgren, furst77, Dorothée, Valentin Thouzeau, Kyorou, pseudo, kF, Vincent, Peggy et LouFredou.

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  #53  
Vieux 14/03/2016, 15h08
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15 démos à Ludesco – mars 2016 – La Chaux-de-Fonds (Suisse)



Les tentes suisses, c'est bien carré.
photo Guillaume Pasquier pour Terres Etranges



Johan 2, le re-retour. La dernière (et d'ailleurs première) fois que j'avais mis les pieds à Ludesco, c'était il y a trois ans. J'en gardais un si bon souvenir que je n'ai pas hésité une seconde à accepter leur invitation cette année. On s'y pèle bien comme il faut (putain, les montagnes, c'est clairement pas mon milieu naturel), mais l'orga y est top de chez top, et les gens super sympas.

L'événement est transludique (ouais, j'invente des mots car les néologismes, c'est trop du ballon de la hype), c'est-à-dire qu'on peut y jouer à tout et même à n'importe quoi (platal, cartes, JdR, GN, you name it) pendant une grosse cinquantaine d'heures. Non-stop. Bon, moi quand même, j'ai dormi. Parce que deux jours et demi de conv lointaine, c'est bien fatiguant. Fatiguant, mais excellent.

Grâce à l'appui logistique des orgas et de Gap, mon fidèle comparse en Helvétie, j'ai pu enchaîner pas moins d'une quinzaine de parties. J'ai mené partout : en salle commune (dans le brouhaha), sur mon propre stand (converti en table de jeu), sous la tente (ouais, ils avaient monté une tente JdR, voyez la photo), et même dans l'espace dédié aux rôlistes (j'ai pas de limites : des fois, je pose du JdR là où on est censé le faire. How weird).

Une écrasante majorité de trèèès bonnes parties, une ou deux plus moyennes (à la dernière du samedi, ma neuvième de la journée, j'étais un gros poil à la ramasse), et une poignée de franchement excellentes. Mention spéciale au Grimmies de samedi après-midi. Trois gamins à table (deux filles, un garçon, tous entre 10 et 11 ans) et une mère de famille. Un petit poil largué la maman, mais les mômes étaient au taquet. L'une des filles était à 150 % dans la fiction et c'était super plaisant de jouer avec elle. Excellente partie, nom de Dieu. L'une des meilleures que j'aie menées cette année à Ludesco. Les gamins sont bien sûr revenus à ma table le jour suivant pour un Camlann (qu'ils ont gagné) puis un Overlord, qui fut ma dernière démo du week-end.

Un énorme merci aux orgas, tous ces gars et ces filles en t-shirt noir et tablier bleu, qui m'ont facilité la vie de mille et une manières durant tout le week-end. Spéciale dédicace à Laurent, Lionel et Marco, qui se sont particulièrement occupés de moi avant et pendant l'event. Accolade fraternelle et chaleureuse à Gap, qui a tenu le fort (enfin, le stand) durant deux jours, tandis que j'étais par monts et par vaux, exterminant du PJ par paquets de douze. Toujours aussi cool de bosser avec toi, kopaing.

Par contre, je ne remercie pas Projets-R, nos voisins de stand, adeptes des effets saucisson-gore, et sponsorisés par une marque célèbre de Viagra pour vieux (à consommer de préférence par piscines entières). Ces énergumènes m'ont fait subir deux jours de vannes pourries au seul prétexte que moi aussi, j'ai un humour de merde. Si ça continue comme ça, va falloir que ça s'arrête ! Faut poser des limites aux bornes des frontières des blagues nulles. Il en va de la survie de la civilisation, nom de Dieu.

Allez, prochaine convention dans trois semaines, toujours en Suisse, mais à Lausanne cette fois-ci, pour ce qui sera ma deuxième Orc'idée en deux ans. D'ici là, dans quinze jours, j'assurerai une animation d'une journée à la médiathèque de Lillebonne, en Seine-Maritime. Venez nombreux mourir à ma table. Ça va être fun, je vous assure.



Mon body count

15 parties, 79 joueurs, 74 morts



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  #54  
Vieux 16/03/2016, 10h29
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Nouvelle contrepartie Sombre sur Tipeee






Les mécènes de Sombre sur Tipeee ont reçu leur contrepartie de mars, un (long) compte rendu d'une série de quatre animations que j'ai effectuées courant janvier et jusqu'à début février dans un lycée un peu spécial du Val-de-Marne.

Le Microlycée 94 est une petite structure qui s'efforce de réacclimater aux études des jeunes en décrochage. Dans leur emploi du temps, à côté des cours ordinaires, des activités culturelles et sportives. Dont le JdR, ce sport de l'extrême. ^^

Je me suis donc retrouvé à animer un atelier de quatre fois deux heures de Sombre. Exercice super intéressant, qui m'a bien agité les neurones.

La prochaine contrepartie, à venir en avril, amalgamera deux comptes rendus de parties : un court quickshot Zéro ambiance pulp horrifique et le crash test de mon prochain scénario d'horreur gothique.


Stay tuned.



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  #55  
Vieux 23/03/2016, 12h00
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4 animations au Microlycée 94 – janvier et février 2016






L'année dernière, un gars me contacte par Internet. Pour préserver son anonymat, je l'appellerai Mathieu. Il a lu certains de mes comptes rendus sur les forums rôlistes et Sombre a éveillé son intérêt. Il voudrait m'acheter les zines pour se rendre compte en vrai. OK que je lui dis, donne-moi ton adresse et je t'envoie ça. Stupeur ! Il habite à deux rues de chez moi. Sa réaction : « Ah oui donc, c'était bien Johan Scipion le mec au bandana que je voyais déambuler entre la boulangerie, Carrouf Market et la Poste ». Ouais, j'ai des aventures de taré dans mon quartier. Des fois, j'achète des yaourts. Truc de malade.

Tout de suite, je me sens un peu gêné de lui faire payer des frais de port pour lui envoyer son petit tas de zines. La Poste pour une livraison à moins de cent mètres de ma porte, ce serait quand même du n'importe quoi en barre. Donc je lui propose de les lui apporter en mains propres. Terres Etranges, c'est un peu le luxe extrême de l'édition : les auteurs viennent eux-mêmes te livrer leurs œuvres dans ton salon. C'est pas chez Gallimard qu'ils feraient ça, hein.

On en profite pour discuter un peu le bout de gras. Il s'avère que Mathieu est un gars over sympa, rôliste curieux et passionné. Pile-poil le genre de personne avec qui je m'entends bien en général. Vu qu'on est voisins, je l'invite à ma table pour quelques playtests. Le courant passe, on est effectivement ludico-compatibles. Une chose en entraînant une autre, il finit par me proposer d'animer un atelier de découverte du jeu de rôle dans le lycée où il travaille. Car Mathieu est prof. Vous avez remarqué comme la moitié des rôlistes bossent à l'Éducation Nationale, pendant que l'autre moitié turbine dans l'informatique ? Y'a un pattern, moi je dis.

Mathieu m'explique que son établissement est particulier. Il s'agit d'un tout petit lycée (d'où le « micro » dans le titre de ce compte rendu, suivez un peu siouplait sinon on va pas s'en sortir). 90 élèves en décrochage qu'une équipe pédagogique mo-ti-vée s'efforce de remettre dans le circuit scolaire. Des jeunes qui, pour des raisons diverses et variées, ont pris un, deux ou trois ans dans la vue et qu'on essaie de réacclimater aux études. Dans leur emploi du temps, à côté des cours ordinaires, des activités culturelles et sportives. Dont le JdR évidemment, ce sport de l'extrême.

Moi, ça m'intéresse carrément bien. Parce que des interventions en milieu scolaire, je n'en ai jamais fait. Je bosse régulièrement avec des enfants, des préados, des ados et/ou des jeunes adultes, mais c'est en contexte rôliste (les convs), chez des particuliers, en ludothèque ou en centre de loisirs. Dans une école, cela ne m'est pas encore arrivé. Donc forcément, je suis curieux. Et puis, c'est payé. De l'animation qui rapporte des sous, je ne vais carrément pas cracher dessus. Hé, j'ai un petit bizness à faire tourner et la thune ne pousse pas sous les sabots des chwals.

Quand même, je m'informe un peu plus. En particulier, je demande à Mathieu si ces ateliers ont une quelconque ambition pédagogique. Le plan serait-il d'apprendre des trucs aux élèves par le biais du jeu de rôle ? Non, me répond-t-il, il s'agit uniquement de faire découvrir l'activité. Tout de suite, je respire. Pas que j'aie quoi que ce soit contre le JdR qui cherche à te faire réfléchir sur la vie, la mort, l'Histoire, les grands problèmes de société ou le prix des tomates cerises, mais ce n'est pas mon créneau. Moi mon truc, c'est de découper des gens. Des petits films d'horreur imaginaires autour de la table. Des bons, si possible.

De la flippe et du fun, sans alibi pédagogique ou culturel. Parce que, très sincèrement, je ne pense pas que le jeu de rôle en ait besoin. C'est un média puissant et riche, qui tient bien debout tout seul. Il mérite d'être apprécié pour ses qualités propres, au même titre que le cinéma, la littérature, la peinture ou la bande dessinée. Il n'est pas nécessaire qu'il soit le vecteur de quelque connaissance ou grande idée que ce soit. Il peut l'être bien sûr, comme tout média narratif, mais ce n'est pas une condition sine qua non, ni même une condition tout court. De mon point de vue, le divertissement suffit amplement à justifier la pratique. L'éclate, m'voyez. Y compris à l'école. Oui, parfaitement. J'ai pas de limites.



Première séance

Voilà donc qu'à la rentrée de janvier, Johan vient poser du Sombre au Microlycée. Du fait de ses particularités, l'établissement a des règles de fonctionnement différentes d'un bahut ordinaire. Mathieu m'a prévenu, je ne saurai jamais à l'avance combien j'aurai d'élèves dans mon atelier. Y'a douze inscrits, mais c'est carrément pas sûr qu'il y ait douze présents. En toute probabilité, ils seront moins, voire beaucoup moins. Et de fait, ils sont cinq.

Pour une première expérience en milieu scolaire, ça me va bien. Un petit comité, c'est cool. C'est d'autant plus cool que la plupart de mes casts de prétirés proposent de 4 à 6 personnages. Je vais donc pouvoir faire jouer tout le monde à ma table sans être contraint de recourir à quelque expédient. Pas de spectateurs, pas de jeu en rotation, pas non plus besoin de débaucher Mathieu pour qu'il fasse deuxième meneur. Pratique.

Allez, deux petites minutes de présentation et on se met à jouer. Cinq joueurs, trois hommes, deux femmes. Des profils assez divers en termes d'origines sociales, ethniques et culturelles. Ma banlieue, quoi Juste un point commun : de purs noobs. « C'est quoi un jeu drôle ? ». Okaaay, on part de loin. Du coup, j'amorce avec un Camlann. Petit tour de chauffe, juste pour briser la glace, présenter le concept rôliste et le système sur une base proche du jeu de société classique. Partie cool, qui se termine (c'est assez rare) sur un match nul.

Profitant que tout le monde est chaud, j'enchaîne bite à cul avec un Overlord, un petit cran au-dessus en terme de rôle. Ça passe plutôt bien. Durant la mise en place, l'un des joueurs me refait le fameux coup du « Je veux jouer un Allemand ». Prévisible. J'en avais d'ailleurs touché deux mots à Mathieu durant notre réunion préparatoire. Deuxième partie cool. Trois survivants parce que je ne mets pas trop la pression sur la fin et que les joueurs ont le bon réflexe, celui de la fuite.

Il nous reste une petite demi-heure. En faisant le forcing, je pourrais caser une troisième partie, mais je profite que rien ne me presse pour nous offrir un vrai débriefing. L'atelier est prévu en quatre séances de deux heures et je n'en suis qu'à la première. Y'a pas de rush. Putain, ça me change du rythme des convs, où j'enchaîne comme un taré. Là, je peux y aller tranquille et c'est super agréable. Je prends le temps de répondre de façon détaillée aux questions que me posent les élèves. On cause de Sombre, du cinéma d'horreur, de narratologie aussi (ce n'est pas sale). Trèèès sympa.



Deuxième séance

Aujourd'hui, affluence : neuf élèves, dont trois que j'avais vus la semaine dernière, soit six nouveaux. Ajoutés aux cinq de la fois précédente, on arrive à onze, c'est-à-dire presque l'intégralité de l'effectif. Et c'est cool, parce qu'on ne peut pas continuer à enchaîner les séances d'initiation. À un moment, va falloir passer la seconde.

Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, on repart sur la présentation du hobby. Je confie les trois vétérans à Mathieu, qui s'isole dans une salle voisine pour leur mener un Deep space gore. Très bonne partie semble-t-il. Première maîtrise Sombre pour Mathieu, qui en revient enchanté. Ça fait plaisir. De mon côté, je lance un Overlord à six joueurs avec les novices. Et ça dépote.

En deuxième heure, je réunis tout le monde, Mathieu compris, pour un Dracula à dix. Parce que ouais, j'ai peur de rien. Et même, je m'autorise un petit poil de playtest car j'ai toujours mes soucis d'équilibrage. Suite à mes dernières démos, j'avais gonflé les vampires, qui me semblaient un poil faibles. Oulaaah, j'ai été trop généreux ! Over costauds, ils sont devenus. Je m'en vais les brider, y'a besoin. Heureusement, cela ne nous a pas gêné. La partie fut cool et tout s'est terminé au finish. Très sympa.

J'avoue, cette séance m'a plongé dans des abîmes de perplexité. Les élèves sont plutôt cool et raisonnablement intéressés par l'activité. Certains plus que d'autres bien sûr, mais en moyenne, Sombre suscite l'intérêt. Ça fait plaisir. Par contre, je me trouve à gérer des trucs dont je n'ai pas l'habitude. D'abord, il y a cette question d'effectif à géométrie variable, qui m'empêche de planifier. Mon idée est d'emmener les élèves vers un quickshot en quatrième séance, mais comme je ne sais jamais ni qui ni combien seront présents, je n'ai pas moyen de bien doser la progression. Je bricole mon programme sur place et ce n'est pas idéal.

La taille du groupe n'est par contre pas un souci. Avec Mathieu qui mène en parallèle, ça le fait bien. Évidemment, ça reste sportif quand tout le monde joue ensemble, mais je ne prévois pas de rééditer l'exploit. Alors que je pourrais, hein, y'aurait moyen que je sorte un Dozen de mon slip. En PvP, il tourne à douze joueurs. Sauf que jusque là, on n'a fait que du Zéro. Je n'ai pas envie d'embrouiller le truc en présentant un autre système. J'ai mon matos Max dans mon sac à chaque séance, mais ne le dégainerai qu'en cas d'urgence.

Nan, le vrai truc qui me cause souci, c'est l'hétérogénéité des profils ludiques. Pas que je n'y sois pas habitué. Avec le nombre de démos que j'ai au compteur, il n'y a plus grand-chose qui me surprend de ce côté. Je pense avoir vu à ma table tous les types de joueurs possibles et imaginables. J'ai même mené pour un groupe de trisomiques, ce qui se pose là en terme d'expérience rôliste extrême. Sauf qu'au Microlycée, les conditions sont particulières. J'explique.

En conv, je fais avec ce qui vient. Les gens s'assoient à ma table, plus ou moins aware du JdR, plus ou moins gamers, plus ou moins actifs, plus ou moins éveillés. Au sens propre comme au figuré : y'a des gens un peu lents, d'autres un peu (beaucoup) fatigués, surtout après deux jours de festoche. Et puis, y'a aussi ceux qui sont un peu éméchés. Ah bin oui, dans les bars, on boit de la bière (et pas que). Du coup, passé 22h, tout le monde n'a plus tout à fait les yeux en face des trous. Au final, certains percutent vite, d'autres moins vite, d'autres pas du tout vite.

En début de démo, je fais un tour de table rapide pour évaluer rapido le degré d'awareness de chacun, choisis celui de mes scénars qui me semble le mieux adapté et avanti. Durant la partie, je joue avec ceux qui le veulent/peuvent : les plus motivés, les plus concentrés, les plus impliqués, les plus actifs, les plus sobres. S'ils sont deux ou trois, ça tire le reste de la table et fait de bonnes démos. Parfois, la mayonnaise monte moins bien, certains joueurs passent, pour tout un tas de raisons différentes, plus ou moins à côté de la partie. Ce n'est pas un drame. Au pire du pire, s'ils se sont emmerdés, elle n'aura duré qu'un quart d'heure. Y'a pas mort d'homme.

Dix minutes plus tard, parfois moins lorsque y'a un gros flux de joueurs, je repars pour une autre démo avec un autre groupe. Assez souvent, les gens qui ont apprécié l'expérience finissent par se repointer à ma table, un peu plus tard dans la conv ou à un autre event. Ceux qui se sont fait chier l'évitent désormais. Rien que de très normal. Le quotidien de n'importe quel démonstrateur.

Sauf qu'au Microlycée, ça ne marche pas comme ça. Les élèves se sont inscrits pour quatre fois deux heures de Sombre et même si on ne leur tape pas sur les doigts lorsqu'ils sèchent, ils sont censés tenir leur engagement, c'est-à-dire assister à toutes les séances. En pratique, une (toute) petite minorité fera les huit heures. Après la deuxième séance, seuls trois élèves peuvent prétendre au grand chelem. L'effectif global n'en demeure pas moins constant. Douze inscrits, toujours les mêmes, ce dont je n'ai pas l'habitude. En huit heures de conv, j'assois *beaucoup* plus de douze joueurs à ma table.

Au Microlycée, je ne peux pas me dire que les gens un peu à la traîne (ceux qui ont moins d'aptitudes et/ou moins d'expérience parce qu'ils ont séché certaines séances) vont prendre leur mal en patience pendant quinze minutes et iront ensuite faire un tour du côté de l'arène GN, du concours de cosplay ou du karaoké de génériques de séries animées. Nan, ils vont rester à ma table au moins deux heures, peut-être plus. Faut donc que je trouve le moyen de les mettre à niveau. Parce qu'à côté d'eux, y'en a d'autres qui percutent vite et avec lesquels je suis vachement tenté de faire des trucs plus exigeants. De l'impro, notamment.

En clair, j'ai le problème de n'importe quel prof : dans ma classe, y'a une tête et une queue. Je ne peux pas trop ralentir la tête parce que sinon, je risque la démotivation et par voie de conséquence, l'absentéisme. En même temps, faut que je tire grâââve la queue pour essayer de réduire l'écart. L'objectif est que d'ici deux séances, je sois en mesure d'improviser un quickshot qui tienne à peu près la route. Voire s'il y a assez d'affluence, qu'on puisse, Mathieu et moi, le faire chacun de notre côté. Y'a du challenge.



Troisième séance

Tandis que je patiente en salle commune, j'apprends que Sombre a fait le buzz dans l'établissement. On a parlé du Dracula de la semaine dernière, me dit une prof de français, rapport aux vampires lesbiennes. Je lui explique que j'ai pillé Le Fanu. Là où y'a de la gêne, y'a pas de plaisir. Peu après, Mathieu me briefe : « Aujourd'hui, on risque de n'avoir que cinq ou six élèves ». Tout ce bel optimisme fait plaisir à voir, parce qu'en fait, ils ne sont que trois !

La faute à des perturbations sur le RER dans la matinée... alors que l'ateliers se déroule en fin d'après-midi. L'effectif du Microlycée est tellement volatile que dès que y'a un piti truc qui déconne, ça produit de l'absentéisme pour toute la journée. « Tu touches du doigt la difficulté de notre métier », me dit Mathieu. Ah oui, tout à fait. Et même que j'y mets la main jusqu'au coude. Je m'en étais déjà un peu rendu compte sur les deux premières séances. Là, ça me saute à la gorge des yeux. 5 présents il y a quinze jours, 9 la semaine dernière, 3 aujourd'hui. Putain, c'est les montagnes russes ! Et jamais les mêmes personnes, en plus. Ah si, il y a *un* assidu. S'il vient à la quatrième séance, il aura fait le grand chelem, mais ce sera bien le seul. Quel suspense, mes amis, quel suspense.

Clairement, ce public à géométrie (très) variable me complique le boulot. Pas la maîtrise en elle-même. Il y a quelques années, ça m'aurait mis salement dans la merde. Aujourd'hui, j'ai assez de matos de démo pour gérer à peu près n'importe quelle configuration de jeu, de trois à onze joueurs. Hé, c'est que j'ai gratté du pEx au fil des convs. Il n'existe pas de génération spontanée du scénar. J'ai bossé dur pour développer les outils rôlistes dont j'ai besoin pour être efficace dans un maximum de configurations de démo.

Que les élèves se pointent à trois, huit ou douze, pas de souci : je vais pouvoir les occuper. Mais cela me semble un peu faible dans le cadre d'un atelier de découverte. Je veux dire, on ne me paie pas à faire le babysitter. Je ne viens pas simplement divertir, comme je peux le faire lorsqu'on loue mes services pour un anniversaire. Avec mes quatre fois deux heures d'atelier, je m'inscris dans une démarche d'apprentissage du hobby. Le format m'autorise à être plus ambitieux que pour une animation standard. J'ai la possibilité de pousser un peu l'initiation, ce serait ballot de ne pas en profiter.

Sauf que pour le faire bien, il faudrait que je puisse établir un programme et m'y tenir. Or ce n'est pas possible si je ne sais pas d'une séance sur l'autre combien j'aurai de présents. En l'état actuel des choses, j'en suis réduit à du bricolage au jour le jour et c'est un peu frustrant. Les conditions de jeu sont super (j'ai une salle de cours pour moi tout seul, deux si je veux), le nombre d'heures plus que confortable, mais l'intendance ne suit pas. Rhâââ, ça me criiiispe ! Et encore, je ne viens que pour poser du jeu de rôle dans le cadre d'un atelier de découverte. Zéro enjeu scolaire. Mathieu, lui, prépare ses élèves au Bac. Je ne l'envie pas, putain.

En cas d'affluence, j'avais prévu de le mobiliser en tant que second meneur, mais vu qu'on est en petit comité, je réduis la voilure et m'en tiens à mon programme perso : un Not another slasher movie à quatre joueurs, les trois élèves + Mathieu. L'idée est de dépasser le flash pour se lancer dans le court (une seule partie sur toute la séance, cette fois). Les séances précédentes ayant été plutôt orientées jeu, je voudrais aussi appuyer un peu le côté rôle. En clair, il s'agirait de dépasser le stade de l'initiation pure pour passer level 2.

Allez, trêve de bavardages, on s'y met. Je briefe et on joue. Partie super sympa ! Comme il y a bien longtemps que je n'ai mené NASM, j'ai de la fraîcheur. Par ailleurs, c'est la seconde (et pour l'un d'entre eux, la troisième) fois que ces trois joueurs s'assoient à ma table. Du coup, je cerne mieux leur profil ludique. Y'a de fortes disparités d'ailleurs, avec un effet tête et queue assez marqué. Avec quatre joueurs seulement à table, j'ai le temps de travailler à réduire (un peu) le delta. Je m'appuie autant que possible sur Mathieu, vieux routard qui montre l'exemple, et la mayonnaise prend bien. On gratte même un petit quart d'heure en fin de séance, après la sonnerie, pour boucler le climax, preuve que les joueurs accrochent. Clairement, la meilleure parties que j'aie menée jusque là au Microlycée. Le challenge maintenant, c'est de faire au moins aussi bien la prochaine fois, dans quinze jours. Vu que ce sera un quickshot, y'a du boulot.

En sortant, comme on est le troisième mardi du moi, j'enchaîne avec une Rencontre opalienne aux Caves Alliées. Deux démos dans des conditions un poil difficiles (pas mal de monde, beaucoup de brouhaha). Un Overlord très très cool, suivi d'un Dracula un chouïa plus rock'n'roll. Huit joueurs aux Caves, ce n'est jamais très raisonnable. Une grosse mais bonne journée.



Quatrième séance

« Alors aujourd'hui, on invente un exercice, on le fait et on le corrige ! ». Enfin, en théorie. Mon idée depuis le départ, c'est-à-dire depuis avant la première séance, est de terminer mon atelier rôliste sur un petit quickshot Zéro en deux heures. C'est très gérable. En playtest dans ma cuisine, je les boucle en soixante minutes, voire quarante-cinq. Sauf que je ne suis pas en playtest, mais en animation, pas dans ma cuisine, mais dans un lycée, pas avec la dream team, mais avec des noobs. Ça change un peu tout.

Et faut être honnête, là comme ça, le quickshot, je ne le sens pas. Aujourd'hui, il y a cinq joueurs, dont une majorité d'habitués. Loïs a fait le grand chelem, il était présent à toutes les séances et c'est le seul. Spéciale dédicace, gars. Victoria et Clémence en sont à leur troisième. Céline et Mehdi à leur seconde seulement. Et là, clairement, ce n'est pas assez : il leur faudrait un peu plus de bouteille pour brainstormer efficace. Sans compter qu'il y a de tout à cette table, du gros déconneur doucement relou à la pure timide. Vache de vache, c'est le grand écart. Comme d'hab, en fait.

Rhâââ.
Gnééé.
Chiotte.
Ça se goupille mal.

OK, laisse béton le quickshot. J'avais l'intention de sortir mon plan Paradise lake, je le remets dans mon slip. À la place, un Patchwork, scénar tout nouveau tout beau, qui a l'intérêt d'être proche du format quickshot. La partie s'ouvre par un brainstorming, mais dans un cadre assez précis. Pas de la vraie impro, mais ça y ressemble pas mal. Un ersatz, on va dire, qui a l'avantage d'être plus accessible qu'un quickshot pur. Pour moi, ça reste un petit peu casse-gueule parce que 1/ il ne s'agit que de ma deuxième partie (la troisième en fait car je l'ai écrit à partir d'un quickshot) et 2/ je ne l'ai jamais mené à plus de quatre joueurs. Or là, avec Mathieu que je ne veux pas laisser spectateur (c'est toujours moins cool que de jouer, et puis ça m'arrange d'avoir un joueur expérimenté dans le cast), j'en ai six. C'pas grave, je me lance. Faut savoir mener dangereusement.

Je ne vais faire de compte rendu détaillé. Pour être exact, je l'ai écrit pour garder la trace de la fiction, mais comme pour mes deux parties précédentes, ne le publierai pas de suite. Je veux éviter de spoiler ce scénar car je vais sans doute le mener en convention dans le courant de l'année. Je dirais simplement que la partie fut plutôt cool, malgré que six joueurs (dont cinq noobs), c'était un peu beaucoup. Quand même, on a eu du fun. Ah bon sang, ce scénario est barré juste comme j'aime !

Allez, petit bilan de cette première expérience en milieu scolaire. Comme je le disais à Mathieu lorsque nous en avons parlé après notre dernière partie, j'ai trouvé ça hyper intéressant parce qu'assez ardu. J'ai l'habitude des contraintes de maîtrise. Pas qu'on me mette le couteau sous la gorge, mais mener aux Caves Alliées, à Geekopolis ou à la Japan n'est pas toujours simple. La combo brouhaha + noobs + alcool (parfois) est loin d'être idéale, pour dire le moins. Or là, et c'est ce que je trouve intéressant, je découvre de nouvelles contraintes, liées à la structure qui m'accueille. Je mets de côté la question de la volatilité de l'effectif, énôôôrme contrainte dont j'ai déjà causé en long en large et en travers.

Comme je l'ai expliqué en introduction, je n'avais d'autre objectif que de montrer ce qu'était un JdR, en l'occurrence le mien. Je ne l'utilisais pas comme support d'apprentissage et ne donnais pas non plus de notes. On jouait pour jouer et c'est top. N'empêche qu'on reste dans le cadre de l'école, assez différent de celui des convs. En conv, tu trouves facilement à remplir ta table avec des gens venus pour jouer et qui aiment beaucoup ça. Au Microlycée, c'était loin d'être le cas. Bon, ce n'était pas une nouveauté pour moi, vu que je mène dans des bars est des events transmédia. Le public, très mélangé, n'y est pas forcément plus réceptif. Sauf qu'aux Caves Alliées, au Dernier Bar ou à Cidre & Dragon, les gens sont en mode détente. Y'a bien que les tabergistes, les orgas et les démonstrateurs tels que moi qui bossent. Les autres sont là pour prendre du bon temps avec leurs amis.

Au Microlycée, j'ai mené dans une salle de classe, durant les horaires des cours, dans le cadre d'une activité encadrée et (semi) contrainte, qui plus est avec un prof à ma table. Qu'on le veuille ou non, ça ne pose pas le jeu sur les mêmes bases. Du coup, j'ai appris plein de trucs. Pas du tout sûr que j'aie été significativement meilleur à la quatrième séance qu'à la première (j'étais plus détendu en tout cas), mais j'ai gratté du pEx. Il va me falloir un certain temps pour décanter tout ça et en tirer les leçons qui s'imposent. Par contre, je peux d'ores et déjà affirmer que je suis partant pour une deuxième saison. En dehors de toute question financière, j'entends. C'est une évidence que je n'ai pas les moyens de cracher sur des animes rémunérées, mais y'a pas que ça.

Je découvre des conditions de jeu et un public spécifiques. Comme toujours, ça m'interpelle. Durant ces quatre séances, je ne pense pas avoir démérité. J'ai tenu mes huit heures sans plantage, ce qui est déjà cool, mais je vois bien que j'ai une marge de progression. Y'a du challenge et ça me stimule. Je sens mes neurones qui bougent dans tous les sens, ça me fait des guilis rigolos dans le dedans de mon cerveau. C'est tout plein festif. Comme le dit Annie Cordy, cette immense poétesse des temps modernes, « Moi, j'aime ça quand ça fait ding ding ding di-gue-ding comme une samba ».



*



Remerciements

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  #56  
Vieux 29/03/2016, 11h05
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5 animations en médiathèque – Lillebonne – mars 2016



Des gorilles dans la brume ? Que nenni, du JdR au milieu des bouquins.
photo Chrystel Hue pour la médiathèque de Lillebonne



Le réseau rôliste existe, David Vincent, euh nan Johan Scipion, l'a vu. Vincent justement, que je connais depuis la CJDRA (vache, ça commence à faire un bail), a une sœur bibliothécaire, Audrey. En recherche d'une animation dans le cadre d'une thématique sur la couleur rouge, elle me propose de venir dans ses locaux mener des parties de mon jeu. Moi tout de suite, je dis oui. Rouge > sang > gore > films d'horreur > Sombre, le raisonnement me paraît sans faille.

Je débarque donc avec armes et bagages en Seine-Maritime, fais un petit crochet par Le Havre (qui me permet de taper la discute avec Christophe, un gars over sympa et qui kiffe bien Sombre), puis m'en vais poser du jeu à la médiathèque de Lillebonne. Super équipement. À l'extérieur, ça ne paie pas mine. Dedans, le bâtiment a la classe. C'est pas dur, pendant toute la journée, je me suis cru dans la bibli de The Breakfast Club, en vachement plus grand. L'hallu.

Je ne suis pas le seul à animer, il y a aussi un calligraphe, qui avance sur la voie du chemin de la route de l'humilité, option art contemporain. Ouloulou, ça rigole carrément pas. Moi à côté, je fais dans le jeune et fun, as usual. L'éclate horrifique, m'voyez. Pas tout à fait la même approche. Chacun son style, on va dire. Du coup, je migre. On m'avait d'abord installé en section adulte, sauf qu'à force de brailler sur les joueurs (des joueuses surtout, en fait) pour les faire flipper (une jump scare dans le silence feutré d'une bibli, ça pète bien), ça bousculait un poil la zénitude calligraphique. Pô grave du tout, à l'étage, au fond de la discothèque, c'est bien aussi.

Au total, j'enchaîne cinq parties dans la journée, du Grimmies, de l'Overlord et du Camlann. Cinq bonnes parties, la dernière un peu speed parce que je commençais à être bien rincé et qu'il fallait que j'attrape mon train. Une démo à sens unique d'ailleurs : j'ai dû réussir deux jets de dés en vingt minutes et me suis fait poutrer bien comme il faut.

Merci à toute l'équipe de la médiathèque (Audrey, Valérie, Chrystel, Pascale et les autres, dont les prénoms m'échappent) pour l'accueil convivial et chaleureux. Merci en particulier à Vincent pour la mise en relation, à Audrey pour l'invitation et l'orga, et à Chrystel pour l'hébergement. Ce fut une journée bien bien cool.



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  #57  
Vieux 04/04/2016, 13h36
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12 démos à Orc'idée – avril 2016 – Lausanne



Donc si je mets mon gros doigt là, pof on voit plus rien. C'est magique !
photo Stéphane Gallay



Ah mais oui, ah mais oui, râââh m-a-i-s OUIIII ! Cinquième week-end de conv en un mois et demi et je suis toujours vivant ! Les RRX, le Salon Fantastique, Ludesco, Lillebonne et maintenant Orc'idée. Deuxième voyage en Suisse ce mois-ci et deuxième fois que je viens à Orc'idée. L'année dernière, gros carton. Cette année, la même. Bon sang mais que cette conv est ultra cool !

Aux manettes Sombres, le Dynamic Duo du JdR, Gap et Johan. Les mêmes qu'à Ludesco il y a trois semaines et qu'à Orc'idée en 2015. Gap tient le stand, renseigne, recrute et assure les démos longues (un House en nuit de samedi + un Bring me sun en matinée du dimanche, suivi de quelques parties flash). Pendant ce temps, Johan dépote de la démo Zéro non-stop. Neuf le samedi, quand même. Pas loin de treize heures de boulot, avec cinq minutes de pause à midi pour avaler un bout de pizza debout sur le stand. Arrivé vers 10h30, reparti à près de minuit. Rincé de chez rincé. Rebelote le lendemain, mais avec trois parties seulement. Le dimanche est toujours plus calme, et puis j'ai un train à prendre. Au total, une douzaine de démos, dont la plupart furent très très bonnes. Super content, Johan.

Sur le tas, une moitié d'Overlord, avec quelques trucs plus exotiques à côté, un Grimmies, un Dracula à huit joueurs (hyper prometteur bon sang, je crois que je tiens le bon bout niveau équilibrage ! C'était en fait tout bêtement une question de placement), deux Camlann très sympas, un Chombre et même un Toy scary avant de remballer le dimanche. Que d'ailleurs, je regrette. J'étais sur les rotules, il y avait longtemps que je n'avais pas mené ce scénar, j'aurai dû me rabattre sur un autre. Trop fatigué, trop concentré sur la gestion technique, je me suis laissé déborder par un joueur, dont il aurait fallu que je tempère l'enthousiasme.

Un peu dommage de terminer là-dessus, d'autant que la partie précédente fut tout bonnement exceptionnelle. Un super Overlord, hyper fluide et dynamique, avec un crescendo comme j'aimerais en réussir plus souvent. Excellent flow, putain ! D'autant plus remarquable qu'il n'y avait que quatre joueurs, ce qui est parfois un peu juste pour ce scénar. On n'était pas non plus aidé par leurs profils ludiques très hétéroclites : un père de famille qui avait décroché du JdR il y a quinze ans, deux ados débutants (ses enfants), un joueur expérimenté. Mais la mayonnaise a bien pris et on a été très correctement servis par les dés. Allez, on va dire que ma dernière partie, c'était celle-là !

Énôôôrme merci à Gap, mon fidèle side-kick. Ou ne serait-ce pas l'inverse ? Qui de nous deux est Batman ? Et qui est Robin ? Vu qu'il y en a un qui doit se cogner le slip vert et l'épilation des guiboles, la question est cruciale. Merci également aux orgas, notamment Vincent (le géant vert), Clément, Thalie et Laurent. Sérieux, cordialité, efficacité, rien que du bonheur. Un très chaleureux merci à Magali et Vincent (l'autre Vincent) pour l'accueil, l'hébergement et les divers véhiculages.

Enfin, spéciale dédicace aux kopaings parce que ce fut bien cool de causer avec vous entre deux démos ou autour d'un bol de corn flakes. Yann (à gauche, non à droite, non tout droit, ah non en fait, c'était à gauche), Jérémie (fusion des hémipénis !) et Daniel (une demi-dure vaut-elle deux demi-molles ?). Puis aussi Jérôme, Coralie, Olivier et l'inoxydable Tonton Alias, auquel j'emprunte d'ailleurs la photo qui illustre ce compte rendu. Enfin, Marc et Lionel (48 heures par jour, pas une de sommeil), nos aimables voisins de chez-Smith-en-face.

Le week-end prochain, je rempile avec le Festival des Mondes de l'Imaginaire à Montrouge. Deux après-midi de démos non-stop pour clore mon looong tunnel de convs. Ça va être fun, ça va être jeune, ça va dépoter du TPK par paquets de douze. Pis ensuite, j'hiberne six mois. Minimum.



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  #58  
Vieux 05/04/2016, 13h53
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Il y aura du Sombre ce week-end au Festival des Mondes de l'Imaginaire à Montrouge.






Démos non-stop en après-midi de samedi et de dimanche.

Venez nombreux mourir à ma table. Ça va être fun, je vous le garantis.
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  #59  
Vieux 06/04/2016, 07h00
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Nouvelle contrepartie Sombre sur Tipeee.






Les mécènes de Sombre sur Tipeee ont reçu leur contrepartie d'avril, qui amalgame deux comptes rendus : un quickshot Zéro ambiance pulp horrifique, façon Indy vs Yig, et le crash test d'un scénario d'horreur gothique à paraître dans Sombre 7. J'ai mené le premier à la fin de l'année dernière, le second début 2016.

La prochaine contrepartie, à venir en mai (ou peut-être même fin avril car je suis en bonne voie de l'avoir bouclée), sera un looong compte rendu d'une partie pourtant courte, improvisée en Zéro. Un quickshot sur lequel j'ai *beaucoup* à dire car il nous a bien remués, mes joueurs et moi.


Stay tuned.



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  #60  
Vieux 11/04/2016, 10h22
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12 démos au Festival des Mondes de l'Imaginaire – avril 2016 – Montrouge



Au bout du tunnel de convs, il fait toujours Sombre.
photo Poulpy



RâââhputaindenomdeDieudetamèreensplip ! Six conventions en huit week-ends, ce pur truc de ouf malade. J'avoue, ça pique un peu. Heureusement que je finis sur le Festival des Mondes de l'Imaginaire (l'autre FMI) parce qu'après la Suisse, la Normandie et la re-Suisse, je ne me voyais pas boucler à nouveau mes valises. Sur les rotules, le petit père Johan. L'avantage avec le FMI est que je joue (enfin, mène) quasi à domicile. Les convs à quelques stations de Métro, ça me change la vie.

C'était ma première année et j'ai été enchanté. Les cultures de l'imaginaire en force, de la littérature, du JdR, du platal, de la fig, you name it. Le tout dans un lieu grandiose, limite trop. Grosse surface, mais segmentée sur plein de niveaux avec des escaliers à rallonge. Pas le plus facile pour circuler. Car oui, les plafonds à la française, c'est clâââsse, mais ça a le défaut de faire des étages de quatre mètres de haut. Heureusement, y'a un ascenseur qui fait ting (environ une fois toutes les deux minutes).

Initialement, on m'avait réservé une table au second, mais je préfère migrer vers le sous-sol. Je veux dire, mon jeu s'appelle Sombre. En vrai, c'est surtout qu'au niveau - 1, y'a tous les kopaings : Opale, la Ligue Ludique, le véléda magique. Autant être à côté du pôle de recrutement rôliste, que je réfléchis dans le dedans de l'intérieur de mon cerveau. J'ai tout de même gratté un peu de pEx en douze années de convs. Poulpy, un Casusien ultra sympa, m'aide à rapatrier mes chaises du second. Je réquisitionne une table tranquille un peu à l'écart, dans les vestiaires, et me mets au boulot.

Ma table n'a pas désempli du week-end. Deux bonnes grosses aprèmes de Sombre. Six parties le samedi, autant le dimanche. Pas eu le temps de me poser plus de cinq minutes entre chaque. Manger puis digérer en pointillés, c'est tout un art, dans lequel je commence à devenir hyper bon. Johan, grand maître international du demi-sandwich mâchouillé vite fait.

Douze bonnes parties. J'ai tourné sur mes scénarios les plus accessibles car le public était très mélangé. Des rôlistes avertis, mais aussi plein de noobs et pas mal de familles. Une ribambelle de gamins à ma table sur ces deux jours. Sympa comme tout. Du coup, trois Camlann. Au premier, je me fais méchamment poutrer : quatre survivants sur cinq. Au second, c'est un peu moins pire, mais pas de beaucoup. Au troisième, c'est enfin moi qui poutre bien comme il faut. Faut juste s'entêter, moi je dis. ^^

Mention spéciale au dernier Overlord du festoche : table complète, six joueurs, deux adultes et quatre enfants, tous autour de dix ans. Super partie ! Dynamique et fun, ultra plaisante à mener. Également ce week-end, deux Dracula vachement intéressants. Sept joueurs à chaque fois. Je crois bien que là vraiment, je tiens le bon bout niveau équilibrage. Pas tout à fait carré (j'hésite encore sur la procédure de placement), mais ça commence à sentir vachement bon, ce qui me met la banane.


Merci à tous les gens du Festival et en particulier à Serge, qui a géré toute mon orga en amont de l'event, ainsi qu'aux potes d'Opale et de la Ligue pour l'encadrement sur place. Vous avez grave assuré. Mon FMI 2016 fut un grand cru et c'est grâce à vous. Il me tarde de remettre le couvert en 2017.


Ma prochaine animation (hors IRL Opale), ce sera pour le dimanche 15 mai, dans un bar du côté de Bastille. Cornaqué par un coach timidité, j'y mènerai du Sombre dans le cadre d'une après-midi jeux de société entre timides. Oui, parfaitement. J'ai pas de limites. Et d'ici là, repos ? Que nenni ! Enfin si quand même, deux jours. J'ai *vraiment* besoin de souffler un peu. Ensuite, back in business : écriture et playstest. Sombre 6 ne va pas se faire tout seul, n'est-ce pas.



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